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A comme Antenne

les grands immeubles
les petites maisons
le bruit du vent, des voitures et des avions
les feuilles des arbres
les pigeons gris
le toit d’en-dessous
les cheminées
les câbles électriques
le goudron des rues
le portail en fer
les bouches d’égouts
le trottoir rouge
l’aller retour des nuages
des fenêtres à tout bout de champ
les poubelles dans la rue
les volets sales
le bruit de la pluie tombante
les avions dans le ciel
les antennes

A comme Audimat

-Ne t’inquiète pas, il sait ce qu’il fait.

Les deux journalistes suivirent le garçon et traversèrent la colline, ils marchaient lentement car le sol enneigé ne rendait que plus compliqué le chemin. Au bout de quelques heures,  à bout de force  et affamés, ils s’arrêtèrent et décidèrent de faire une pause pour manger ces infâmes boites de conserve, les conditions ne leur donnaient pas d’autres choix . Après avoir mangé, la nuit tomba, sans aucun gadget électrique excepté une camera.  La nuit était noire,  ils se résignèrent à aller chercher un lieu où dormir puis ils pensèrent aux petites maisons regroupées au pied du vallon et toquèrent à la première venue. Ce fut une dame qui leur ouvrit, Yochka qui comprit bien vite que les deux reporters ne pouvaient rien dire puisqu’ils  ne parlaient pas leur langue expliqua à la dame qu’ils avaient besoin d’un toit pour une nuit . La dame, tout d’abord inquiète de faire entrer des inconnus chez elle, accepta finalement. Ils entrèrent et la vieille dame les emmena dans une pièce légèrement étroite mais qui contenait trois lits et laissa le journaliste, le cameraman, et Yochka s’installer. Puis tous s’endormir dans les bras de Morphée.

Du moins c’est ce qu’essaya de faire Jean Yve Delorce mais, perturbé par le bruit, il n’arrivait pas à s’endormir, il pensa que cette nuit-là tout était beaucoup plus bruyant que d’habitude. Tout d’abord pensif, il se dit que c’était normal après tout, c’était la guerre, puis il entendit des détonations intenses alors il sortit et alla voir ce qui se passait. Il eut à peine le temps de se retourner que les maisons furent attaquées, les soldats avait lancé des attaques de tous les cotés. Jean-Yves tenta d’aller dans la maison chercher son ami mais il n’était plus qu’à moitié lui même, dépourvu de presque la moitié de ses sens, il ne voyait presque rien et ses oreilles étaient ravagées par les bruits assourdissants que produisaient ces attaques. Tout ce sang qu’il voyait, toutes ces victimes qui couraient partout, il entendait des cris et des pleurs, hurlements de la souffrance, appels à l’aide. Mais Jean Yve Delorce ne put aider personne car, à peine quelques secondes plus tard, il s’effondra au sol .

Quelques semaines après ce tragique incident, voilà ce qu’on pouvait regarder en une : « Deux reporters meurent en mission en essayant d’aider une vieille dame et son petit garçon ». Ce fut sans doute l’une des plus grandes réussites du journal qui avait perdu leurs reporters mais récupérer leur audimat .

A comme Acrobates

Je vous rappelle, chers élèves de 4ème F, que vous devez écrire chaque semaine un article  dans cet atelier : textes imposés ou textes libres, vous avez à votre disposition, ici ou dans votre cahier, des exemples de textes à imiter ou à parodier. Vous pouvez aussi inventer votre propre genre selon « l’humeur du jour ».

Depuis A comme Acrobate à Z comme Zambon, vous aurez, à la fin de l’année, illustré chaque lettre de l’alphabet et ainsi constitué votre propre « fictionnaire » comme l’appelle Alain Finkielkraut.

