B comme une Boule de lune avec un croissant de Neige

Un repas de mai avec le mois de famille

 Un soleil de prison avec  une porte d’été

Un sac de fourrure avec un manteau de voyage

Une boule de lune avec  un croissant de neige

Une statue de France avec la boulangerie de glace

Un immeuble d’automne avec une feuille en feu

Un sapin de fleurs avec un pot de Noël

Un feu de correspondance avec un carnet de cheminée

Une voiture de café avec une tasse de courses

Une serviette en or avec une montre en papier

Une maison de conserve avec une boîte de brique

Une paire de vitrage avec des doubles lunettes

Un pull d’oreille avec une boucle d’homme

Le renne de gouttière avec un chat de Père Noël

Une galette de luxe avec une maison de roi

Le stade de signalisation avec un panneau de  France

Un ordinateur de soleil avec des lunettes de  bureau

Un animal de mon voisin avec  le chien de  la ferme

Un sceau de courses avec une liste d’eau

Une selle d’équitation avec une tenue de  cheval

 

avec Léa

R comme Rugby

C’était un jeudi comme les autres : j’avais mon entraînement de rugby. C’était les vacances, cela ne devait être très technique. Nous avons fait un match avec les adultes. A un moment, j’ai presque marqué un essai mais… le ballon m’a échappé des mains. J’avais raté  une occasion de marquer, de faire gagner mon équipe!

Vous vous direz sûrement que ce n’était qu’un entraînement et que ce
n’est pas grave. Mais pour moi, c’était important car je suis très bon au rugby. Pourtant je ne marque jamais d’essai alors pour une fois que
je pouvais…

H comme Hôpital d’oreille

un hôpital d’oreille avec une boucle de ville

un film en deuil avec une dame d’horreur

l’armée à sonnette avec un serpent de l’air

un maître de ping-pong avec une table de judo

un mangeur de la table ronde avec un chevalier de lapin

une école de pompe avec un fusil de magie

un repas de campagne avec des chaussures  de famille

une pomme de la ferme et un cochon de terre

un ouvrier de Gaulle avec Charles du nord

une console de liberté avec une statue de jeux

F comme les Folies de Paris

L’Arc de Pise avec la Tour de Triomphe
Le château Eiffel avec la Tour de Fontainebleau
La statue de Millot avec le viaduc de la liberté
La cathédrale de Montmartre avec le sacré cœur de Paris
Le stade Garnier avec l’opéra de France
Le moulin Montparnasse avec la tour rouge
Le colisée de Trévise avec la fontaine de Rome
Les tours Charles avec le pont jumelles
Le Big de Brooklyn avec le pont Ben
La tour de Buckingham avec le palais de Londres
Le mont saint blanc avec le mont Michel
La grotte de concorde avec la place de Lascaux
Le jardin du Louvre avec le palais de Versailles
L’arche de la Bastille avec la place de la Défense
Le château de paris avec Notre-Dame de Versailles
Les champs Chambord avec le château de l’Elysée
L’hôtel du Gard avec le pont des invalides
Le pont de l’orangerie avec le musée de arts
Les folies de Paris avec les catacombes bergère
La basilique d’Orsay avec le musée de Saint Denis

M comme Mémoire d’artichaut

un mal de chat avec une langue de chien.

une mémoire d’artichaut avec un coeur d’éléphant.

un mollet de lynx avec un oeil de coq.

une langue de linotte avec une tête de vipère.

un froid de plomb avec un soleil de canard.

la gueule de loup avec une faim de bois.

une queue de bique avec une crotte de pie.

un poulet d’âne avec un bonnet d’un jour.

un caractère de cocagne avec un pays de cochon.

une bille en tire bouchon avec une queue en tête.

A comme Amie

Un jour, sur la place nationale, une nouvelle patinoire fut installée alors je medis que je pourrais y aller avec une amie.  Je lui proposai de venir et, bien sûr, avec plaisir, elle accepta. On se retrouva à la patinoire ; la musique était tellement forte qu’on s’entendait à peine parler. On loua nos patins et nous nous dirigions vers la piste jusqu’au moment où on s’arrêta sur un  côté de  barrière  de la patinoire, mon amie voulait me dire quelque chose mais je n’entendais rien avec la musique alors je me  dis que ce n’était pas très important et  que je n’avais pas besoin d’y prêter attention. On continua à s’amuser et à patiner jusqu’au moment  où elle s’évanouit en plein milieu de la patinoire. Les gens s’arrêtèrent net avec la musique et moi je la regardais impuissante. L’ambulance  arriva et les ambulanciers l’emmenèrent à l’hôpital. Je me rappelai quand  je l’avais appelée pour l’inviter, elle m’avait dit qu’elle avait quelque chose à me dire de très important, qu’elle ne se sentait vraiment pas très bien mais qu’elle viendrait pour moi une dernière fois.
Et c’est là qu’à la porte de chez moi j’ai vu deux ambulanciers qui  m’ont dit  que mon amie était atteinte d’une très grave maladie. Elle a tenu de toutes ses forces mais elle est morte ce matin .

Etonnants Voyageurs

Cette année encore, le festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo organise un concours de nouvelles pour les jeunes gens de 11 à 18 ans. Le parrain, cette année, est Sorj Chalandon : ancien grand reporter, il a couvert pour Libération de nombreux conflits armés – en Irlande, au Liban, au Tchad… Il est aussi écrivain, lauréat du prix Goncourt des lycéens pour Le Quatrième Mur : l’histoire folle d’un metteur en scène qui décide de monter l’Antigone d’Anouilh à Beyrouth, pendant la guerre civile au Liban.

