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Sa voix si calme, si grave

Le froid me piquait la peau, c’était peut-être lui qui me mettait les larmes aux yeux, ou alors c’était le grand soleil, quelque chose de vif et d’éblouissant en tout cas, qui venait chercher quelques larmes au fond de moi, je jure pourtant que j’étais pas triste, vraiment, ce serait trop simple de dire que les larmes ne concernent que les gens tristes, mais le geste que j’ai fait pour essuyer les larmes du revers de ma main glacée, (parce que je ne mets jamais de gants, je crois que j’aime voir mes doigts rougis par le froid, ça fait des mains plus fragiles, plus vivantes), ce geste-là, donc, je m’en souviens, m’a fait du bien, c’était un geste qui avait en lui de la force, un geste qui me donnait à la fois de la rage et du courage, alors j’ai sorti mon téléphone de ma poche et j’ai enfin osé composer le numéro que je connaissais par cœur, depuis un an exactement.
Ce numéro me rappelait l’hiver. Non pas la froideur enivrante, mais bel et bien la chaleur réconfortante des fêtes de fin d’année. Cette personne à qui appartenait ce numéro possédait  des yeux d’un bleu si clair qu’ils me rappelaient la beauté éphémère d’un flocon. J’aimais la contempler pendant des heures sans jamais me lasser. Malgré mon coeur qui était devenu de glace, peu à peu le souvenir de l’amour et la joie de vivre que dégageait cette personne l’avaient fait fondre.
Un jour elle m’avait dit que chaque bonne chose avait une fin, que chaque flocon finissait par fondre. Au début, je ne comprenais pas cette phrase…
Mais, un jour alors que comme je faisais ma promenade habituelle sous cet or blanc, je l’ai vue inerte, allongée sur le sol. A la simple vue de ses larmes qui avaient gelé, j’ai compris. Ma mère était bel et bien morte, elle était encore plus belle sous cette neige qu’elle adorait tant. J’ai compris la signification de cette maudite phrase qu’elle avait dite.
Les premiers mois ont été durs après sa mort, la neige qui me paraissait si belle et si enivrante m’est apparue dure et froide…
Alors quand j’ai essayé de l’appeler de façon absurde pour me souvenir du bon vieux temps, je suis tombé sur le répondeur, toujours le même, avec sa voix, si grave, si calme, si chaleureuse,  et j’ai pleuré pour la dernière fois.

O comme Omelette

Si je rentrais par la porte, je sortirais par le cheminée.

Si j’aimais la plage, j’irais au Bresil.

Si j’écoutais de la musique, je mangerais du steak.

Si j’étais beau, je serais mannequin.

Si j’avais des haricots verts, je les jetterais par terre.

Si j’avais un ballon, je tirerais dedans.

Si j’avais des fleurs, je les offrirais.

Si j’étais un animal, je serais une chauve-souris.

Si j’avais des amis, je partirais à Tahiti.

Si je volais, j’irais dormir dans les nuages.

Si j’avais des oeufs, je ferais une omelette.

Si la fenêtre était ouverte, je sortirais par la fenêtre.

L comme Luc le footballeur

Il était  une fois un jeune garçon qui s’appelait Luc Dupont âgé de 15 ans. Il adorait le foot, c’était le meilleur, le numéro 10. Il était blond aux yeux bleus, plutôt grand. Il avait une jolie copine, elle était brune aux yeux marron, 1m61. Ils s’aimaient beaucoup, ils sortaient tout le temps, au parc, au cinéma, à la piscine.

Or un soir, il allait faire un match de foot, c’était les meilleurs du championnat. Il était un peu stressé, il rentra dans les vestiaires avec tous ses partenaires. Pauline, sa copine, était venue le voir : elle adorait le voir. Il sortait des vestiaires, tout le monde applaudissait. Pfuit ! l’arbitre sifflait le début du match, Luc commençait bien. Corner, ça va très vite, ça arrive sur la tête de Luc. But ! But de Luc,le public est en feu. Mi-temps, les adversaires furieux commençaient à tacler sur Luc. Hou la faute, faute ! Luc restait par terre, silence total dans le stade.

Dix ans passèrent, il était adulte, il était encore avec Pauline mais maintenant marié. Luc était footballeur dans l’équipe de Barcelone. Il était très heureux de son parcours, il gagnait énormément d’argent.

Un dimanche, Luc alla voir sa mère malade. Elle était à l’hôpital depuis deux jours, il était très triste. Le docteur arriva, il demanda à Luc de sortir de la salle. Luc dut patienter deux heures dans la salle d’attente. Le docteur arriva avec des papiers à la main. C’était tragique : il lui annonçait la mort de sa mère. Il appela directement Pauline qui se mit à pleurer.