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L comme Lampadaire

Il est solitaire et donne un air triste. Il éclaire la rue comme le soleil éclaire le monde, avec sa lumière jaune.  A chaque fois que je le vois, il me fait réfléchir, il me fait me perdre dans mes pensées. Sa couleur marron me fait penser à des choses drôles auxquelles je n’aurais jamais pensé auparavant. Il est tellement grand qu’à force de lever la tête pour le  regarder, il me donne mal au cou.

L comme Lui

Il était là,

Je passais la moitié de mes vacances chez lui.

Chaque fois que j’allais chez lui, il m’offrait un cadeau.

Seulement il savait que le cadeau m’importait peu.

Moi ce que j’aimais, c’était passer du temps avec lui.

Il avait toujours quelque chose à dire, à raconter.

Maintenant, il n’est plus là.

 

mon grand père

L comme Ljubljana

Résultat de recherche d'images pour "graffiti orange et bleu panier de basket"Une écriture colorée le long d’un mur sobre
sans couleur, sans vie, sans émotions.
Du bleu, de l’orange, des arrondis, des lettres en relief.
L’écriture se met à palpiter comme un battement de coeur,
d’une couleur puis de deux.
Comme si cette écriture ressentait quelque chose de fort.
Cette écriture, que dit-elle ?
Aucune idée…
Ce tag est dans un joli pays ! La Slovénie. A Ljubljana,
dans un terrain vague, sous un panier de basket bleu et blanc.
Personne ne joue sur ce terrain.

C’est dommage .

L comme Lampadaire

La nuit, lors de mes insomnies, je regarde par la fenêtre et le vois.

Il est là, depuis que je suis tout petit.

Il est là, nuit et jour, à tout venant,

mais il ne s’exprime que la nuit.

Car, quand la nuit envahit la ville,

il est là et il fait disparaître l’obscurité de sa lumière jaunie par le temps.

Dans la pénombre, il nous protège de l’obscurité.

c’est un lampadaire.

L comme ma propre Langue

Une entreprise gigantesque qui domine par son pouvoir. Les immeubles différents par leurs architectures. Les routes pleines de déchets…Quelques voitures le long de l’autoroute qui est souvent blindée. Nous sommes un dimanche et il est temps de se reposer. Quelques nuages cachent le soleil. Va-t-il pleuvoir ?  Le barrage blanc qui sépare la rue de la piste cycliste.

[…]

Je suis encore à Ivry, sur le pont Nelson Mandela qui sépare ces deux villes différentes par leurs architectures et les habitants. Des passants toujours autant fascinés par la Seine. Des coureurs d’élite faisant leur footing du matin. Quelques panneaux publicitaires qui ne sont lus que quand il n’y a rien à faire. Quelques lampadaires qu’on aperçoit au loin. Les bâtiments rouges qui touchent les nuages.

[…]

Le vent souffle et laisse circuler le pollen partout. On éternue. Moi je me contente de m’arracher sans pouvoir décrocher mon regard des immeubles abandonnés par l’Etat, ils sont décorés de tags. Je cherche en vain à décoder leur message mais rien à faire, je ne comprends rien. Ce n’est sûrement pas que de l’art, il y a un message à faire  passer. Des prénoms ou bien un mot qui signifient sûrement beaucoup pour les auteurs, au point de les graver sur les murs. L’immeuble me paraît habité, malgré les fenêtres cassées. Comment je le sais ? Juste avant que je ne déménage, j’habitais dans un immeuble identique.

[…]

Je suis arrivée à  destination : un tabac. J’y entre en prenant soin de regarder les personnes. Et je croise le dos de mon père. Les gens ici paraissent désespérés. Mais ce tabac est chaleureux. Il est rempli de couleur et de gaité. Je remets la somme d’argent tout en discutant légèrement avec lui. Je regarde à nouveau autour de moi. Je croise quelque regard intrigué. Je lance un au revoir à mon père. Je ne savais pas que je ne le reverrais pas d’aussitôt.

