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J comme Jules Mesnard, ramasseur d’escargots

Vendredi 14 fevrier 2013, un mécanicien de la gare d’Herblay : Thierry Gicquel retrouve Jules Mesnard un rôdeur connu de la ville d’Herblay pour ses nombreuses prises d’otage d’escargots.

C’est le 14 février 2013 que Thierry Gicquel, nouveau mécanicien recruté par la gare d’herblay , retrouve alors par hasard Jules Mesnard sur les rails de la gare d’Herblay en flagrant délit de maltraitance d’escargots.
Le jeune mécanicien agé alors de 25 ans tout d’abord choqué de la scène qui vient de se produire sous ses yeux nous raconte :  » bah, en fait, moi, j’etais po trop censé v’nir ici mais j’avais b’soin d’outils alors j’suis passé par les rails et j’ai vu c’gars qui avait po l’ait très bien dans sa tête, il était en train de prendre des escargots vivants sur les rails et ensuite c’pov gars les a mis dans sa poche arrière de son pantalon et s’est assis sur les rails comme si il voulait écraser ces pov’ escargots, j’ai tout de suite appelé les poulets*  »
Le juge de protéction des escargots a alors déclaré :  » Jules Mesnard sera jugé aux cour d’assises avec son avocat le 23 mars 2014. »

*poulets: terme utilisé pour designer les policiers

 

avec Tiffany

J comme Jardinier de la cité

Un petit pingouin en transpiration avec un sportif d’Alaska

Une boulangère en sucre avec un pain en création

Et un ouvrier de la mafia avec des trafiquants en travaux

Un analphabète en maison de retraite avec un vieillard en incompréhension

Une règle en action avec un militaire en magasin

Un papillon en attaque avec un joueur en papier

Un jardinier de la cité avec une racaille de la mairie

Une chenille en cours avec un athlète en pleine métamorphose

Et un boxer en string avec un sumo en train de gagner

Un démon en patrouille avec un garde en rituel

J comme Jaloux du bonheur des autres

J’aime les jeux vidéos, le foot, le tennis, presque tous les sports, regarder la télé, les mangas, rire, écouter de la musique, la chaleur, la plage, les vacances, l’oasis, m’amuser, aller au cinéma…

Je n’aime pas les tricheurs, la pluie et la boue, faire des voyages en voiture, les têtues, les menteurs, les hypocrites, les égoïstes, les voleurs, les manipulateurs, connaître la fin d’un film que je suis en train de regarder, ceux qui sont jaloux du bonheur des autres, aller au collège quand il fait froid, être malade…

J comme Jamais

Un soir d’hiver, je marchais vers la gare  avec ma sœur pour passer une dernière heure avec elle avant qu’elle prenne son train, je pouvais percevoir sa voix sans pour autant entendre ce qu’elle disait. Je sentais sa main froide à travers mes gants. J’étais angoissé, perdu, je ne savais pas comment lui avouer que j’allais quitter le pays. La veille, on m’avait annoncé que j’avais été muté au Japon  et ça me préoccupait.  Quelqu’un criait mais je n’écoutai pas , je crois que cette personne pleurait. Soudain, je  sentis un élan de froid traverser ma main et c’est seulement quand je fus bousculé que je me rendis compte que le train venait de passer et que m’a sœur s’en était allée, elle avait tenté de me prévenir, elle avait pleuré, crié , mais en vain  alors elle avait arraché mon gant et c’est seulement après que les porte du train se furent fermées et que les gens pressés m’eurent bousculé que je me rendis compte qu’elle était partie et qu’on ne se reverrait sûrement jamais .

J comme Jésus de la République

Un silence de loup avec une faim de mort
Une peau de pierre avec un cœur de bébé
Un cadeau de sourds avec un dialogue de Noël
Une date de mûle avec une tête d’anniversaire
Un président de Nazareth avec Jésus de la République
Un homme au chocolat avec un gâteau d’affaires
Un bouton de lauriers avec une couronne de manchette
Une fable de gouttière avec un chat de La Fontaine
Un mur de Pise avec une tour de Berlin
Et les huit merveilles d’Ovide avec les métamorphoses du monde

J comme une Journée noire

En ce jour d’été, je me suis réveillé de très mauvaise humeur. Il faisait chaud mais mon cœur était  froid : je venais de me faire quitter par l’amour de ma vie, j’étais le plus malheureux des hommes.

Le soleil, les vacances, la plage, tout  ça était super mais cela ne surmontait pas ma tristesse. L’amour que je lui portais était insurmontable, je pensais que rien ne pourrait nous séparer et d’un claquement de doigt tout s’est effondré.

Chaque heure, chaque minute, chaque seconde, son visage repasse sans cesse dans ma tête.