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O comme On peut être

On peut être aveugle ou sourd
On peut être léger ou lourd
On peut être agréable ou désagréable
On peut être aimable ou minable
On peut être gentil ou méchant
On peut être rapide ou lent
On peut être noir ou blanc
On peut être grand ou petit
On peut être turbulent ou sage
On peut être chef d’entreprise ou femme de ménage
On peut être un homme ou une femme
Mais dans la vie tous les êtres humains sont égaux
Tout simplement

O comme Odeur nauséabonde

En sortant de mon hall d’immeuble, une forte pluie s’abat sur Charenton-le-pont, les escargots sont de sortie, des personnes  courent sous la pluie en essayant de rattraper leur parapluie, d’autres protègent leur coupe de cheveux. Tout ça me fait rire.
Le long  de mon immeuble s’écoule l’eau de pluie.

J’avance le long des rues, je passe devant une boulangerie, une bonne odeur en sort. La pluie continue de tomber, les fleurs en profitent pour prendre des forces, sur ma droite se trouve une grande école blanche mais aussi une maternelle remplie d’enfants qui crient.

J’arrive sur une pente qui descend sur une petite crèche remplie de bambins qui collent leurs bouches à la vitre et passent leurs temps à regarder les personnes qui passent devant eux.

Arrivée sur la rue du collège, je croise quelques personnes que je connais, une odeur nauséabonde se dégage près des arbres aujourd’hui. Un chien fait ses besoins sur les chaussures d’un des garçon assis devant le collège.

Je suis devant le collège, un groupe d’élève tente d’entrer, d’autres y sont déjà parvenus. La sonnerie retentit, le collège va fermer ses portes, je me range en attendant le professeur de sport, celui-ci arrive rapidement. Et nous partons en direction du stade Tony Parker.

O comme Odeur du pain

Je vais vous parler d’un trajet.

Un trajet que je prends chaque matin.

Je passe d’abord devant Natixis, et sa masse d’hommes en costume, cigarette à la bouche. Puis il y a le collège Notre-Dame et son flot d’élèves retardataires. Juste à côté, la boulangerie, dont l’odeur de pain me ravit chaque matin. S’en suit le parc de l’Archevêché, où le calme règne de manière inhabituelle sans le brouhaha des enfants. Dernière étape, la crèche dont on entend les pleurs des enfants quittant leur parent.

Et c’est là que mon chemin s’arrête : au collège la cerisaie.

Vous l’aurez compris, ce chemin est celui de mon collège, celui du bâtiment où je suis forcé à travailler du matin au soir, pour devoir encore emprunter un chemin de plus, celui des études.

 

O comme Ombre

Ce matin, tout à coup, je m’aperçois d’un oubli de cahier. Je décide d’aller le chercher chez mon père.

Je sors de chez moi, la porte claque. Le soleil m’éblouit, je distingue l’ombre des arbres. J’entame mon chemin vers les boutiques. Ma marche est calme et je profite de ce moment de solitude.

Le bruit du métro, me rappelle qu’il faut que je me dépêche. J’arrive au bout de la rue, la lumière de la croix de la pharmacie clignote. Je tourne au coin de cette avenue rapidement.

Maintenant, je dois me diriger vers le tunnel. J’y croise des enfants jouant au football bien que ce soit interdit. Un ballon roule à côté de moi et finit sa course sous une voiture. Je souris.

Je sors du tunnel, dans cette rue l’ambiance est calme. Seule une voiture vient en troubler la quiétude. Je presse le pas, j’aperçois le temple au bout de la rue : je suis presque arrivé.

Je dépasse le temple, d’où sortent des chants. Au loin, la verdure du bois accroche mon regard. Je suis arrivé.

O comme un livre d’Orange

Un tube de chevet avec une table de colle

Un animal de soleil avec des lunettes de cirque

Un sac à repasser avec un fer à dos

Un sapin d’oreilles avec une boucle de Noël

Un trou de couleur avec un crayon de mémoire

Un match de cheval avec une queue de foot

Un livre d’orange avec un jus de poche

Un calendrier du Bengale avec un tigre de l’avent

Un feu de secours avec une trousse de forêt

Un cahier de triomphe avec l’arc de texte

O comme Oubliée

Elle partit vers quatre heures du matin, oubliant son mari qui dormait. Elle tentait désespérément  de trouver un fiacre pour rentrer, elle vit un homme qu’elle semblait avoir aperçu au bal. Celui-ci ce souvint également de cette femme qu’il avait trouvée  jolie. Elle lui demanda si elle pouvait monter dans son fiacre, il la regarda, tout chez elle lui plaisait, elle lui fit même les yeux doux, ce qui n’était pas utile puisqu’il refusa. Malgré sa fatigue, elle se résigna à rentrer à pied.

Le lendemain la routine recommença cassant le bonheur de la veille. Elle s’aperçut que son mari, qui venait de partir au ministère, avait oublié son écharpe, elle décida donc d’ aller la lui apporter. Au ministère, lorsqu’elle le vit elle faillit perdre pied , lui , l’homme du bal , il parut également troublé puisqu’il en perdit ses dossiers . Leur échange fut rapidement coupé par la voix de son mari qui lui demanda :
– Chérie, qu’est ce que tu fais là ?
-Je suis venue t’apporter ton écharpe.

Il remercia sa  femme et celle-ci s’en alla. Le soir, son mari rentra, ils se racontèrent leur journée et s’en allèrent se coucher.

Un matin, madame Loisel reçut un courrier , elle l’ouvrit et lut le contenu : Chère Madame, je dois vous révéler mon affection profonde et insensée, je dois dire  que vos yeux ont ouvert mon coeur, comme s’ils en étaient  la clé. Signé l’homme du fiacre.

Pendant plusieurs jours ils communiquèrent par lettre en s’échangeant leur affection, plus le temps passait plus il leur tardait de se voir. Madame Loisel avait été charmée de la personnalité de l’homme , qui lui donnait l’affection dont son mari manquait , la distraction dont elle avait besoin et la présence qu’elle souhaitait.

Un soir alors que son mari était en voyage , elle reçut une lettre de la part de son amant : une invitation à un bal qui avait lieu le lendemain.

Le jour arriva : elle était prête, maquillée, habillée, coiffée et accompagnée. Les amants allèrent au bal, son compagnon lui prit la main et l’emmena danser, elle avait une robe rouge, ses cheveux étaient bouclés et elle avait mis des perles, lui était en costume , chaussure cirées et cheveux soignés. Ils  dansèrent et s’amusèrent jusqu’au bout de la nuit.  Mais tout à coup, monsieur Loisel débarqua, il vit sa femme aux bras d’un autre,  elle le vit aussi, il était également accompagné d’une femme, d’ailleurs la femme le tira vers les amants et salua le ministre et madame Loisel .