M comme Martinique, Musculation, Magasins de chaussures et Maladies Mentales

J’aime : Fortnite, les pâtes à la carbonara,  les films d horreurs, disséquer en cours de SVT, Gucci, le rap américain, la Martinique, courir, la NBA, le football, les magasins de chaussures, les gâteaux au chocolat, la plage, la musculation, l’UFC, la vie, les dattes, la Chantilly, les acras de morue, les USA…

Je n’aime pas : les flageolets , les insectes, Donald Trump, les endives,  l’école, les racistes, la mort, la danse classique, les accidents, la pluie, le froid, les maladies mentales, la neige, les Mathématiques, les livres…

Maniaque, désagréable, joyeuse et flemmarde

Contrairement à ce que vous pourriez croire, mon double n’est pas en tous points semblable a moi.

Il est dans l’ensemble, beaucoup moins bien que moi.

Moi,  par exemple, j’ai des rondeurs ce qui ne me dérangent pas quand je suis habillée mais elle, quand elle se regarde dans un miroir en sous-vêtements, elle trouvera toujours les kilos en trop. Moi, je suis maniaque, j’aime être toujours propre. Je prends soin de moi. Elle, pourrait passer une journée sans se doucher si elle ne sortait pas de chez elle. Je suis toujours joyeuse, toujours en train de rire mais elle, elle change rapidement d’humeur, elle est un peu du type lunatique quand quelque chose lui déplaît. Moi ? J’essaye de faire plaisir à chaque personne que j’aime mais elle, nan, elle va souvent refuser de rendre des services et peut même paraître désagréable. Moi je suis franche quand il le faut, elle, elle balance tout ce qu’elle pense quand son énervement prend le dessus sur elle. Elle est jalouse de tout et de tout le monde. Quand quelqu’un va se rapprocher trop proche d’une personne qu’elle aime, elle va devenirs agressive. Moi j’aime bien me déplacer, visiter des expositions ou des musées mais elle aura souvent la flemme de se préparer et rate souvent l’occasion d’y aller. Au final elle le regrettera toujours. 

En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, ces personnes qui se complètent,  moi et elle , elle et moi, nous cohabitons ensemble.

Pas crier

21 mai 1997, ma mère, accompagnée de ma grand mère, se présente devant la maternité. A la fin de l’accouchement, la sage femme après avoir observé ma mère, déclare sur ce ton de moquerie que ma mère n’a pas oublié : encore un enfant sans son père.

Ma grand mère la remercie comme si elle la félicitait, mais moi, me dit ma mère, cette phrase me rend folle, je la réceptionne comme une offense, comme un ingiuria. Alors quand se trouve dans la rue je me mets à gridare (moi: à crier), à crier. Encore un enfant sans père, tu comprends ce que ça veut dire ? Plus doucement per l’amore di Dio, implore Ma mère qui est une femme très éclipsée. Ça veut dire, je bouillais ma chérie je bouillais, ça veut dire que je serais une mère indigne, bien bête. Ça veut dire que tous les commentaires sur toi ma fille, je les accepterai. Ça veut dire que je présenterai toutes les garanties d’une perfecte idiote. Ça veut dire que chaque fois qu’on me dira que mon enfant n’aura pas de père et qu’en plus il faudra lui dire grazie mille avec cet air de femme abandonnée qui me va si bien. Signore Gesù, murmure ma mère la mirade alarmée, plus bas on va t’ouïr. Et moi grida encore plus fort: je m’en fou qu’on m’ouit, je veux pas être la pute de la ville, j’aime mieux faire la bonniche et nettoyer du caca ! Per l’amore dal cielo, me supplique ma mère, ne dit pas ces bêtises. Elle ne m’a même pas proposée à boire, je lui dis révoltée, ni même félicitée, je me ricorde (moi: je me rappelle), je me rappelle brusquement que je souffre d’une bruciatura au pied, brûlure si tu veux, mais ne me rectifie pas chaque mot sinon j’y arriverai jamais.

Alors ma mère pour me pacifier me rappelle à voix susurrée les bénéfices considérables qui m’espèrent si je suis le seul parent de ma fille : je serai la femme la plus heureuse, qu’aucun homme ne pourra me séparer d’elle, que cette enfant me donnera tout son amour et que mon enfant ne sera traumatisé devant aucune scène de ménage. Un an plus tard j’ai croisé cette sage femme avec un enfant qui parlait au téléphone, de pension alimentaire, je l’ai stoppé pour lui dire avec un ton moqueur « encore un enfant sans son père ». Cette femme, ma chérie, est tombée a pic nommé.

 

Q comme Quatorze pieds

Si j’avais de la glu, je collerais le prof à sa chaise.

Si j’avais un tableau, je me mettrais dedans.

Si je voyais Marine le Pen, je la jetterais dans la bouche d’un requin.

