Q comme Quatorze pieds

Si j’avais de la glu, je collerais le prof à sa chaise.

Si j’avais un tableau, je me mettrais dedans.

Si je voyais Marine le Pen, je la jetterais dans la bouche d’un requin.

Si j’avais un kebab, je le mangerais à la Tour Eiffel.

Si j’avais une amoureuse, je la montrerais au Monde Entier.

Si j’avais quatorze pieds, je courrais plus vite qu’Usain Bolt.

Si j’avais une limousine, je l’aurais brulée.

Si j’avais une  porte, je la claquerais.

Si j’avais un ballon, je partirais sur la Lune.

Si j’étais gilet jaune, je manifesterais au Monde Entier.

Si j’étais footballeur, je marquerais dans mon camp.

Si j’étais Ronaldo, je mangerais des pizzas.

C comme la Cimaise et la Fourre

La  cimaise ayant chanté

Tout l’éthylène

Se trouva  fort dépourvue

Quand le bistouri fut venu.

Pas un seul philosophal mormon

De mouise ou de verroterie.

Elle alla crier fanfreluche

Chez la Fourre sa volante,

La priant de lui prêter,

Quelque grandiloquence pour subsister

Jusqu’au salami nul.

Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l’apéritif, folie d’ankylose,

Interligne et prisme.

La Fourre n’est pas prévenante

C’est la sa moindre défiance.

« Que faisiez vous au tendon chauve ?

Dit-elle à cet encart.

– Nuque et Jouvence, à tout venant,

je chantais, ne vous déplaise.

– Vous chantiez ? J’en suis fort aise.

Eh bien ! Dansez maintenant ! »

 

 

 

 

M comme Manga, Manger des pizzas, Malade et Musique

J’aime  les mangas, les jeux, les  duels, dormir, manger, parler des animés, l’école, la classe, ma famille, voir des nouvelles villes, des régions des nouvelles langues, les musées, les tombeaux d’Egypte,  les tablettes de pierre, manger des pizzas, danser…

Je n’aime pas tomber malade,  les disputes, la musique, le sport, le bruit, les personnes qui crient, les personne qui insultent,  les voleurs d’argent, les avions…

 

 

S comme Si j’avais un coeur

Si j’avais de la roche, je le transformerais en sable.

Si j’avais du bronze, je le transformerais en fer.

Si j’avais de l’eau, je le transformerais en vin.

Si j’avais une graine, je le transformerais en arbre.

Si j’avais un chien, je le transformerais en hot-dog.

Si j’avais un poulet, je le transformerais en dinosaure.

Si j’avais un loup, je le transformerais en chien.

Si j’avais un singe, je le transformerais en humain.

Si j’avais un cœur, je le transformerais en sentiment.

Si j’avais mon propre chemin, je le transformerais en no man’s land.

Si j’avais des personnes qui me chérissent, je les transformerais en famille.

Si j’avais l’humanité tout entière comme ennemie, je la transformerais en bain de sang.

Si j’avais ma vie en main, je la mènerais vers les cieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

M comme Musique unique

Si je savais marcher, je saurais courir.

Si j’achetais un livre, j’aurais la connaissance.

Si j’avais un talent, je le donnerais.

Si  j’avais un autre membre, je ne saurais quoi en faire.

Si j’avais un verre d’eau, j’en ferais un lac.

Si j’avais un cadeau, je le donnerais.

Si je savais réfléchir, je saurais faire.

S’il y avait  grève, je me serais amusée toute la journée.

Si j’avais un ami, j’en ferais mon meilleur ami.

Si j’écoutais de la musique, je la rendrais unique.

Si j’avais de l’argent,  j’achèterais le bonheur.

Si je savais lire, je saurais écrire et vice versa.

Si j’avais des ailes, je saurais voler.

Si je pouvais voyager, j’irais sur la lune.

Si j’étais mort, je ne saurais où aller.

Si je marchais sans m’arrêter, j’irais jusqu’à l’au-delà.

Si j’étais le propriétaire d’un terrain de jeux, je passerais la journée à m’amuser en laissant juste les personnes que j’aime entrer.

