Category Archives: R

M comme Mémoire d’affaires

Une femme d’Espagne avec un roi d’honneur

Une boule de Noël avec un sapin en neige

Un terrain de fleurs avec un pot de foot

Un sac à repasser avec une table à dos

Un professeur de rugby avec un terrain de français

La maison du volley-ball avec un filet de pape

La table de handball avec une balle de Ping-Pong

La tour de loup avec une faim de Pise

Un oeil de lion avec une patte de lynx

Une mémoire d’affaires avec un homme d’éléphants

R comme Rugby

C’était un jeudi comme les autres : j’avais mon entraînement de rugby. C’était les vacances, cela ne devait être très technique. Nous avons fait un match avec les adultes. A un moment, j’ai presque marqué un essai mais… le ballon m’a échappé des mains. J’avais raté  une occasion de marquer, de faire gagner mon équipe!

Vous vous direz sûrement que ce n’était qu’un entraînement et que ce
n’est pas grave. Mais pour moi, c’était important car je suis très bon au rugby. Pourtant je ne marque jamais d’essai alors pour une fois que
je pouvais…

R comme Rendez-vous

Mardi, je parlais avec Noor. Il était question d’un travail important à faire à deux. Le problème, c’était que j’étais complètement distraite car mon chat, qui ne mangeait plus rien, avait une consultation chez le vétérinaire le soir, alors je ne l’écoutais pas vraiment. Mon vocabulaire se limitait à : « Oui », « d’accord », « Bien sûr », « OK », « Pas de problème »… Juste avant de partir, elle me dit ces mots : « N’oublie pas surtout ! »… Impossible de savoir ce qu’il ne fallait pas oublier.

Peu de temps après, j’étais en stress, des sueurs froides coulaient sur mon front. J’aurais voulu lui demander ce qu’il ne fallait pas oublier, mais on ne se connait pas très bien et Noor est très à cheval sur le travail. Je ne devais pas lui demander, je craignais qu’elle se mette en colère. Je cherchais de toutes mes forces le peu de choses que j’avais entendues mais en vain…

Une fois rentrée chez moi, j’ai regardé dans mon agenda les devoirs à faire et sur la page de Jeudi, je trouve : Faire l’affiche en Anglais, P.S: ne pas oublier d’aller à la bibliothèque avec Noor à quatorze heures cinquante. Ouf ! Le rendez-vous n’est pas passé !

Depuis, je fais en sorte de ne pas être distraite… ce sera difficile à tenir…

R comme Rouge à glace

Un sapin de bois avec une épée de Noël.

Un bouquet de pierre avec un cœur de roses.

Un cahier de fiançailles avec une bague de brouillon.

Un tableau d’amour avec une lettre de liège.

Une faim d’ange avec un sourire de loup.

Un rouge à glace avec des patins à lèvres.

Un ticket de cheminée avec un feu de métro.

Des lentilles de mariée avec une robe de contact.

Une peau de Lynx avec un œil de banane.

Une machine à bille avec un stylo à laver.

Avec Ritej

R comme Rouge à glace

Un sapin de bois avec une épée de Noël.

Un bouquet de pierre avec un cœur de roses.

Un cahier de fiançailles avec une bague de brouillon.

Un tableau d’amour avec une lettre de liège.

Une faim d’ange avec un sourire de loup.

Un rouge à glace avec des patins à lèvres.

Un ticket de cheminée avec un feu de métro.

Des lentilles de mariée avec une robe de contact.

Une peau de Lynx avec un œil de banane.

Une machine à bille avec un stylo à laver.

Avec Tiffany

R comme Raté

C’était un jour comme les autres, mes cousins étaient à la maison. On jouait à la console. Quand mes parents sont rentrés à la maison, ils nous ont proposé de sortir faire le tour de la ville avec mon petit frère. Mais nous, concentrés à jouer, nous ne nous sommes pas rendu compte que mes parents nous avaient parlé.
Trois heures plus tard, la télévision s’est éteinte, car il y avait eu une coupure d’électricité. Nous cherchions le moyen de résoudre ce problème pour rallumer la télévision, jusqu’à que mon cousin me demande :
– Eh, Adam ils sont où tes parents?
J’ai attendu quelques secondes avant de répondre à cette question, puis je répliquai :
– Je ne sais pas ils sont peut-être avec mon petit frère.
Trente secondes après, la porte s’est ouverte. Mes parents rentraient avec mon petit frère qui me narguait. Je n’ai pas compris tout de suite jusqu’à que je me souvienne de cette fameuse phrase que m’avaient dite mes parents :  » Adam, vous voulez faire le tour de la ville avec nous ?  »
Mes cousins et moi, nous nous sommes regardés droit dans les yeux ; on a compris qu’on avait raté quelque chose…

R comme Regret

C’était les dernières vacances scolaires,  je jouais à la console comme quand mon téléphone s’est mis à sonner : c’était un numéro que je ne connaissais pas. J’ai décroché et une voix que je pensais reconnaître me dit :

– Salut,  je suis une ancienne amie à toi. Je suis chez ma tante pour l’aider à déménager, elle part vivre a Lorient mais pour l’instant elle est à Charenton.

