M comme Mes Meilleures amies

Un jour, j’ai fait un voyage à Paris avec mes deux meilleures amies. On habitait loin de Paris et pour moi le voyage semblait interminable. Quand nous sommes arrivées, nous avons décidé d’aller manger dans un restaurant pour goûter les spécialités de Paris, ce repas était magique. Le lendemain, nous avont décidé de faire une balade en bateau, le paysage était magnifique, il y avait beaucoup d’arbres de différentes tailles et de différentes couleurs.

R comme Rire interminablement

Manger dans un bateau à Paris, c’est  magique. La vue sur les arbres au bord de la Seine et les monuments qui les entourent rend cette ville splendide. Les oiseaux qui volent autour de la  tour Eiffel et les cygnes qui deploient leurs imposantes ailes et qui plongent dans l’eau, c’est un vrai spectacle. Le soleil qui fait rayonner tout Paris et qui offre une  superbe vue aux visiteurs, c’est un vrai festival. Et, n’oublions pas Molière, qui fait son coup de théâtre et qui fait interminablement rire les spectateurs. Tout Paris est dans la joie !

B comme Boule de Neige

Une boule de neige de longueur n est un poème dont le premier vers est fait d’un mot, le second de deux mots, le trosième de trois mots, etc…. Le nième vers a n lettres. On peut aussi faire fondre la boule de neige : elle grossit jusqu’à n, puis fond pour revenir à un seul mot.

Ici

un petit

atelier d’écriture :

la     boule     de     neige

grossit, grossit, jusqu’à devenir

énorme et renverser tout sur son

passage et puis redescend la

pente pour s’écraser

tout en bas

de    la

page.

Il existe des boules de neige métriques. La plus célèbre est celle des Djinns de Victor Hugo :

Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise,
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit !

La voix plus haute
Semble un grelot.
D’un nain qui saute
C’est le galop.
Il fuit, s’élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d’un flot.

La rumeur approche.
L’écho la redit.
C’est comme la cloche
D’un couvent maudit ;
Comme un bruit de foule,
Qui tonne et qui roule,
Et tantôt s’écroule,
Et tantôt grandit,

Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !… Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l’escalier profond.
Déjà, s’éteint ma lampe,
Et l’ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu’au plafond.

C’est l’essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant !
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau, lourd et rapide,
Volant dans l’espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près ! — Tenons fermée
Cette salle, où nous les narguons.
Quel bruit dehors ! Hideuse armée
De vampires et de dragons !
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu’une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée
Tremble, à déraciner ses gonds !

Cris de l’enfer! voix qui hurle et qui pleure !
L’horrible essaim, poussé par l’aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s’abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle, penchée,
Et l’on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu’il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon.

Prophète ! si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J’irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs !
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d’étincelles,
Et qu’en vain l’ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !

Ils sont passés ! — Leur cohorte
S’envole, et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L’air est plein d’un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés !

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l’on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d’une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d’un vieux toit.

D’étranges syllabes
Nous viennent encor ;
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s’élève
Et l’enfant qui rêve
Fait des rêves d’or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde ;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu’on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s’endort,
C’est la vague
Sur le bord ;
C’est la plainte,
Presque éteinte,
D’une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit…
J’écoute : —
Tout fuit,
Tout passe ;
L’espace
Efface
Le bruit.

Victor Hugo, Les Orientales, 1829