Si les oiseaux perdaient leurs plumes, je les mettrais sur moi pour prendre mon envol.

Si j’étais un continent, je serais l’Amérique.

Si je devais choisir une destination, j’irais à Hawaï.

Si j’avais la grippe, je resterais enfermée dans ma chambre.

 

 

M comme un Monde au conditionnel

Si j’avais un avion, je me jetterais par l’arrière.

Si j’avais neuf ans, je serais insolent.

Si j’étais un animal, je serais une abeille reine du miel.

Si j’avais un bus volant, je volerais tout droit vers Fortnite.

Si il faisait beau, j’irais me baigner avec Némo.

Si j’avais des amis, j’irais à Tahiti.

Si je savais dessiner, je serais tatoueur.

Si je ne mangeais que des frites, j’aurais l’estomac huileux.

Si j’avais un katana, je serais Ninja.

Si je partais en rampant, je finirais serpent.

C comme avec mes Chaussures

Si j’avais un fromage, je le laisserais par terre pour que les souris passent.

Si je savais me servir de ma fourchette, je saurais manger.

Si je savais me servir d’une machine à écrire, les ordinateurs n’existeraient pas.

Si j’étais belle, je serais élue miss France.

Si j’avais une chaise, je partirais m’assoir dans tous les pays.

Si j’étais un stylo, je pourrais écrire à tous ceux que j’aime.

Si j’étais un super-héros, je pourrais sauver le monde.

Si j’étais présidente, j’aiderais les pauvres à nourrir leur famille.

Si je vivais dans un pays inhabité, j’inviterais tout le monde pour qu’il soit habité.

Si j’étais intelligente, je pourrais inventer la technologie.

Si j’avais des lumières, j’éclairerais la Terre pendant la nuit.

Si j’étais une paire de chaussures, je pourrais écraser les méchants.

Bavarde ou pas

Contrairement à ce que vous pouvez croire mon double n’est pas en tous points semblable à moi. Elle est dans l’ensemble beaucoup mieux  que moi.

Moi par exemple je suis grande, moche et j’ai les cheveux lisses. Elle est petite, belle et a les cheveux bouclés. Je suis méchante, impolie mais pas très bavarde tant dis qu’elle est gentille, aimable, influençable et bavarde. En effet ces deux êtres, moi et elle, elle et moi, qui vivent loin l’une de l’autre ne sont pas pareilles.

Comme je ne suis jamais d’accord avec elle parce que je suis têtue, on se prend toujours la tête, mais comme elle n’a pas confiance en elle, j’ai toujours le dernier mot .

 

Khmar que tu es!

Mes grands-parents, nés en Tunisie, ont transmis à leurs enfants et leurs petits-enfants toutes sortes d’expressions venant du pays.

Un soir, ne sachant pas que nous allions dîner avec eux, je suis allée m’acheter quatre beignets après les cours. Je suis arrivée chez moi, ils étaient déjà là. Mon grand-père s’est rendu compte que je ne mangeais pas beaucoup et, comme il avait appris que j’avais acheté des beignets : « Khmar (imbécile) que tu es ! On n’a pas cuisiné pour rien ! C’est darbaa (cher) la nourriture !

-Tu lui mets la rassra (angoisse), mchi-koubara (la pauvre) ! » intervint ma grand-mère

Pendant ce temps, je m’étouffais car mon grand-père m’obligeait à manger. “Smala, smala (cette expression est utilisée lorsque quelqu’un s’étouffe),  respire », me disait ma mère. J’ai malgré ça réussi à manger toute cette nourriture, qui était chère, je me suis forcée afin d’éviter la colère de mon grand-père.

“Sahalik (tant mieux pour toi), t’as presque tout mangé », ma mère continuait de m’encourager.

Je suis partie dans ma chambre, tentant d’éviter la mort en m’obligeant à manger. Mon grand-père m’a appelée alors pour les desserts et j’ai eu la terrible idée de dire “d’accord”.

Voyant que je ne mangeais pas, il a crié :  “Yatik, retourne dans ta chambre et ne reviens plus!”

C’est ce que j’ai fait, je suis partie dans ma chambre et me suis endormie.