Category Archives: Parcours obligé

E comme Enlèvement

Il était trois heures du matin, la pleine lune m’éblouissait. Je venais de me réveiller d’un cauchemar,  j’étais songeur en pensant à ce qui m’était arrivé. Je pensais que c’était à cause du film de la veille même si mon cauchemar n’avait rien à voir.

Or, un soir en rentrant du collège, un groupe de trois personnes m’interpella. Ils semblaient mystérieux, habillés de façon sportive. Ils me proposèrent de m’accompagner chez moi en voiture. Mon sac était lourd, j’étais encore loin de chez moi, je pensais que c’était une bonne idée. J’acceptai de monter avec eux. Le conducteur démarra la voiture et prit un chemin que je ne connaissais pas. Mais je me rendis compte que ces individus ne m’emmenaient pas chez moi mais chez eux. Je restai calme. C’est à ce moment là que l’homme assis à côté de moi me fit avaler un somnifère : je m’endormis tout doucement.

Le lendemain, je me réveillai sur un canapé dans une pièce sombre, une lumière traversait la porte située dans le couloir devant moi. Je me levai, ayant froid,  j’ouvris la porte. Et heureusement pour moi, il n’y avait personne. Ils avaient  sûrement oublié d’éteindre la lumière. Une autre porte était au fond de la pièce mais j’entendais des voix,  je revins dans la pièce sombre et m’endormis.

Trois mois passèrent, les hommes me donnaient une portion de nourriture par jour, c’était très dur. Un jour, l’un d’eux m’informa qu’ils partaient faire des courses, ce qui était un risque pour eux. Car je savais la police était à leur recherche. Ils partirent,  je trouvai un trombone et là je sus que c’était ma seule chance de sortir de là. J’ouvris la porte grâce au trombone, un téléphone était posé sur une table, je pris le téléphone et appelai la police.

C’était un dimanche, j’entendis des sirènes. J’étais heureux  que la police vienne à mon secours. Ils me trouvèrent et je vis pour la première fois depuis trois mois, la lumière du jour. Je me réveillai de mon cauchemar.

A comme Amour

Pierre et Juliette étaient au début de simples voisins qui ne se voyaient qu’à des moments non-voulus. S’ils se rencontraient, ils discutaient, de leurs vies, de leurs activités du moment, mais cela ne durait qu’un court instant et ils vaquaient vite à leurs occupations.

Or un soir, Pierre rencontra par hasard Juliette dans une rue bondée de restaurants et de marchés. Ainsi il décida de faire le premier pas vers elle. Ils discutèrent tout d’abord de la même façon que les autres fois  mais, vite, le sujet terminé, Pierre l’invita dans un restaurant. Face à l’invitation directe de Pierre, Juliette hésita un moment mais finit par accepter. Une fois arrivés au lieu convenu, Pierre essaya de jouer de son charme et de son humour plus qu’approximatif pour passer un moment agréable sans prise de tête. Après cela, ils décidèrent de marcher dans des magasins, puis une fois la nuit tombée, ils rentrèrent chez eux. Mais, cette fois, Pierre voulut inviter Juliette le lendemain. Ayant passé une bonne soirée, Juliette décida d’accepter l’invitation.

Le lendemain, lors d’un soir pluvieux, Pierre et Juliette se rejoignirent dans un excellent restaurant gastronomique. Différentes activités suivirent cela et, à la fin de soirée, ils étaient tous deux présents sur un navire à travers l’eau claire de la Seine, les dernières gouttes d’eau déformaient l’image de la lune se reflétant sur le fleuve. Les derniers éclats de lune allaient refermer la journée qui avait réuni Pierre et Juliette.

Dix ans plus tard, le lever du soleil sonnait l’arrivée du chant des oiseaux. Dans cette prairie, une petite maison, l’image de deux adultes se reflétaient à travers la fenêtre illuminée par l’éclat du jour. Ces deux personnes étaient Pierre et Juliette, ils se remémoraient leur souvenir du passé, leur première rencontre, leurs différents voyages…

Un dimanche soir, la lumière de la lune se reflétait à travers la pierre tombale de Juliette. A côté, se tenait Pierre, assis sur une chaise et tenant un livre de photos à la main. Au fur et à mesure qu’il regardait, un air de nostalgie et de tristesse passait sur son visage. Il se rappelait les moments passés avec son ancienne compagne mais, pour ce soir, il n’aurait que les derniers éclats de la lune qui l’accompagneraient pour les derniers instants de cette journée de nostalgie.

V comme Vague

Un jour, mon oncle Dimitri, mon petit cousin et moi, nous partîmes  en vacances dans un mobile-home  à côté de la mer.

Or, un soir, mon oncle vit une grande vague au loin, alors il appela les secours.  Cinq minutes plus tard, les secours arrivèrent alors nous prîmes vite tous nos bagages et nous sortîmes  rapidement du mobile-home.

Le lendemain, nous allâmes voir notre mobile-home pour savoir dans quel état il était, s’il  était détruit ou juste trempé.  Ouf ! il était juste trempé.

Dix ans passèrent.  Mon oncle, mon petit cousin et moi nous revînmes encore dans le même camp de vacances où nous étions partis dix ans plus tôt.

Un dimanche, comme nous  allions à la piscine,  nous décidâmes  d’aller voir notre ancien mobile-home. En arrivant devant le mobile-home, nous vîmes qu’il était tout neuf, qu’ils avaient tout refait  et que l’intérieur du mobile-home était tout propre.

R comme Récit

Un récit : voilà ce que vous avez à rédiger, mes élèves de 4èmes.  Raconter une histoire, ce n’est pas une mince affaire.  Alors, curieusement, pour vous aider, je vous propose quelques passages obligés, qui suivront les différentes étapes de votre récit : « Il ou elle était… », « Or, un soir », « Le lendemain… », « Dix années passèrent… », « Un dimanche… » Voilà vos cinq paragraphes !

Imaginez deux ou trois personnages, pas plus. Vous pouvez être l’un d’eux.

Quelques mots  en commun et votre imagination vous conduira dans des voies totalement différentes. C’est le pouvoir des mots : combinés de toutes les façons, ils peuvent créer des mondes, des paysages, des drames ou des situations cocasses.

J’ai hâte de vous lire.