Calembours

En m’ébattant je fais rondeaux en rimes,

Et en rimant bien souvent je m’enrime;

Bref, c’est pitié d’entre nous rimailleurs,

Car vous trouvez assez de rime(s) ailleurs,

Et quand vous plaît mieux que moi rimassez,

Des biens avez et de la rime assez.

(…)

Si vous supplie qu’à ce jeune rimeur

Fassiez voir un jour par sa rime heur

Afin qu’on dise, en prose ou en rimant,

Ce rimailleur qui s’allait enrimant

Tant rimassa, rima et rimonna,

Qu’il connut quel bien par rime on a.

 

Clément Marot, Epître VII au Roi, 1518

 

A la manière de Marot, écrivez une « épitre » à votre mécène (professeur, parent, etc.) pour lui demander d’accepter et de soutenir un trait de votre nature, un don de votre caractère: bavard, rêveur, oublieux, rieur, joueur, taiseux…

Vous construire votre poème sur un mot, à partir duquel vous déclinerez (ou inventerez) des dérivés.

Ex: rêveur, rêver, rêvasser, rêvassant, rêve assez, rêve heur, rêva sans, etc.

 

 

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