Marina Tsvetaieva, Le Ciel brûle, Poésie, 1999

Le ciel brûle
Rivale, un jour je te viendrai ;
La nuit plutôt, au clair de lune,
Quand dans l’étang crie le crapaud,
Et quand délire la pitié.

Et, attendrie par le battement
Jaloux de tes paupières,
Je te dirai : je ne suis pas,
Je suis un songe et tu me rêves.

Et je dirai- console-moi,
Mon coeur blessé se tord,
Et je dirai- le vent est frais,
Le ciel brûle d’étoiles

Marina Tsvetaieva, Le Ciel brûle, poèmes traduits du russe, 1999