Têtes sur pattes parisiennes

De Paris, la 93 689 467ème seconde depuis mon arrivée sur Terre,

Mes chers camarades de Makémaké, cela fait bientôt trois tours d’orbites terrestres que je suis arrivé sur cette planète. J’ai récemment pris connaissance d’une nouvelle notion « la mode », une notion dont Paris est, de ce qu’on m’a dit, la capitale.

La « mode » de cette ville est vraiment exceptionnelle ; en ces temps froids les « têtes sur pattes » ont sorti leurs plus beaux revêtements. Quoique, le reste du temps, ils portent d’épais tissus avec  des fourrures d’animaux apparemment très poilus, aujourd’hui ils les ont surmontés de magnifiques près du corps fluorescents. Ensuite, lorsque la chaleur solaire a diminué dans le ciel et que le froid commence à bruler mon visage, un restaurant a fait don de certaines de ses chaises et de sa décoration à des passants qui ont par la suite allumé un feu de camp qui m’a permis de faire remonter ma température corporelle. Mais un monsieur en armure bleue et armé d’un jouet qui envoie du caoutchouc m’a ordonné de rentrer chez moi.

Pour mieux comprendre la « mode », j’ai analysé des morceaux d’arbres abattus nommés « magazines ». Vous ne trouvez pas cela merveilleux ? Après des heures de travail, je suis tombé de fatigue les têtes pleines de trous entourés de jean.

Le lendemain, je me suis rendu dans une avenue commerçante pour moi aussi être « cool » ( un autre terme qu’on a appris qui se prononce « coul » ). Un « tête sur pattes », aux cheveux blancs et aux pare-brise noirs contrastants avec sa blancheur,  était dans un des magasines et il recommandait une certaines marque « Gucci ». En entrant dans l’un de ces magasins, j’ai été accueilli par une charmante jeune « tête sur pattes » qui m’a fait essayer des pantalons dont l’un des genoux semblait être absent, des T-shirts aussi simples que blancs, des chaussures en fourrure de lion et des couvre-têtes pour surmonter le tout. Je dois être particulièrement beau sur cette planète puisqu’à chacun de mes essayages, la charmante jeune « tête sur pattes » me complimentait. Cerise sur la Garonne ( une expression typiquement française ), mon costume m’a seulement coûté quelques bouts de papiers violets.

Depuis que je possède ce costume, je ne peux plus faire trois pas sans que  certains jeunes « têtes sur pattes » se moquent de moi. Apparemment un certain « Drake » a sorti une nouvelle collection. Décidément ! Comprendre la mode, c’est tout un art.

Prafanngador aux Makémakéâtres, Makémaké.

 

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