Bonne mine

Paul a bonne mine, le visage enjoué et un large sourire, le regard clair et admiratif, le corps fin et la démarche sûre et droite. Il parle avec assurance. Il écoute très attentivement ce qu’on lui dit, et il boit les paroles de ses interlocuteurs. Ce n’est pas quelqu’un de grossier, au contraire, il a de très bonne manières. Lorsque l’on lui raconte une nouvelle, il croit l’orateur sur parole et ne perd pas une miette de ce qu’on lui dit. Même si le récit est invraisemblable, il ne songe pas une seconde que c’est un mensonge. Certains en abusent parfois, comme lorsque des personnes peu fréquentables lui demandent des services en lui promettant qu’ils le lui rendront, il s’exécute même si chacun sait que ces gens se moquent de lui. La possibilité qu’ils lui mentent ne lui traverse même pas l’esprit. De prime abord, on pourrait penser qu’il fait preuve d’une extrême bonté mais ce n’est pas le cas. Quant à lui, on n’écoute que très peu ce qu’il raconte car ce sont souvent de fausses histoires que lui pense être vraies. Il faut aussi dire qu’il ne fait pas preuve d’une intelligence hors du commun. Il agit sans réfléchir et, à la fin de l’histoire, il est souvent perdant. Mais il est une chose qu’on ne peut lui reprocher : sa joie de vivre. Il est joyeux, impulsif, audacieux, affable. Il est Naïf.

Sa ka maché

Félix-Nathalie a le teint mat, le visage et le haut de son front rongé par la calvitie, le regard doux et rieur, les épaules droites, l’estomac gonflé par les bières bues entre copains, la démarche lente mais assurée. Il parle très fort : quand il est au téléphone dans la rue, on se sent concerné par la discussion, personne ne veut l’écouter mais tout le monde l’entend. Il boit du rhum, il a l’alcool joyeux ; il boit beaucoup, mais jamais trop. Il aime la musique. En voiture, il ne peut s’empêcher de marquer les rythmes en tapotant sur le volant. Il danse en soirée sur tout type de musiques, il a le rythme dans la peau. Il aime beaucoup les femmes : il sait les charmer mais elles ne lui font pas confiance. D’où il vient, il connaît tout le monde et tout le monde le connaît. Il fait la sieste après chaque repas sur son hamac au frais du vent. Il ne faut pas le brusquer : avec lui c’est doucement le matin et tranquillement l’après-midi. S’il a du retard, et il en a souvent, vous le verrez trouver un excuse tout droit sortie de son imagination mais qui vous force à lui pardonner, il vous fait un grand sourire et se moque de vous sur votre ponctualité : « tranquille doudou! ».

Il est bon-vivant, posé, dragueur, infidèle, lent, confiant, moqueur, sûr de lui : il se croit irréprochable. Il est antillais.

En question

Ivy a le teint halé, le regard profond et intuitif, le pas assuré à l’allure décidée. Elle est sûre d’elle, elle ne laisse jamais transparaître aucune émotion, aucun sentiment. Elle a les cheveux épais et fournis. Elle ne se remet jamais en question. Elle semble ne jamais commettre d’erreurs. Elle ne doute jamais, ne se méfie pas des autres. Elle est à l’affût des faits et des gestes des autres. Elle pense qu’elle n’a plus rien à apprendre, qu’elle sait déjà tout. Elle part gagnante d’avance. Elle est confiante, déterminée, téméraire. Elle se croit plus forte que les autres. Elle montre aux autres qu’elle maîtrise ce qu’elle fait. Elle est crédible et dérange par son assurance. Elle est imbue de sa personne, prétentieuse, arrogante et ne doute pas un instant de son aspect. Elle est frôleuse, charmeuse, cassante, désarmante, touchante et ardente.
Elle a confiance en elle.

