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Claquettes-Chaussettes

                                                                              De Paris, le 02 février, 2019

Lorsque je suis arrivé dans cette ville où rien ne m’était familier, j’ai été ébloui par cette mode qui m’était inconnue.Les jeunes, de cette ville connue mondialement pour sa mode, étaient tous habillés de la même manière. Seul le nom des  marques varie, parfois. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est l’importance qu’ils attachent à ce qu’ils appellent « la mode », alors que la seule chose qui change, c’est le nom de leur baskets. Chaque  marque en sort une nouvelle paire tous les mois.  En réalité, ils prennent les mêmes, changent les lacets, la couleur, le nom et ils augmentent le prix. Il suffit d’avoir la  paire du mois dernier pour devenir « ringard ».

Les réseaux sociaux et les célébrités influencent grandement la mode des jeunes Parisiens. Lorsqu’un influenceur poste une photo de claquette-chaussette sur les réseaux, le lendemain c’est déjà devenu à la mode et les marques des jeunes sortent leur paires de claquettes-chaussettes. La mode est-elle réellement  devenue qu’un amas de like sur Instagram ?

Jean à Cole, à Berck dans le Pas-de-Calais

 

Hamster et Championne

Contrairement à ce que vous pourriez croire, mon double n’est pas en tous points semblable à moi.

Elle est, dans l’ensemble, beaucoup moins bien que moi.

Moi, par exemple, je suis belle, grande, les joues bombées, les yeux en amande et le regard perçant ; pourtant, face à au miroir de la salle de bain, elle resurgit, le nez plein de boutons, le regard noir, sa tête de hamster, toujours remplie de complexes. Moi, je suis championne de natation mais, elle, elle n’arrive même pas à faire l’ATR. Je suis toujours bienveillante, enjouée et souriante mais, lorsque la nuit a été dure, elle prend le dessus, grincheuse, morose et aussi déprimée qu’un grand-père regardant ses photos de jeunesse. Moi, je suis courageuse, pourtant lorsque je dois parler devant autrui, elle revient avec cette timidité qui la paralyse. Je  suis gentille et toujours prête à aider les personnes dans le besoin mais, elle, elle fait punir son frère quand elle s’ennuie. Moi, j’adore les attractions à sensation mais, elle, elle est paralysée sur un mur d’escalade. Je suis toujours prête à sortir avec des amies mais, elle, elle ne bouge pas ses fesses du canapé le dimanche. Sur le chemin du retour, le vendredi soir, je suis motivée pour finir mes devoirs et pouvoir me reposer le week-end, pourtant, passé la porte de mon appartement, elle revient me submergeant d’un flemme énorme qui m’empêche de tenir un stylo et de rester concentrée sur mes devoirs.

En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, ces deux êtres -moi et elle, elle et moi- qui vivent collées l’une à l’autre, ces deux êtres ne se ressemblent point.

Comme je lui reproche tout le temps de ne pas être comme moi, on se dispute, elle se vexe, elle pleure et je finis par me fâcher, nous n’en finissons pas.