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P comme Pâtes ou Pattes

Je rentrais de soirée et j’étais en état d’ébriété. Je voulais donc me détendre, je m’assis sur la chaise et, soudain, je sentis une énorme pression, la chaise commençait à trembler.

Quand je tournai la  tête, je vis une queue longue et pointue qui se dandinait. Sur les pieds de la chaise se formaient des pattes velues et couvertes d’écailles. La créature qui s’était formée sous mes fesses commençait à  se lever et je vis une tête avec deux cornes dessus. L’alarme incendie se déclencha  car la créature avait craché du feu. De la fumée sortit par la cheminée, la maison sentait le brulé et puis, tout à coup, je me réveillai en sursaut et je me rendis compte que les pâtes que j’avais mises à chauffer, brûlaient dans ma cuisine.

C comme Coléoptère

Choses qui énervent :

le bruit de la fourchette qui glisse sur l’assiette, les hypocrites qui parlent dans le dos des gens, les personnes qui parlent la bouche pleine, le fait qu’on me dérange pendant que je fais mes devoirs, quand on m’appelle et que finalement il n’y a rien, les gens qui insultent…

Choses qui me rendent heureux :

vivre, la nourriture, les surprises, sortir avec ses amis, discuter avec des gens mûrs…

Choses qui font réfléchir :

les coccinelles sont des coléoptères, la vie est un beau mensonge et la mort une triste réalité, il ne faut pas courir après la bonne personne puisqu’elle ne s’enfuira pas, vous n’avez jamais vu votre vrai visage juste des reflets et des photos, vous ne pouvez pas lécher votre coude…

Choses qui fatiguent:

le sport, le travail, dormir trop longtemps, se faire réveiller pour rien, les menteurs…

Choses qui sont rouges:

le sang, les cerises, le blason du collège, les tomates, les extincteurs…

Sa voix si calme, si grave

Le froid me piquait la peau, c’était peut-être lui qui me mettait les larmes aux yeux, ou alors c’était le grand soleil, quelque chose de vif et d’éblouissant en tout cas, qui venait chercher quelques larmes au fond de moi, je jure pourtant que j’étais pas triste, vraiment, ce serait trop simple de dire que les larmes ne concernent que les gens tristes, mais le geste que j’ai fait pour essuyer les larmes du revers de ma main glacée, (parce que je ne mets jamais de gants, je crois que j’aime voir mes doigts rougis par le froid, ça fait des mains plus fragiles, plus vivantes), ce geste-là, donc, je m’en souviens, m’a fait du bien, c’était un geste qui avait en lui de la force, un geste qui me donnait à la fois de la rage et du courage, alors j’ai sorti mon téléphone de ma poche et j’ai enfin osé composer le numéro que je connaissais par cœur, depuis un an exactement.
Ce numéro me rappelait l’hiver. Non pas la froideur enivrante, mais bel et bien la chaleur réconfortante des fêtes de fin d’année. Cette personne à qui appartenait ce numéro possédait  des yeux d’un bleu si clair qu’ils me rappelaient la beauté éphémère d’un flocon. J’aimais la contempler pendant des heures sans jamais me lasser. Malgré mon coeur qui était devenu de glace, peu à peu le souvenir de l’amour et la joie de vivre que dégageait cette personne l’avaient fait fondre.
Un jour elle m’avait dit que chaque bonne chose avait une fin, que chaque flocon finissait par fondre. Au début, je ne comprenais pas cette phrase…
Mais, un jour alors que comme je faisais ma promenade habituelle sous cet or blanc, je l’ai vue inerte, allongée sur le sol. A la simple vue de ses larmes qui avaient gelé, j’ai compris. Ma mère était bel et bien morte, elle était encore plus belle sous cette neige qu’elle adorait tant. J’ai compris la signification de cette maudite phrase qu’elle avait dite.
Les premiers mois ont été durs après sa mort, la neige qui me paraissait si belle et si enivrante m’est apparue dure et froide…
Alors quand j’ai essayé de l’appeler de façon absurde pour me souvenir du bon vieux temps, je suis tombé sur le répondeur, toujours le même, avec sa voix, si grave, si calme, si chaleureuse,  et j’ai pleuré pour la dernière fois.

P comme Place dans l’alphabet

Si j’avais tout l’argent du monde, je le brûlerais pour que tout le monde puisse avoir ce qu’il veut quand il veut.

Si j’étais un géant, je visiterais le monde en une enjambée.et je nagerais dans l’océan.

Si j’étais un lion, je vivrais ma vie comme un roi sans avoir à me préoccuper de quoi que ce soit.

Si je n’avais plus qu’un jour à vivre, je le vivrais tout simplement.

Si j’étais une bouse de vache, j’esssaierais de ne pas tomber plus bas.

Si j’avais mille pommes, j’en mangerais autant que mon corps me le permet.

Si j’avais trois yeux, je regarderais le monde autrement.

Si j’étais une araignée, ma vie ne tiendrait plus qu’à un fil.

Si je pouvais voler, je ne ferais pas comme Icare qui se brûla les ailes en volant trop près du soleil.

Si j’étais une lettre, je me ferais une place dans l’alphabet.

Si je pouvais aller au centre de la terre, alors je serais un dieu.

Si j’ai écrit toutes ces phrases, c’est parce que j’en avais envie.

