M comme Morris

De sa haute taille, elle me dévisage. On peut voir le reflet de sa couleur dans mes yeux. Traversant toutes les saisons, elle reste immuable dans son manteau d’acier. Les affiches de cinéma et de théâtre habillent sa forme circulaire de nouvelles couleurs chaque mois. Au coin de la rue, à côté de l’école primaire, cernée de platanes,  la colonne Morris me donne envie de découvrir chaque semaine de nouveaux films.

C comme Celui du parc de Conflans

Posé au milieu du parc près de l’église et des aires des jeux. Entouré de buissons, de feuillage, d’arbres et d’herbe. Fait d’un bois vieilli dont l’écorce peinte commence à s’en aller. Relaxez-vous sur lui, il vous portera jusqu’à ce que la fatigue s’en aille. Debout au même endroit, il n’est toujours pas lassé de rendre service aux usagés de ce parc sans demander son reste. Sûrement là depuis une cinquantaine d’années, ce vieil homme ne voit pas le temps passer malgré l’usure et les générations qui changent. Toujours fidèle à sa place, sans bouger, il reste là c’est à se demander comment il fait. Il n’est peut être pas très confortable mais incroyablement pratique et même parfois indispensable. Toujours présent qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, il n’arrêtera jamais de rendre service aux plus fatigués ou aux plus rêveurx. Je pense que vous l’aurez sans doutes reconnu, c’est un banc mais pas n’importe quel banc, c’est celui du parc de Conflans.

A comme Abribus

Il nous permet de nous abriter,

en attendant le bus.

Les passagers se mettent en-dessous,

car la pluie et et le froid prennent le dessus.

Posé au milieu du trottoir,

il recueille les passagers prêts à monter dans le bus.

Il en existe plusieurs modèles,

mais sa fonction reste la même.

Il est parfois rempli,

et d’autrefois vide.

Il annonce parfois de bonnes nouvelles,

parfois de moins bonnes.

Mais il reste toujours aussi efficace,

contre les intempéries.

P comme Portail

En métal ou en bois ,

de la couleur que vous souhaitez,

qu’il soit grand ou petit,

il s’ouvre ou se referme à votre demande

presque aussi protecteur qu’un chien,

pendant longtemps

il vous protégera des mauvaises visites, jusqu’à son usure

comme des frères les deux portes du portail ne se quittent pas

Électrique, les voitures y passent toutes seules,

Manuel,  il faut l’ouvrir

Interdit de stationner devant

… sauf s’il vous appartient

Ou bien demander la permission

Et tout se passera bien .

 

 

 

 

P comme…

Il arrive qu’elle tombe par terre et se renverse quand il y a du vent. Le nom de ma rue y est inscrit. Elle est verte et noire et a aussi deux roues. Elle est presque aussi grande que moi. Elle est fabriquée en matière plastique. Un camion vient chaque soir la vider. Ces cousines sont dans toutes les maisons du monde. Elle est installée dans le coin de ma rue. Je lui donne parfois « à manger ». Elle est importante pour garder la ville propre et pour l’environnement.

 

L comme Lampadaire

C’est  un lampadaire tout à fait  banal.

Ce long cylindre vert  forestier dont le sommet est écrasé par une énorme tête.

Cet appareil d’éclairage qui permet aux passants  durant la nuit de pouvoir continuer à se promener sans trop dériver dans le noir absolu.

Sa présence sur tous les lieux  publics ainsi que sur nos routes et autoroutes nous rassure.

Rayure lumineuse contre un mur,  griffures de la lune ? Non, un lampadaire.

Aussi bien dans les rues, les parcs et les jardins, son éclairage nous offre une lueur qui se transforme en réconfort quand la nuit tombe pour ne pas nous laisser dans la pénombre.

B comme à l’air liBre

Avec sa forme rectangulaire et ses quatre pattes pour tenir debout. Multicolore ou jaune, orange, violet, blanc, beige, kaki, rose, rouge… mais en général il est de couleur marron. Il est fait généralement de pierre ou de bois.  C’est un long siège avec ou sans dossier ou sur lequel plusieurs personnes peuvent s’asseoir à la fois. C’est plutôt fait pour se reposer, souffler, ou se détendre selon ses envies. On peut y manger des MacDo, des kebabs, des tacos… ou même  des bonbons, des chocolats, bref un endroit à l’air libre.