Si j’avais un kebab, je le mangerais à la Tour Eiffel.

Si j’avais une amoureuse, je la montrerais au Monde Entier.

Si j’avais quatorze pieds, je courrais plus vite qu’Usain Bolt.

Si j’avais une limousine, je l’aurais brulée.

Si j’avais une  porte, je la claquerais.

Si j’avais un ballon, je partirais sur la Lune.

Si j’étais gilet jaune, je manifesterais au Monde Entier.

Si j’étais footballeur, je marquerais dans mon camp.

Si j’étais Ronaldo, je mangerais des pizzas.

M comme Manga, Manger des pizzas, Malade et Musique

J’aime  les mangas, les jeux, les  duels, dormir, manger, parler des animés, l’école, la classe, ma famille, voir des nouvelles villes, des régions des nouvelles langues, les musées, les tombeaux d’Egypte,  les tablettes de pierre, manger des pizzas, danser…

Je n’aime pas tomber malade,  les disputes, la musique, le sport, le bruit, les personnes qui crient, les personne qui insultent,  les voleurs d’argent, les avions…

 

 

S comme Si j’avais un coeur

Si j’avais de la roche, je le transformerais en sable.

Si j’avais du bronze, je le transformerais en fer.

Si j’avais de l’eau, je le transformerais en vin.

Si j’avais une graine, je le transformerais en arbre.

Si j’avais un chien, je le transformerais en hot-dog.

Si j’avais un poulet, je le transformerais en dinosaure.

Si j’avais un loup, je le transformerais en chien.

Si j’avais un singe, je le transformerais en humain.

Si j’avais un cœur, je le transformerais en sentiment.

Si j’avais mon propre chemin, je le transformerais en no man’s land.

Si j’avais des personnes qui me chérissent, je les transformerais en famille.

Si j’avais l’humanité tout entière comme ennemie, je la transformerais en bain de sang.

Si j’avais ma vie en main, je la mènerais vers les cieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

M comme Musique unique

Si je savais marcher, je saurais courir.

Si j’achetais un livre, j’aurais la connaissance.

Si j’avais un talent, je le donnerais.

Si  j’avais un autre membre, je ne saurais quoi en faire.

Si j’avais un verre d’eau, j’en ferais un lac.

Si j’avais un cadeau, je le donnerais.

Si je savais réfléchir, je saurais faire.

S’il y avait  grève, je me serais amusée toute la journée.

Si j’avais un ami, j’en ferais mon meilleur ami.

Si j’écoutais de la musique, je la rendrais unique.

Si j’avais de l’argent,  j’achèterais le bonheur.

Si je savais lire, je saurais écrire et vice versa.

Si j’avais des ailes, je saurais voler.

Si je pouvais voyager, j’irais sur la lune.

Si j’étais mort, je ne saurais où aller.

Si je marchais sans m’arrêter, j’irais jusqu’à l’au-delà.

Si j’étais le propriétaire d’un terrain de jeux, je passerais la journée à m’amuser en laissant juste les personnes que j’aime entrer.

Si les oiseaux perdaient leurs plumes, je les mettrais sur moi pour prendre mon envol.

Si j’étais un continent, je serais l’Amérique.

Si je devais choisir une destination, j’irais à Hawaï.

Si j’avais la grippe, je resterais enfermée dans ma chambre.

 

 

M comme un Monde au conditionnel

Si j’avais un avion, je me jetterais par l’arrière.

Si j’avais neuf ans, je serais insolent.

Si j’étais un animal, je serais une abeille reine du miel.

Si j’avais un bus volant, je volerais tout droit vers Fortnite.

Si il faisait beau, j’irais me baigner avec Némo.

Si j’avais des amis, j’irais à Tahiti.

Si je savais dessiner, je serais tatoueur.

Si je ne mangeais que des frites, j’aurais l’estomac huileux.

Si j’avais un katana, je serais Ninja.

Si je partais en rampant, je finirais serpent.

C comme avec mes Chaussures

Si j’avais un fromage, je le laisserais par terre pour que les souris passent.

Si je savais me servir de ma fourchette, je saurais manger.

Si je savais me servir d’une machine à écrire, les ordinateurs n’existeraient pas.

Si j’étais belle, je serais élue miss France.

Si j’avais une chaise, je partirais m’assoir dans tous les pays.

Si j’étais un stylo, je pourrais écrire à tous ceux que j’aime.

Si j’étais un super-héros, je pourrais sauver le monde.

Si j’étais présidente, j’aiderais les pauvres à nourrir leur famille.

Si je vivais dans un pays inhabité, j’inviterais tout le monde pour qu’il soit habité.

Si j’étais intelligente, je pourrais inventer la technologie.

Si j’avais des lumières, j’éclairerais la Terre pendant la nuit.

Si j’étais une paire de chaussures, je pourrais écraser les méchants.