D comme Dragon bleu

En rentrant  chez moi,  je posai mes  clés comme d’habitude dans l’entrée.  Je chantais, et, en sortant de ma  chambre,  tout d’un coup, à droite,  je vis une chaise  bleue mais je n’y fis pas attention  et j’allai dans le  salon.
J’allumai  la télé,  je regardai  une émission pendant  dix minutes. Ensuite, j’entendis  des bruits  étranges, je me levai,  je marchai vers ma  chambre, je vis la chaise bleue dans le couloir commencer à se déformer. Je  commençais  à me poser des  questions : est ce  que  n’ai  des hallucinations ? Ensuite, je rentrai dans ma chambre, j’avais peur,  je restai pendant   trente  minutes  sur  mon ordinateur. Quand je sortis pour vérifier que la chaise était redevenue normale, je vis la chaise  bleue  s’agrandir de plus en plus et je m’évanouis.
Quand je me réveillai, je me dis  tout cette  histoire n’était  qu’un cauchemar… mais la chaise avait disparu.

C comme Créature inconnue

En arrivant au travail, je pris mon café et j’allai m’assoir sur ma chaise qui avait été cassée pendant la nuit. En m’asseyant, je crus voir deux pattes rouges et oranges dépasser de la chaise. Je me levai en sursaut en fixant la chaise avec stupéfaction. Petit à petit, il me sembla que la chaise faisait  apparaître des mains horribles et une queue venimeuse noire. Je m’évanouis tellement j’avais peur et je ne savais pas si c’était un rêve ou la réalité. Mes collègues de travail appelèrent les pompiers, et je me réveillai en sursaut. Ma femme  était là, assise à coté de moi. Je lui racontai toute l’histoire et elle me dit que j’étais en train de devenir paranoiaque et que tous les soirs je devais prendre des médicaments pour ne pas halluciner.

Cela faisait maintenant deux mois que je n’étais  pas reparti au travail et le médecin m’avaist dit que mon état de santé  allait mieux et que je  pourrais repartir au travail très bientot. Le lendemain matin, j’arrivai  au travail et je découvris la chaise devant mon bureau quand soudain la chaise se mit à faire un bruit très fort. Je me mis aussitôt sous une table par peur que la chaise ne se transforme en une créature inconnue. Et j’avais raison, des cornes noires se mirent à sortir, une queue marron très poilue également. Quelques secondes plus tard, je tombai dans un comas profond, je ne pouvais plus me réveiller en pensant que cette chose allait m’attaquer de nouveau. J’étais tellement effrayé que je ne voulais plus jamais ouvrir les yeux. 

Huit jours plus tard, je me reveillai enfin en n’ayant aucun souvenir de ce qui s’était passé pour que je sois dans cet hopital. Mes parents, ne voulant pas me faire peur, ne me dirent rien en me laissant sans aucune réponse pendant plusieurs années.

P comme Prendre des vacances

Choses qui nous font penser à prendre des vacances

Le moment où l’on rentre de l’école.

Les beaux paysages que l’on voit passer à la télé.

Les valises rangées dans les placards.

Les photos de mes dernières vacances.

Les cris de mon professeur.

 

Choses qui nous font dormir

La douce musique qui se balade dans nos oreilles.

Etre à la plage avec les pieds dans l’eau.

Etre dans le calme absolu.

Avoir le soleil qui caresse la peau.

Ecouter une conversation ennuyeuse.

 

Choses qui nous donnent le sourire

Ecouter une bonne musique.

Un bon gâteau après avoir eu le moral à zéro.

Avoir des places de cinéma pour sortir avec ses amis.

Avoir une nouvelle tablette.

Avoir une bonne note.

 

Choses qui nous ennuient

Sortir faire ses courses quand il pleut.

Etre à une reunion de grandes personnes.

Ecouter la conservation la plus ennuyeuse au monde.

Etre privée de sortie quand il fait beau.

Ne plus avoir de batterie sur son télephone quand on veut passer un coup de fil urgent.

 

Choses qui nous énervent

Etre très malade avant de partir à un rendez-vous important.

Renverser un verre d’eau sur des  papiers importants.

Les personnes qui mangent en faisant du bruit.

Les personnes qui nous énervent jusqu’à se que l’on craque.

Les voisins qui nous réveillent à minuit en faisant des travaux de minuit à trois heures du matin.

F comme Flèche verte et robuste

Je voyais une chaise près de la fenêtre. La trouvant belle, je m’approchai avec délicatesse. Doucement mais sûrement, une chose sortit de la chaise, on aurait dit une flèche verte et robuste. J’avançais avec prudence me demandant si c’était réel. Je fis un pas de plus et je vis bel et bien un dragon sortir de la chaise, l’expulsant par la fenêtre. Le dragon était si gros et si grand que sa tête sortait de la maison. Je ne voyais que le bas de son corps,il faisait deux fois ma taille, il était vert, il avait des ailes immenses et une queue qui faisait la taille de la pièce. Je sortis de la maison en courant. Je ne savais plus quoi faire, il me sembla que le dragon me suivait. Je me retournai : il était vraiment là. Il prit de l’élan, fit un saut de la distance qui nous séparait et, au moment du coup, je me réveillai.

 

D comme Dragon et Danse

Si j’étais une coccinelle, je peindrais le monde en noir et rouge.

Si j’étais un lion, j’irais nager dans le fleuve.

Si j’étais un président, j’irais dormir dans la jungle.

Si j’étais un hippopotame, j’irais m’installer à Paris.

Si j’étais une lettre, je flotterais dans l’eau.

Si j’étais un serpent, je ferais le tour du monde en vélo.

Si j’étais un gorille, je mangerais du kfc.

Si j’étais une chaise, je donnerais des coup de pied à des gens.

Si j’étais un mur, je me transformerais en bouclier.

Si j’étais un stylo, je ferais de la danse.

Si j’étais un carton, je serais incassable.

Si j’étais un dragon, je sauverais le feu.