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A comme Acrobates

Je vous rappelle, chers élèves de 4ème F, que vous devez écrire chaque semaine un article  dans cet atelier : textes imposés ou textes libres, vous avez à votre disposition, ici ou dans votre cahier, des exemples de textes à imiter ou à parodier. Vous pouvez aussi inventer votre propre genre selon « l’humeur du jour ».

Depuis A comme Acrobate à Z comme Zambon, vous aurez, à la fin de l’année, illustré chaque lettre de l’alphabet et ainsi constitué votre propre « fictionnaire » comme l’appelle Alain Finkielkraut.

Je ne suis pas là cette semaine et j’espérais vous lire… C’est le concours des Etonnants Voyageurs, n’oubliez pas…

 

A comme Amie

Un jour, sur la place nationale, une nouvelle patinoire fut installée alors je medis que je pourrais y aller avec une amie.  Je lui proposai de venir et, bien sûr, avec plaisir, elle accepta. On se retrouva à la patinoire ; la musique était tellement forte qu’on s’entendait à peine parler. On loua nos patins et nous nous dirigions vers la piste jusqu’au moment où on s’arrêta sur un  côté de  barrière  de la patinoire, mon amie voulait me dire quelque chose mais je n’entendais rien avec la musique alors je me  dis que ce n’était pas très important et  que je n’avais pas besoin d’y prêter attention. On continua à s’amuser et à patiner jusqu’au moment  où elle s’évanouit en plein milieu de la patinoire. Les gens s’arrêtèrent net avec la musique et moi je la regardais impuissante. L’ambulance  arriva et les ambulanciers l’emmenèrent à l’hôpital. Je me rappelai quand  je l’avais appelée pour l’inviter, elle m’avait dit qu’elle avait quelque chose à me dire de très important, qu’elle ne se sentait vraiment pas très bien mais qu’elle viendrait pour moi une dernière fois.
Et c’est là qu’à la porte de chez moi j’ai vu deux ambulanciers qui  m’ont dit  que mon amie était atteinte d’une très grave maladie. Elle a tenu de toutes ses forces mais elle est morte ce matin .

A comme Agresseur

Je me rappelle qu’un jour, j’étais un policier en service (j’avais une arme),  j’étais en pause pour manger, je suis parti au restaurant. Après le repas, je suis allé aux toilettes, où j’ai mis des écouteurs. J’ai entendu des bruits, j’ai cru que quelqu’un avait cassé un verre. J’étais distrait par la musique, puis j’ai entendu un autre bruit mais j’étais toujours distrait. Je suis resté aux toilettes, manipulé, contrôlé par la musique. Toujours aux toilettes, j’entendais la sirène de la police, je me n’en préoccupais pas. Mais, en sortant, je me suis rendu compte que la police était là, je leur ai demandé qu’est ce qu’il se passait. Ils m’ont répondu qu’un agresseur était venu au restaurant en blessant une dizaine de personnes. Je me suis senti bête, imbécile, à cause de moi plusieurs dizaines de personnes étaient blessées par ma stupidité.

A comme Arrêt

C’était une journée de cours comme toutes les autres. Pendant une heure de français, je reçus un message et vis que c’était ma mère, je n’ouvris pas le message :  je me dis que n’était pas important et que ça pourrait attendre la récréation. Quelques minutes plus tard, je reçus un autre message mais cette fois-ci c’était de mon père. Je commençai à me poser des questions mais je me dis encore une fois que ça pouvait attendre la récréation.

L’heure de cours finie, je me dirigeai en récréation et pris mon téléphone pour voir les messages, mes deux parents avaient écrit exactement la même chose. J’ouvris leur message et vis  : « Ocia, ce soir, ton/ta père/mère avons quelque chose d’important à te dire, rentre à la maison directement après que tu auras fini les cours. » Ça m’inquiétait.

Je finis ma journée et rentrai chez moi. Quand j’arrivai, mes parents ne parlaient plus, comme si ma présence les dérangeait. Je leur demandai ce qu’il y avait, ils hésitaient à me répondre et bégayaient. Quelques secondes plus tard, ma mère me dit : « Ocia, ta tante est décédée, l’hôpital nous a appelés cet après-midi à 13h. Comme tu le sais, ça fait deux semaines qu’elle y était et elle a fait un arrêt cardiaque. »  Je n’eus aucune réaction, ni larmes, ni tristesse, j’étais neutre, rien ne se passait dans ma tête, un vide, je ne pensais à rien. Je montai dans ma chambre sans rien répondre à mes parents.

Le lendemain matin, je préparai mon bain et je commençai a me laver. D’un coup, je me mis à pleurer, à ressentir toute la tristesse que je n’avais pas ressentie le soir précédent et me rendis compte que ma tante était morte.

Amis pour la vie

Je me souviens du jour ou j’ai réalisé un pacte avec mon meilleur ami. « Être amis pour la vie ».

C’était en fin d’année de maternelle . La fin de l’année approchait. Nous savions que les années suivantes seraient difficiles car nous ne serions plus ensemble. Jérémy déménageait. Il partait en province, prés de Bayonne. Son père changeait de travail.

Nous avions fait le serment de ne jamais nous oublier. Nous nous étions donné rendez-vous au parc de la Cerisaie pour sceller notre amitié. Nous avons échangé une petite voiture à laquelle nous tenions. Ainsi à chaque fois que l’on verrait la voiture on penserait a l’autre.

A ce moment-là, j’ai éprouvé de la tristesse, j’ai eu envie de pleurer car Jérémy allait me manquer. Les choses ne seraient plus comme avant. Nous avions l’habitude de nous voir tous les jours à l’école, de nous parler, de rigoler…  On se voyait même le week-end, car nos parents étaient proches. J’allais me retrouver avec mes autres amis mais avec une personne en moins. Les choses ne seraient plus pareilles. Les jours passaient et il me manquait toujours autant.