Célèbre à tout prix

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 Jane a le teint pâle, les traits du visage tirés, ses grands yeux creusés trahissent la fatigue des dernières semaines. Elle n’a que la peau sur les os, ses mains délicates telle de la porcelaine semblent pouvoir se briser à tout instant et pourtant ses doigts, d’une maigreur squelettique, s’agitent frénétiquement sur l’écran de son téléphone. Aspirée par la lueur blafarde de son écran, Jane se noie dans cette petite fenêtre ouverte sur ce monde virtuel, superficiel.

Toute la journée elle scrute sur internet si d’autres sont « plus belles » qu’elle, telle la reine des contes de Grimm, regardant ce téléphone comme si sa vie en dépendait et les messages persistants de son agent lui rappelant de faire attention, à sa ligne, à ses fréquentations, à ses vêtements, en attendant son prochain contrat avec une de ces grandes maisons de couture, qui ne veulent que des présentoirs à leurs dernières créations – luxe superficiel et inhumain mais faisant rêver toutes les femmes de la planète jusqu’à la folie.

Jane est heureuse d’être ce que toute femme souhaiterait d’être : une mannequin.

Charles-Edouard

Charles-Edouard se tient droit, le menton relevé, le regard fier et méprisant, les épaules hautes, le ventre serré. Il est habillé d’une chemise blanche et d’une longue veste queue de pie noire descendant jusqu’à ses pieds. Comme un pingouin, il marche droit, jamais de travers et se dandine légèrement. Il parle peu et, quand il ouvre la bouche, c’est soit pour y déposer un gigantesque cigare soit pour parler de lui à la troisième personne. Il pense qu’il est l’œuvre de Dieu. Il n’a jamais tort et les autres, à ses yeux, n’ont jamais raison. Il ne sort qu’en compagnie de sa cour qui le flatte et lui dit : « Monsieur, sans mentir, si votre allure se rapporte à votre coiffure, vous êtes le Phénix des hôtes de ces lieux ». A ces mots, il sourit discrètement, continue sa marche, sans montrer une trace de satisfaction. Lorsqu’il s’assoit, il croise ses jambes, pose ses deux mains sur ces genoux et fume son cigare. Il est hautain, fier, égoïste, se croit le plus fort, ne pense qu’à lui, ne parle que de lui, bref… il est prétentieux.

Beau

Brayane a le teint frais, la mâchoire bien dessinée, des fossettes quand il sourit, des yeux à en faire fondre plus d’une et un sourire éblouissant. Il est grand, mince et légèrement musclé. Il a la démarche assurée, fière et confiante. Il est toujours au meilleur de sa forme. Il prend une heure à se préparer le matin dont la moitié à s’admirer dans le miroir, il aime se faire attendre.  Lorsqu’on lui parle, il est facile de le détourner d’un sujet, il suffit de lui parler de lui. Il possède toujours son miroir de poche sur lui et il ne manque jamais de se contempler dehors. A ses yeux, il est le plus beau. Personne n’égale sa beauté. Il est le jour, les autres la nuit, il est le soleil et les autres ne sont que de petites étoiles invisibles. Il n’a aucun défaut il se qualifierait secrètement d’ »être parfait », enfin il se le murmure chaque matin en s’admirant. Enfin Brayane est rieur, sportif, stupide, envieux sur les bords, il croit être « l’être parfait ». Il est narcissique.

Moi, moi et toujours moi

Avant d’entamer sa journée d’école, Jean Paul se lève à 6h du matin pour se préparer et se pomponner. Il fait très attention à lui, toujours bien coiffé, pas une mèche de travers, dents toutes blanches pour avoir un sourire éclatant, parfumé de la tête au pied et un visage  couvert de crème pour avoir une peau parfaite. Bien évidement, il doit être extrêmement bien habillé, il veut que toute l’attention soit portée sur lui, il adore se faire remarquer. Jean Paul pense qu’il sait tout, il a toujours une réponse à tout et cela agace souvent les personnes avec qui il parle et discute.

Jean Paul s’admire beaucoup, quand il sort avec ses copains, il veut être le meilleur, le plus beau, le plus intelligent… À chaque coin de  rue où il y a une vitre, un miroir, une vitrine de magasin et qu’il peut se regarder, il s’arrête pour se recoiffer et se complimenter. En revanche, il est très susceptible quand sa famille ou ses copains ne lui portent pas d’attention il, se vexe très rapidement, il déteste être critiqué.

