Q comme Qu’attendez vous?

Il est temps de vous bouger

Mettez vos écrans de coté

Arrêtez d’hésiter, croyez en vous

Croyez en vos capacités

Ne laissez pas les autres vous juger

Ne changez pas pour les autres

Profitez de votre famille

Car la famille est un trésor

Tenez  à votre vie, ne la gâchez pas

Tenez  à votre famille, ne l’abandonnez pas

Ne remettez pas tout au lendemain

Faite comme si ce jour était le dernier

Faites en sorte que chaque instant vous rende heureux

Alors ? Qu’attendez vous ?           😉

 

 

 

S comme Sourire

Elle n’avait rien de différent des autres. Mais pour moi, c’était justement cette banalité qui la rendait particulière. Je me souviens : quand j’étais petit,  je la voyais tous les jours sans m’en rendre compte. C’est seulement après qu’elle a disparu de ma vue que je me suis rendu compte de son existence. Elle était très timide et la pauvre ne possédait qu’un seul œil, et c’était en ouvrant sa grande bouche qu’elle laissait passer les chanceux qui possédaient la voiture et  « la clé magique ».

Un jour, une voiture la percuta et lui brisa toutes ses dents qui la protégeaient des intrus ne possédant pas cette « clé magique ». Mais la pauvre s’en est retrouvée démunie et ainsi plusieurs personnes ont violé son intimité. Cela l’a rendue vraiment triste au point où son œil jaune qui s’illuminait à chaque fois qu’elle baillait ne brilla plus. Il fallut plusieurs mois pour que la malheureuse retrouve son sourire éclatant.

Depuis,  cette porte de garage a été changée, je la trouve moins joyeuse.

N comme Notre endroit sombre et rayonnant

Peu éclairé, dans un endroit où tout est caché.

Presque  dans un coin, où plus personne ne veut aller.

Fait d’un bon bois, entouré d’herbe, souvent caché par le soleil. On y passait nos soirées.

On ne regardait pas l’heure, mais on restait presque jusqu’à l’aube. On contemplait la rosée, nous étions étonnés.

Des histoires sorties de nos bouches, des plus farfelues au plus étranges. Quelques unes douces et d’autres qui font peur.

Nous remplissions d’imagination cet endroit lugubre, nous réussissions à éclairer un banc noir avec rien.

Aujourd’hui nous sommes grands et le temps a changé. Morceaux de bois qui n’ont plus aucune valeur.

Nous avons rendu un banc vivant avec notre imagination débordante,  depuis je donne vie à tout ce qui me passe sous la main.

J comme Je vois

En sortant de chez moi

je vois un grand lampadaire

je vois des voitures passer

je vois des enfants avec leur cartable

je vois un immeuble blanc

je vois des parents qui accompagnent leurs enfants à l’école

je vois des petits arbres

je vois une mamie qui promène son chien

je vois des gens faire la queue pour entrer dans le college

je vois des escaliers

je vois des portes blanches

Ah c’est bon je suis arrivé dans la classe

S comme Souvenir

Tout est éphémère, ce que nous sommes, ce que nous mangeons, notre apparence pourtant si importante, les personnes auxquelles nous nous attachons, la valeur des choses, notre corps, notre coeur, même la tristesse et la joie sont éphémères. Seuls les souvenirs restent indélébiles, gravés dans notre cœur, ils nous rappellent le goût qu’avaient nos émotions à un certain temps, nous colorant de mille couleurs. Ils ne nous quittent pas, ils nous raccrochent à ce que nous sommes, à notre vraie nature, ils ne nous démentent pas, et ne nous déforment pas. Eux, nous acceptent tels que nous sommes, pourtant ils ne nous connaissent même pas.

C comme Celui qui contemple la lune

Des personnes toutes aussi différentes les une des autres dans une si petite ville :

Celui qui cherche ses écouteurs
Celui qui contemple la lune
Celui qui est rempli de peur
Celui qui est sans rancune
Celui qui boit son café
Celui qui le renverse
Celui qui réclame la paix
Celui qui en fait la promesse
Celui qui est très pressé
Celui qui observe la nature
Celui qui est très stressé
Celui qui fait de la peinture
Celui qui contemple le soleil
Celui qui cherche de la monnaie
Celui qui s’émerveille
Celui qui n’aime pas partager

P comme Personnages du quotidien

Le ciel est bleu dans la ville même pour :

Celui qui grille le feu rouge
Celui qui traverse sans regarder
Celui qui court pour ne pas être en retard
Celui qui est en avance d’une heure moins le quart
Celui qui laisse tomber un papier par terre
Celui qui ramasse les poubelles
Celui qui va faire les courses tôt le matin
Celui qui fait ses courses à la dernière minute
Celui qui court après le bus pour le rattraper
Celui lit un livre dans le bus
Celui qui dort dans le bus
Celui qui rate sa station
Celui qui donne du pain aux pigeons
Celui qui fait peur aux pigeons
Celui qui va au restaurant avec sa femme
Celui qui va au Mcdo avec ses enfants
Celui qui décrit les personnages en un texte
Celui qui publie un texte sur le Boustrophédon

E comme Ephémère

Je sors de chez moi, la musique résonne dans mes oreilles, le bourdonnement des moteurs les chatouille. Les voitures traversent le pont, les fleurs accompagnent cette traversée mouvementée. L’arrêt de bus héberge pour quelques minutes des inconnues éphémères.

Les arbres laissent tomber leurs feuilles. Le vent frais emporte ce vieux paquet de cookies sur la route, je compte quinze arbres avant d’arriver au passage piéton.

J’ai une vue panoramique sur Tony Parker et Schumann, les adolescents fument, consomment, rigolent et parlent. Une masse de lycéens mélangée avance à l’intérieur du bâtiment. J’aperçois le bâtiment de Noor, je la préviens de ma présence et je l’attends.

J’atteins un croisement, j’observe les maisons qui sont très jolies, il y a un parc, qui malheureusement est fermé. Je vois les rails du TGV, et le pont.

J’arrive au collège, je croise le bâtiment de Tiffany, je dois enlever mes écouteurs (c’est horrible), je vois des gens qui marchent, des personnes qui arrangent leur vélo, les surveillantes qui nous hurlent de rentrer et les voitures passent.

C’est fini.

 

O comme Odeur nauséabonde

En sortant de mon hall d’immeuble, une forte pluie s’abat sur Charenton-le-pont, les escargots sont de sortie, des personnes  courent sous la pluie en essayant de rattraper leur parapluie, d’autres protègent leur coupe de cheveux. Tout ça me fait rire.
Le long  de mon immeuble s’écoule l’eau de pluie.

J’avance le long des rues, je passe devant une boulangerie, une bonne odeur en sort. La pluie continue de tomber, les fleurs en profitent pour prendre des forces, sur ma droite se trouve une grande école blanche mais aussi une maternelle remplie d’enfants qui crient.

J’arrive sur une pente qui descend sur une petite crèche remplie de bambins qui collent leurs bouches à la vitre et passent leurs temps à regarder les personnes qui passent devant eux.

Arrivée sur la rue du collège, je croise quelques personnes que je connais, une odeur nauséabonde se dégage près des arbres aujourd’hui. Un chien fait ses besoins sur les chaussures d’un des garçon assis devant le collège.

Je suis devant le collège, un groupe d’élève tente d’entrer, d’autres y sont déjà parvenus. La sonnerie retentit, le collège va fermer ses portes, je me range en attendant le professeur de sport, celui-ci arrive rapidement. Et nous partons en direction du stade Tony Parker.