– Mais comment tu t’appelles ? Je ne me souviens pas de toi, où as-tu eu mon numéro et où nous sommes-nous rencontrés ?

– Calme-toi, tu as  l’air nerveux, je vais tout t’expliquer. On est parti l’année dernière en vacances ensemble, c’est là-bas que nous nous sommes rencontrés. Je m’appelle Lisa, tu ne te souviens pas de moi ?

Je ne voulais pas lui dire car j’étais au dernier niveau de mon jeu  mais en vrai je me souvenais très bien d’elle.

– Non désolé, je pense que tu te trompes de personne.

J’ai raccroché. Le téléphone s’est remis à sonner :

– ALLO ! dis-je  d’un air enervé.

– Oui,  je ne me suis pas trompée, c’est bien toi Joseph : j’ai eu ton numéro grâce à un autre ami du même voyage, Georges, tu te rappelles de lui ?

Agacé par les appels, je dis d’un air ironique :

– Oui je me souviens maintenant, Tu vas bien ? Tu fais quoi ? Tu habites où? »

– Calme-toi, je sais que tu es content de me parler mais je ne peux répondre qu’à une question à la fois. Ma tante habite à côté de la boulangerie et je vais bien. Tu veux  que l’on se voie ?

– Non je ne peux pas, je suis occupé à autre chose.

J’aurais dû lui dire oui car, depuis, elle n’est plus jamais revenue et ne m’a plus jamais appelé… à mon grand regret.

R comme Rien

Aujourd’hui  fut  une journée avec beaucoup d’ennui, la routine et aucune inspiration, aucune imagination, aucune productivité, aucune envie de créer ce qui est rare chez moi. Le dessin, la création, rêver et penser sont mes dadas, mais en ce jour rien, rien qui trotte dans ma tête, ce sentiment qui me fait me sentir bête…

J’ai nommé cette journée: RIEN

Après tout, si vous lisez cet article, vous devez vous dire que je suis une menteuse, cet article prouve ma productivité et mon imagination…

Et bien vous avez entièrement raison !

R comme Richard-Montier

Elle partit vers quatre heures du matin. Son mari, depuis minuit, dormait dans le petit salon désert avec trois autres messieurs dont les femmes s’amusaient beaucoup.

Il lui jeta sur les épaules les vêtements qu’il avait apportés pour la sortie, modestes vêtements de vie ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette du bal.

Ils marchaient dans la rue pour rentrer chez eux et Madame Loisel songeait à son mariage, Monsieur Loisel, petit employé du ministère, il n’était pas celui dont elle avait rêvé ; elle songeait  à la chance qu’avaient les femmes des attachés du cabinet, qui pouvaient aller à des bals comme celui-là autant de fois qu’elles le désiraient, qui pouvaient s’offrir de magnifiques bijoux comme la parure qu’elle avait portée à cette soirée et qui lui avait valu tout ce succès. Elle porta sa main machinalement vers son cou.

Son coeur manqua de lâcher quand elle ne sentit que sa peau  sous ses doigts frais. Elle s’effondra mais fut rattrapée par son mari : « Mathilde, s’écria t-il, que se passe t-il ? Je pense que tu as légèrement trop bu ce soir.
-La parure, réussit-elle à articuler, elle n’est plus là ! »

Alors il porta son regard sur le cou de sa femme et manqua lui aussi  de s’effondrer. Ils ne savaient pas quoi faire, cela faisait déjà une heure que le bal était terminé et que tous les invités étaient rentrés chez eux.

Ils restèrent là, Madame Loisel allongée sur les genoux de son mari, un long moment, ou un court, car nul des deux n’aurait pu déterminer le temps qu’ils avaient passé dans la rue. C’est alors qu’ils entendirent un homme s’approcher d’eux à grands pas, le souffle court. Quand il les rejoignit, le pauvre parvenait à peine à respirer et il lui fallut plusieurs minutes pour pouvoir s’adresser à eux de manière compréhensible :
« Mon maître m’a envoyé vous remettre cela, il n’a pas pu le faire lui même car vous étiez déjà partis quand il a voulu le faire ».
Il tendit une enveloppe à Madame Loisel puis repartit aussitôt sans même donner son nom ou celui de son maître.

Voyant que sa femme n’ouvrait pas l’enveloppe, il la prit et tomba alors un objet lourd aussitôt caché par une lettre sur laquelle était écrit : « Je vous invite vous et votre époux à passer prendre le thé dans ma demeure. M. Richard-Montier ».

M.Loisel pensait déjà à sa lettre de refus  alors que Madame Loisel soulevait la lettre pour récupérer l’objet qui en était tombé. Elle faillit s’évanouir à nouveau en découvrant ce que c’était : la rivière de diamants se trouvait là, dans les plis de sa robe.