 

V comme ma Vie

Aurai-je mon BAC ?

Avec Mentions ?

Aurai-je un beau métier ?

Quel métier aurai-je ?

Vais-je choisir mon métier ?

Vais-je réussir dans ma vie ?

Aurai-je une belle femme ?

Vais-je me marier ?

Aurai-je une belle maison ?

Aurai-je des garçons ?

Aurai-je des filles ?

Vais-je être beau-père ?

Aurai-je un jardin ?

Aurai-je une piscine ?

Aurai-je une baignoire ?

Aurai-je un jacuzzi ?

Serai-je journaliste ?

O serai-je architecte ?

 

U comme Urbaine

C’est la ville urbaine dont je vois chaque jour les empreintes de pas que laissent les Hommes. Je m’imagine les questions : pourquoi est-il là, comment ?

Un parc rempli d’enfants qui s’amusent sur des toboggans, des petites attractions, ça me rappelle mon enfance quand mes parents m’y emmenaient tous les jours pour que je joue avec mes amis.

Cette belle école primaire où j’ai passé mon CP, CE1, CE2, CM1, CM2. Tout cela me rappelle la pire bêtise que j’ai faite, c’était un jour banal, on jouait au foot et j’ai tiré à pleine puissance sur le visage d’une fille.

L’autoroute A86 où je passais presque tous les jours avec mes parents. Ça me rappelle une histoire où juste à côté de notre voiture un accident s’était produit, j’ai eu peur et fait des cauchemars durant une semaine.

La place de toutes mes années passées en primaire, après les cours j’allais sur la place jouer au foot avec mes amis.

S comme direction ateliers Pierre Soulages

RUE DE LA MAIRIE

Les oiseaux chantent à tue tête. Plusieurs voitures se suivent et un embouteillage se forme ; je vois alors qu’un camion-poubelle est devant et prend son temps.

Le bitume est rouge, je ne l’avais jamais remarqué. Un chat passe devant moi, je le reconnais : c’est celui de mes voisins. Une voiture se gare. Le vent se lève, les arbres bougent et les feuilles me tombent sur la tête. Un monsieur monte la pente en vélo, il a l’air épuisé. Dans le parc des enfants jouent au foot.

MIROIR D’EAU

Un peu de calme, c’est apaisant, il n’y a personne. De gros pots de fleurs entourent le miroir d’eau, je trouve que c’est laid. Je remarque qu’il n’y a pas d’eau car on est au printemps et il ne fait pas chaud. De petites lumières sont posées au fond du bassin. Un garçon passe avec sa trottinette dans le miroir et essaye de faire des figures. J’entends les balles de tennis résonner. Tout à coup les lumières s’allument, il commence à faire nuit.

MONOPRIX

Les gens entrent et sortent du magasin. Un monsieur à la rue demande de l’argent. La bonne odeur du pain chaud me donne faim. Un coureur passe. Le gardien du magasin a l’air énervé, il vient de fouiller une vieille dame qui vient de faire sonner l’alarme. Une bande d’ados de 17 ans collés à leurs téléphones s’échangent des messages. Une dame sort avec un chariot énorme. Des gens s’arrêtent un instant pour regarder dans la vitrine. Un monsieur passe devant moi, je remarque qu’il fume et je me bouche le nez. J’observe les lettres du «monoprix» est je m’ aperçois qu’elles sont plus orange que rouges.

ÉCOLE ARISTIDE BRIAND

La sonnerie de l’école vient de retentir et les élèves cherchent leurs parents. Il y a des enfants qui jouent au ballon devant l’école et d’autres qui prennent un goûter.

Je vois les surveillants qui disent au revoir aux élèves. Un chien aboie. Une voiture rouge se gare, la musique est à fond. Je me rends compte que l’horloge de l’école n’est pas à l’heure. Le kiosque est en train de fermer, le vendeur est fatigué.

THÉÂTRE DES 2 RIVES

Quand je passe devant ce lieu, c’est très calme. D’un coté, il y a le théâtre et, de l’autre, la rue avec toutes ses voitures, ses motos et ses camions. Des gens attendent leur bus impatients. Sur le trottoir des pigeons cherchent à manger. Je remarque que le théâtre est vide. Il y a toute sorte d’affiches pour les prochaines représentations. En continuant mon chemin je vois une mère qui essaie de consoler son enfant qui crie très fort, je pense que même de l’autre coté de la rue ils l’entendent.