[…]

Cette fois je suis dans une ruelle pour rentrer chez moi , il fait encore jour. Je marche cette fois, je ne regarde que les chewing-gums qui cicatrisent dans le sol, ainsi j’écoute et je suis attentive au moindre son. Je distingue une dispute , mélangé au bruit des voitures ainsi que le chant des oiseaux. Pas grand chose à vrai dire. Je me concentre un peu plus sur la voix que j’entends, une langue étrangère. Je me concentre d’avantage sur cette langue , je l’examine et finis par en rire. C’est d’ailleurs ma propre langue , la femme qui parle est de même origine que moi . Et elle me fait bien rire. Elle est énervée pour quelque chose de bête, enfin je crois. Peut-être que c’est l’impression qu’elle donne, comme la rue. On n’en voit qu’une seule facette.

L comme Lampadaire

C’est  un lampadaire tout à fait  banal.

Ce long cylindre vert  forestier dont le sommet est écrasé par une énorme tête.

Cet appareil d’éclairage qui permet aux passants  durant la nuit de pouvoir continuer à se promener sans trop dériver dans le noir absolu.

Sa présence sur tous les lieux  publics ainsi que sur nos routes et autoroutes nous rassure.

Rayure lumineuse contre un mur,  griffures de la lune ? Non, un lampadaire.

Aussi bien dans les rues, les parcs et les jardins, son éclairage nous offre une lueur qui se transforme en réconfort quand la nuit tombe pour ne pas nous laisser dans la pénombre.

L comme Lumière de ma fenêtre

Le soleil du printemps

Le bruit des voitures

Les sillons des avions dans le ciel

Les nuages se déplaçant selon le vent

Les cuisiniers en pause à l’arrière du bâtiment

Le rouge brique du collège

Le parking des professeurs

Les vitres du réfectoire

Le vélib stationné près des motos

La haie en buisson du grillage

Les ombres sur la route

Les plantes sur les toits des terrasses

Les interdictions de stationnement à la sortie des parkings

Le thuya planté devant le collège

Les cheminées sans rien de spécial

Les feuilles des arbres parties durant l’hiver

Le camion de livraison de la cantine

La grille du collège

Rachid, un employé du collège.

L comme Lumière

La lumière jaune recouvrant ce parking

Le ciel blanc et pluvieux de l’hiver

Le long chemin de pierres qui relie les deux immeubles

Le bruit du moteur des voitures

La lune qui se fond dans les nuages blancs

L’école maternelle sur la gauche

Les voitures toutes différentes les unes des autres

Ce lointain restaurant au coin de la rue

Les hautes cheminées

Les fenêtres arrondies de l’immeuble  d’en face

Tous ces immeubles si différents

Le reflet de l’ordinateur sur la vitre

Les lampadaires blancs

Les arbres à moitié feuillus

Cette verdure entourant l’immeuble

Les toits des immeubles de Charenton

Le cadre gris de la fenêtre

Cette lumière  qui attire l’œil

L comme Limoux

C’était un samedi après-midi, lors d’un match de coupe de France. Nous jouions contre Limoux (sud de la France).  Le match était excitant pour moi parce que c’était mon premier match officiel.

Il faisait froid mais le match était quand même passionnant sur le terrain. Bon, au final nous avons perdu 38-12. Ce n’est que quelques minutes après le coup de sifflet final, que je me rendis compte de ce qui venait de se passer.

Alors,  je commençai à me refaire le match depuis la conversation du coach dans le vestiaire. Au début du match j’étais anxieux  de ce qui allait arriver et, en même temps, très curieux du déroulement de la rencontre. Malgré la défaite, je peux me dire, après coup, que je ne suis pas déçu du résultat.

Parce que l’équipe et moi même avons appliqué les consignes de nos entraineurs, nous avons eu bon esprit d’équipe et nous avons quand même réussi à marquer deux essais contre la deuxième meilleure équipe de France devant nos familles et ça, c’était vraiment génial. Au final, que ce soit pour moi ou pour mes coéquipiers, nous avons passé un bon moment.