Je ne suis pas là cette semaine et j’espérais vous lire… C’est le concours des Etonnants Voyageurs, n’oubliez pas…

 

A comme Amie

Un jour, sur la place nationale, une nouvelle patinoire fut installée alors je medis que je pourrais y aller avec une amie.  Je lui proposai de venir et, bien sûr, avec plaisir, elle accepta. On se retrouva à la patinoire ; la musique était tellement forte qu’on s’entendait à peine parler. On loua nos patins et nous nous dirigions vers la piste jusqu’au moment où on s’arrêta sur un  côté de  barrière  de la patinoire, mon amie voulait me dire quelque chose mais je n’entendais rien avec la musique alors je me  dis que ce n’était pas très important et  que je n’avais pas besoin d’y prêter attention. On continua à s’amuser et à patiner jusqu’au moment  où elle s’évanouit en plein milieu de la patinoire. Les gens s’arrêtèrent net avec la musique et moi je la regardais impuissante. L’ambulance  arriva et les ambulanciers l’emmenèrent à l’hôpital. Je me rappelai quand  je l’avais appelée pour l’inviter, elle m’avait dit qu’elle avait quelque chose à me dire de très important, qu’elle ne se sentait vraiment pas très bien mais qu’elle viendrait pour moi une dernière fois.
Et c’est là qu’à la porte de chez moi j’ai vu deux ambulanciers qui  m’ont dit  que mon amie était atteinte d’une très grave maladie. Elle a tenu de toutes ses forces mais elle est morte ce matin .

A comme Agresseur

Je me rappelle qu’un jour, j’étais un policier en service (j’avais une arme),  j’étais en pause pour manger, je suis parti au restaurant. Après le repas, je suis allé aux toilettes, où j’ai mis des écouteurs. J’ai entendu des bruits, j’ai cru que quelqu’un avait cassé un verre. J’étais distrait par la musique, puis j’ai entendu un autre bruit mais j’étais toujours distrait. Je suis resté aux toilettes, manipulé, contrôlé par la musique. Toujours aux toilettes, j’entendais la sirène de la police, je me n’en préoccupais pas. Mais, en sortant, je me suis rendu compte que la police était là, je leur ai demandé qu’est ce qu’il se passait. Ils m’ont répondu qu’un agresseur était venu au restaurant en blessant une dizaine de personnes. Je me suis senti bête, imbécile, à cause de moi plusieurs dizaines de personnes étaient blessées par ma stupidité.

A comme Arrêt

C’était une journée de cours comme toutes les autres. Pendant une heure de français, je reçus un message et vis que c’était ma mère, je n’ouvris pas le message :  je me dis que n’était pas important et que ça pourrait attendre la récréation. Quelques minutes plus tard, je reçus un autre message mais cette fois-ci c’était de mon père. Je commençai à me poser des questions mais je me dis encore une fois que ça pouvait attendre la récréation.

L’heure de cours finie, je me dirigeai en récréation et pris mon téléphone pour voir les messages, mes deux parents avaient écrit exactement la même chose. J’ouvris leur message et vis  : « Ocia, ce soir, ton/ta père/mère avons quelque chose d’important à te dire, rentre à la maison directement après que tu auras fini les cours. » Ça m’inquiétait.

Je finis ma journée et rentrai chez moi. Quand j’arrivai, mes parents ne parlaient plus, comme si ma présence les dérangeait. Je leur demandai ce qu’il y avait, ils hésitaient à me répondre et bégayaient. Quelques secondes plus tard, ma mère me dit : « Ocia, ta tante est décédée, l’hôpital nous a appelés cet après-midi à 13h. Comme tu le sais, ça fait deux semaines qu’elle y était et elle a fait un arrêt cardiaque. »  Je n’eus aucune réaction, ni larmes, ni tristesse, j’étais neutre, rien ne se passait dans ma tête, un vide, je ne pensais à rien. Je montai dans ma chambre sans rien répondre à mes parents.

Le lendemain matin, je préparai mon bain et je commençai a me laver. D’un coup, je me mis à pleurer, à ressentir toute la tristesse que je n’avais pas ressentie le soir précédent et me rendis compte que ma tante était morte.