Aujourd’hui, qu’en-est-il de cet engagement?

Les années ont passé et nous sommes toujours amis. Nous nous voyons presque tous les ans en vacances à Hendaye.

Nous nous retrouvons toujours avec plaisir, ses parents, son petit frère et lui. Maintenant de nouveaux liens avec ses propres amis se sont créés, nous nous retrouvons tous a la plage pendant les vacances.

Le pacte a bel et bien marché.

Malgré la distance, notre amitié n’a pas changé.

La distance n’est pas une excuse pour mettre fin à une amitié profonde. « La distance rend toute chose infiniment plus précieuse ». (Arthur Charles Clarke)

A comme Alexandre

Dans les années 18.., mon ancêtre Paul Alexandre a été retrouvé sur le palier d’une porte, orphelin. Une fois adopté, on lui a donné comme nom de famille Alexandre car il a été trouvé un 22 avril. Le 22 avril était la Saint Alexandre. Peu de temps après, j’ai appris qu’à l’époque quand on trouvait un enfant orphelin, son nom de famille était le prénom du Saint  du jour où on le trouvait. Le nom de famille Remy était souvent donné aux enfants remis à l’assistance publique, comme Philipe Remy dans la nouvelle de Maupassant, le papa de Simon.

A comme Amant

Elle partit vers quatre heure du matin , oubliant son mari qui dormait. Elle tentait désespérément  de trouver un fiacre pour rentrer, elle vit un homme qu’elle semblait avoir aperçu au bal. Celui-ci ce souvint également de cette femme qu’il avait trouvée  jolie. Elle lui demanda si elle pouvait monter dans son fiacre, il la regarda, tout chez elle lui plaisait, elle lui fit même les yeux doux, ce qui n’était pas utile puisqu’il refusa. Malgré sa fatigue, elle se résigna à rentrer à pied.

Le lendemain la routine recommença cassant le bonheur de la veille. Elle s’aperçut que son mari, qui venait de partir au ministère, avait oublié son écharpe, elle décida donc d’ aller la lui apporter. Au ministère, lorsqu’elle le vit elle faillit perdre pied , lui , l’homme du bal , il parut également troublé puisqu’il en perdit ses dossiers . Leur échange fut rapidement coupé par la voix de son mari qui lui demanda :
– Chérie, qu’est ce que tu fais là ?
-Je suis venue t’apporter ton écharpe.

Il remercia sa  femme et celle-ci s’en alla. Le soir, son mari rentra, ils se racontèrent leur journée et s’en allèrent se coucher.

Un matin, madame Loisel reçut un courrier , elle l’ouvrit et lut le contenu : Chère Madame, je dois vous révéler mon affection profonde et insensée, je dois dire  que vos yeux ont ouvert mon coeur, comme s’ils en étaient  la clé. Signé l’homme du fiacre.

Pendant plusieurs jours ils communiquèrent par lettre en s’échangeant leur affection, plus le temps passait plus il leur tardait de se voir. Madame Loisel avait été charmée de la personnalité de l’homme , qui lui donnait l’affection dont son mari manquait , la distraction dont elle avait besoin et la présence qu’elle souhaitait.

Un soir alors que son mari était en voyage , elle reçut une lettre de la part de son amant : une invitation à un bal qui avait lieu le lendemain.

Le jour arriva : elle était prête, maquillée, habillée, coiffée et accompagnée. Les amants allèrent au bal, son compagnon lui prit la main et l’emmena danser, elle avait une robe rouge, ses cheveux étaient bouclés et elle avait mis des perles, lui était en costume , chaussure cirées et cheveux soignés. Ils  dansèrent et s’amusèrent jusqu’au bout de la nuit.  Mais tout à coup, monsieur Loisel débarqua, il vit sa femme aux bras d’un autre,  elle le vit aussi, il était également accompagné d’une femme, d’ailleurs la femme le tira vers les amants et salua le ministre et madame Loisel .

A comme Aventure

Elle partit vers quatre heures du matin. Le lendemain, Mme Loisel alla rendre la parure de diamants à Mme Forestier. En route, elle croisa le facteur qui devait lui remettre une lettre. Une lettre! Mme Loisel n’en recevait que très peu. Mais celle-ci portait bien son nom et son adresse et l’écriture était très belle. Cela ne pouvait provenir que d’une personne haut placée.

Une fois chez Mme Forestier, Mme Loisel et Mme Forestier ouvrirent la lettre. C’était une lettre du ministre : une invitation à diner mais à elle seule. Mme Loisel réfléchit quelque instant, puis, décida d’y aller. Mme Loisel demanda à nouveau une robe et un bijou à Mme Forestier car M. Loisel ne devait pas être au courant.

Le jour J, Mme Loisel se rendit au point de rendez-vous. Le ministre était en avance. Ils allèrent dans le restaurant gastronomique préféré du ministre mais aussi le plus cher de Paris. Mais le ministre étais assez riche pour se le permettre. Le ministre fit une proposition à Mme Loisel. Il lui proposa une aventure avec lui. Elle lui demanda du temps pour réfléchir. Quelque part , elle aurait tout ce dont elle avait toujours rêvé , la richesse, la bonne cuisine, les beaux couverts… Mais ce serait très malhonnête de sa part vis-à-vis de son mari.

Plusieurs semaines passèrent et elle prit une décision. Elle allait quitter son mari. C’était son choix. Elle alla voir le ministre puis accepta la proposition. Lorsqu’elle le dit à son mari, il décida de rester calme et alla faire les valises de son ex-femme. Mais il était trop triste et s’effondra en pleurant, et la laissa partir .