Jean Paul adore se vanter de ce qu’il possède « sa richesse, ses habits… » Il aime parler de son physique, de ses atouts et de ce qu’il a réalisé au cours de sa vie. Quand il parle avec son entourage d’un sujet de conversation, il ramène toujours le sujet à lui pour qu’on parle de lui. Il n’aime pas du tout qu’on le contredise car il pense que c’est lui qui à la bonne réponse, il a l’impression de savoir tout sur tout et d’être supérieur aux autres.

Quand il rentre chez lui, son premier réflexe avant de dire bonjour à sa famille et de se poser devant son fameux miroir dans sa chambre pour se regarder et corriger les petits défauts qui ne lui conviennent pas. Il adore se prendre en photo et aussi qu’on le prenne en photo car il pense que c’est lui la star et qu’il est parfait ! Jean Paul est narcissique.

Fort haut et fort loin

Gaspard a le teint éclatant, le sourire radieux, les yeux verts émeraude dont le regard semble méprisant, les épaules en avant, le bassin large et la démarche assurée. Il parle sans cesse de lui avec assurance, ne pense qu’à sa petite personne et n’écoute jamais autrui car il estime que tout sauf lui est inintéressant. Il parle fort haut pour se faire entendre et crache fort loin en public pour se faire remarquer ce qui fait de lui un homme grossier et immature. Il s’admire le jour et la nuit devant son miroir en se jetant des éloges à tout va. Il tient le milieu en se promenant avec le peu d’amis qu’il lui reste, il se contemple et on le contemple, il parle de soi et on parle de lui, il s’aime et on l’aime : tous se règlent sur lui. Quand il se trouve dans un lieu public, il se croit tout permis et interrompt ceux qui ont la parole : on ne l’interrompt pas, on est de son avis. Si quiconque ose lui faire un reproche sur son physique, il pense qu’on est jaloux et envieux. Il se voit comme la personne que tout le monde doit prendre comme exemple et admirer.                                                                                         Il est gai, grand impatient, susceptible, égocentrique et mystique sur les bords. Il se croit le plus fort et le plus intelligent. Il est prétentieux.

Les blagues

Joseph est bronzé et porte à longueur de journée des lunettes de soleil. Il connaît tout le monde et tout le monde le connaît. Tout au long de la journée, plusieurs personnes le suivent, lui font confiance et, lui, il est toujours devant. Il les aide et les conseille. Il connaît beaucoup de choses. Il connaît plein d’histoires et il aime faire des blagues. Mais certains jours il nous emmène dans des endroits pas très rassurants. Il peut être bourru et parfois pas très patient avec certaines personnes. Il s’habille toujours de la même façon. Il peut aussi être très sévère. Il est moniteur de ski.

Jacques

Jacques a le teint gris et des yeux perçants malgré son air fatigué. Il a de grosses joues avec un nez rouge. Il est vêtu de manière sophistiquée et chic.

Son nez rouge vient du vin qu’il boit et ses joues de l’accumulation de pain et de fromage qu’il engloutit chaque jour. Il est mal poli, direct voire arrogant et condescendant envers les autres. Il se sent obligé d’allumer sa cigarette et de déranger son entourage avec les odeurs.

Chez lui, ses seules libertés d’expression sont de se plaindre ou de trouver un aspect négatif à chaque bonne chose. Quand à table le débat politique est lancé, il ne laisse personne dire mot car seuls ses propos paraissent sensés. Pour tout dire, il se moque de ce que pensent les autres.

Il aime bien se balader dans sa 2cv et se moquer des passants. Il n’est pas un exemple en matière d’hygiène, ce qui explique son goût prononcé pour le parfum. Pour les touristes , il ne fait aucun effort, c’est à eux de comprendre ce que Jacques dit avec son accent mal prononcé.

Il est hautain, taquin, impatient, râleur, égoïste sur les bords, il se croit du talent et de l’esprit. Il est français.