Certains d’entre vous ont déjà participé au concours l’an dernier, avec succès. Je m’occupe de l’intendance, des inscriptions en particulier. A vous, l’écriture. Consultez les deux incipits qui vous sont proposés, au choix. Commencez votre travail et je vous aiderai volontiers.

Concours de nouvelles Étonnants Voyageurs
Date limite d’inscription : 23 février.
Date limite d’envoi des nouvelles : 5 mars.

 

L’incroyable histoire d’un Breton alcoolique

C’est une histoire que m’a racontée mon grand-père quand j’avais 7 ans. Quand il était jeune, il buvait beaucoup d’alcool parce qu’il est breton.

J’étais parti picoler avec mes amis Benoît et Bertrand. Mais dis-moi, papé, c’est qui Benoît et Bertrand ? Mais si tu sais, Benoit et Bertrand, les bouchers ! Ah oui, les bouchers, non vraiment je vois pas. Bon passons, j’étais parti picoler avec ces deux lascars au Barreau, le bar où l’on ne boit pas d’eau. C’était la première fois que j’y allais car mon bar préféré avait fermé pour des problèmes d’argent. Je m’étais bourré la gueule comme jamais. Et puis après, blackout total. Papé, ça veut dire quoi blakaoutte ? C’est quand tu oublies ce qu’il s’est passé. Donc je me suis réveillé tout nu dans la rue avec une chope de bière pour cacher mon tuyau d’arrosage. Dis papé, c’est quoi un tuyau d’arrosage ? C’est pour arroser les belles plantes mais laisse-moi finir mon histoire. Je suis retourné au bar et la façade était toute brulée. Je suis entré dans le bâtiment et le barman, pourtant bien sympathique la veille au soir, me crie : »Oh non toi tu dégages, t’as causé assez d’ennuis comme ça ». « Mais que s’est-il passé ? » répondis-je. « T’as qu’à le demander à tes deux potes à qui t’as cassé la gueule, espèce de penn boultouz ». Et sur ces mots je sortis du bar tout interloqué et me rendis à la boucherie. Une fois arrivé, je ne vis que Bertrand, vêtu d’un coquard à l’œil droit. Il fit mine que rien n’était arrivé et me salua poliment. Mais Benoît me chopa les bras par derrière. C’était un piège. Ces deux couards savent qu’ils n’ont aucune chance en frontal contre moi. Quels toulls foers ! « On va te faire regretter ce que t’as fait ». « Mais je ne sais même pas ce que j’ai fait ». « Te fous pas de nous, sac’h koac’h ». Ils commencèrent à me frapper. Après une heure de martyr, ils en eurent marre. « Et qu’on te revoit plus, bramm kog ». Et je suivis ses conseils avisés et je rentrai tranquillement chez moi, constatant que cette histoire ne m’apportait que des ennuis. D’ailleurs c’est peut-être pour ça que je ne t’ai jamais parlé des bouchers.

Sage et assurée

Contrairement à ce que vous pourriez croire, mon double n’est pas en tous points semblable à moi. Elle est, dans l’ensemble, beaucoup moins bien que moi.

Moi, par exemple, je suis de juste bonne taille, fine, élancée ; elle, c’est une grande asperge trop maigre. J’ai d’épais cheveux brun foncé, avec de curieux reflets lumineux qui surprennent et attirent le regard.  Elle, elle a le cheveu court, terne et sans forme. J’ai les mouvements vifs, le visage rayonnant de jeunesse, un caractère assuré, bienveillant et enjoué. Elle, elle a la mine sombre, fermée, déjà vieillie ; elle est toujours morose, presque effacée et méfiante comme un policier de mince mérite épiant, toujours calculant avec mesquinerie.

En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, ces deux êtres -moi et elle, elle et moi- qui ne se quittent jamais, ces deux êtres ont un esprit et une mentalité très différente ! Moi, je suis une jeune fille mûre et responsable, alors qu’elle est toujours une enfant capricieuse. Je suis une personne posée, réfléchie : elle, c’est une gamine immature, qui croit encore que le monde ne tourne qu’autour d’elle.

Comme elle est jalouse de moi, elle cherche toujours à me prendre en faute. Moi, de mon côté, comme je suis plus sage et plus assurée qu’elle, je lui réponds avec hauteur. Alors elle se vexe, je me fâche, nous n’en finissons pas.

Critique et naïve

Contrairement à ce que vous pourriez croire, mon double, elle, n’est pas en tous points semblable à moi.

Elle est, dans l’ensemble, beaucoup moins bien que moi.

Moi, par exemple, je n’écoute aucun jugement, ne prête aucune attention aux regards des autres : j’ai confiance en moi. Elle n’est juste qu’un double susceptible. Chaque petite remarque, chaque opinion contre sa personne la fait pleurer. Je suis une personne forte, gracieuse et fière de ce que je suis. Elle, est une personne qui n’assume pas sa personnalité : elle a honte d’elle même.

Elle croit à beaucoup de choses, elle est naïve. Quant à moi, j’ai l’esprit critique, je ne crois pas à tout ce que l’on me raconte.

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraitre, nous avons le même corps, mais pas le même âge. J’ai -comment dire ?- une vingtaine d’années – je suis mûre et indulgente. Elle a peut être dix ans, onze ans ? Elle a une mentalité de bébé.

Mais je lui dis ce qu’elle est, elle le croit et elle se vexe. Et moi, je l’ignore.