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P comme Professeur de vingt centimètres

Une actrice à craie  et un tableau de cinéma.

Une boucle d’aventure et un roman d’oreilles.

Des lunettes d’ecole et une trousse de vue.

Un sapin de chocolat et une boîte de Noël.

Un chagrin de pourpre et une robe d’amour.

Une manteau de papier et une feuille de fourrure.

L’espoir de chaussure et une semelle de vivre.

Le roi de notes et un carnet d’Espagne.

Une petite fille à petit carreaux et un cahier très jolie.

Des cheveux plats et un écrans gris.

Des vitres en carton et une pochette scintillantes.

Un manuel en cuir et un sac d’histoire.

Des baskets en laine et un pull à lacets.

Un manteau en fer et une barre de couturier.

Une règle très strict et une professeur de vingt centimètres.

 

P comme une Pomme de souris avec un trou de terre

Une boucle de français avec un livre d’oreille

Un carnet à papa avec le fils de liaison

Une boite en or avec un collier d’allumettes

Un crayon de rugby avec les joueurs à papier

Un étui de rat avec des oreilles à lunettes

Un chasseur à pompe avec un fusil de lapin

Une pomme de souris avec un trou de terre

Un sac de mémoire avec un trou à main

Une paire d’aimer avec l’envie de ciseau

La reine de Merlin avec la magie des neiges

 

P comme Pose mythique

C’était un samedi soir comme les autres, je regardais des vidéos sur YouTube. Le youtubeur que je regardais s’appelle « Le Rire  Jaune ». Ce youtubeur-là avait une chaine secondaire, le « Show Jaune », qui regroupait les vidéos les plus drôles de la semaine. Il a fait cela  pendant un an et, dans le numéro 39, il a fait une pose qu’il a nommée « la pose mythique » : cela consistait à s’accroupir les jambes écartées et à poser son coude sur son genou le poing fermé puis à poser sa tête dessus en regardant la direction où est posé  le coude (en générale vers la droite). Cette pose mythique nous fait rire, mes amis et moi.

P comme Prise en flagrant délit

Plus tard dans la soirée, le ministre alla la voir.
– Voulez vous valser avec moi, demanda le ministre à Mathilde.
Comblée par le bonheur, elle répondit:
-Volontiers, Monsieur le ministre.
Ils commençaient à valser quand, soudain, une femme furieuse s’approcha. C’était la femme du ministre.
– Espèce de voleuse, tu essayes de me voler mon mari, lui cria-t-elle.
Surprise, Mathilde repoussa le ministre, puis le ministre dit à sa femme :
-Nous voulions juste valser ensemble.
Puis Mathilde, prête à se venger, vola la bague de mariage du ministre et prit les jambes à son cou. Quelques mètres plus tard, Mathilde remarqua qu’elle était poursuivie par tous les invités de la fête, y compris le ministre et sa femme. Elle entendait des injures qui la poussaient encore plus à courir plus vite. Mais en voulant prendre un raccourci, Mathilde trébucha et se fit attraper. Quelques jours plus tard, on apprit, l’arrestation de Mathilde Loisel qui était accusée de vol.

avec Altan

Promesse

Ma mère était mourante, elle souffrait d’un cancer du poumon. Un jour, elle était là, dans son lit, souffrante mais heureuse. Mon frère et moi avions une femme et un mari, nous avions une famille. Il lui demanda pourquoi elle était souriante malgré la douleur. Et elle lui répondit que c’était parce que nous étions là, près d’elle, et que la vie lui offrait un superbe cadeau : qu’elle pouvait  mourir dans la maison, où  beaucoup de choses s’étaient passées. Dans cette maison, il y avait eu nos disputes, nos moments  de rires, et de pleurs. Elle était heureuse de mourir près de cela. Et, je trouvais cela magnifique, sa manière de réfléchir. Mon frère, lui,  pensait que nous pouvions encore la guérir. Alors, le lendemain, il se rendit à l’hôpital de Pau, un immense hôpital, le seul. Il se rendit là-bas, et demanda de l’aide au directeur de cette hôpital, pour transporter ma mère dans une chambre, et qu’ils, du moins, essayent de la guérir. Le directeur accepta.
Une  semaine plus tard, ils se rendirent chez ma mère et essayèrent  de l’emmener,  mais je leurs criais dessus pour qu’ils partent et qu’ils ne puissent plus venir. Je leurs criais de partir, qu’elle ne voulait aucun traitement, qu’elle voulait mourir en pleine liberté. Ils  partirent  et je regardais ma mère pleurant. À ce moment là, je lui  promis qu’elle pourrait mourir dans cette maison, et que ce choix  qu’elle avait fait, j’y croyais. Ma mère pouvait mourir comme elle le voulait même si cela signifiait que j’allais me battre pour elle. Dès le lendemain, j’étais à l’hôpital pour voir le directeur.
« Madame Ghosn, il faut que votre mère vienne, elle a besoin d’une  mort agréable et sans danger, me conseilla le directeur.
-Monsieur le directeur, si ma mère veut mourir chez elle, près de  nous et de nos souvenirs, elle le fera ! Si vous y voyez un malheur, eh bien allez voir ailleurs. J’assumerai les conséquences, mais ma mère le veut et cela est son souhait, alors sans être impolie, allez vous faire voir. Merci, j’ai fini, passez une bonne journée. » Et je partis, sans me retourner.
Toutes les semaines, mon frère venait et essayait de me convaincre, mais je le faisais partir et chaque semaine je lui disais de ne plus revenir, mais il revenait avec des infirmières. Je pleurais, sans que ma mère ne s’en rende compte. Elle devait mourir heureuse. Je le  lui avais promis.
Puis, un jour, mon frère vint me parler : « Caroline, elle a besoin de vivre, il lui faut des médicaments et un  équipement spécial, amène-la à l’hôpital.
-Non.
– Si tu ne le fais pas, je le ferai de force, me cria-t-il.
-Et bien, fais-le. »
Et, il me poussa violemment, ouvrit la porte, et des infirmières  sortirent de nulle part. Je les poussai, et les fis partir en criant  qu’ils devaient mourir et que ma mère mourrait commme elle le  souhaitait même si cela était dans notre maison.
Un week-end, j’étais avec ma mère, la regardant, elle me dit ces mots : « Merci ». Je lui souriais. Je savais qu’elle en était  reconnaissante. Le dimanche, dans la nuit, elle mourut dans la maison où elle nous avait éduqués, et aimés. Mais depuis, je ne parlais plus à  mon frère et chaque soir je m’excusais de cela auprès de ma mère.  Elle était sûrement triste pour cela, mais je pouvais être sur que ma mère est morte heureuse et en liberté malgré la douleur.