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F comme Futur antérieur

C’est la fin de l’année, ce qui veut dire les vacances. Mais l’école va me manquer. Mes amies, et même les devoirs. Je vais m’ennuyer pendant ces vacances ; on va faire du camping, puis on ira chez mes grands parents.

Dring ! Ah c’est déjà la fin des vacances. Finalement l’école  ne m’aura pas manqué…

O comme On peut être

On peut être aveugle ou sourd
On peut être léger ou lourd
On peut être agréable ou désagréable
On peut être aimable ou minable
On peut être gentil ou méchant
On peut être rapide ou lent
On peut être noir ou blanc
On peut être grand ou petit
On peut être turbulent ou sage
On peut être chef d’entreprise ou femme de ménage
On peut être un homme ou une femme
Mais dans la vie tous les êtres humains sont égaux
Tout simplement

D comme Droit

C’est l’histoire d’un enfant,

un enfant qui n’a pas le droit à l’éducation,

un enfant qui n’a tout simplement pas de droits.

Il n’a même pas le droit de songer à en avoir.

Lui, il a des obligations,

seulement des obligations.

Il doit travailler,  sans se plaindre,

travailler, toujours travailler.

 

 

M comme Mardis soirs

Devant le gymnase, après l’entraînement de Viet Vo Dao, il est tard, je tombe directement sur le camion de pizza. L’odeur de fast-food vient me mettre l’eau à la bouche. Une vieille dame que je vois tous les mardis avec son vieux chien passe devant moi. Elle me sourit, je la regarde partir. La nuit tombée, la rue de Paris est pratiquement vide et j’aime cette sensation de solitude.

Il reste  encore quelques personnes sortant du travail et attendant leur bus. Je les observe et m’amuse à trouver leurs métiers : un homme du trentaine d’années en costume, il doit certainement travailler à la banque, ce monsieur avec sa grosse veste et sa mallette, lui, doit certainement être prof, il est sans doute resté plus longtemps à son école pour corriger ses copies et… oh ! ce vieux monsieur qui n’a certainement plus l’âge de travailler . J’attends que le feu passe au vert en continuant mon jeu. Je vois à ma droite les dernières lumières des boutiques des galeries s’éteindre, seuls Monoprix et Mcdonald restent allumés.

Dans la  rue de Conflans, le vent froid d’hiver vient glacer la transpiration qui était restée chaude jusque là. Il y a cet homme, le sourire aux lèvres, certainement content de retrouver sa femme et sa fille.

Devant la synagogue, comme tous les mardis soirs, il y a ce vieux monsieur qui fume sa cigarette, accoudé sur les barrières qu’a installées la mairie après les alertes attentats en France. Sur ma droite, se trouve le Francash qui vient tout juste d’ouvrir. Le pont en face de moi ne bouge plus d’un pouce ; à cette heure-ci, il n’y a plus de passage.

Je vois la lumière de mon salon allumé et j’espère que ma mère va m’annoncer que ce soir c’est sushi. En attendant que ma musique se termine, je compte le nombre d’appartements qui sont encore allumés… mais apparemment mes voisins sont tous vieux. Le grillage qui d’habitude est recouvert de feuilles se retrouve nu à cause de cette hiver glacial.

L comme Lampadaire

Il est solitaire et donne un air triste. Il éclaire la rue comme le soleil éclaire le monde, avec sa lumière jaune.  A chaque fois que je le vois, il me fait réfléchir, il me fait me perdre dans mes pensées. Sa couleur marron me fait penser à des choses drôles auxquelles je n’aurais jamais pensé auparavant. Il est tellement grand qu’à force de lever la tête pour le  regarder, il me donne mal au cou.

R comme Ritej

Mon nom n’est ni Ritedje ni Ritege ni autres choses. Ritej est un nom tout nouveau et rare. Je suis la première fille à être appelée Ritej en Tunisie et, depuis, toutes les autres petites filles qui portent le même prénom sont généralement nées en 2010.

Ritej est le tapis qu’on met sur la Kaaba à la Mecque. Il est fait de tissu de haute qualité, le Coran est inscrit soigneusement dessus.

Mais mon prénom a une seconde signification : « tej » veut dire « couronne ».

Je préfère la première définition car j’aime beaucoup la Mecque et la Kaaba est quelque chose d’important dans ma religion . Je préfère donc la définition religieuse .

P comme Poubelle

Cette poubelle sur le coté d’un trottoir attend sagement que quelqu’un vienne lui secouer la tête pour en remplir son cerveau. Elle se voit souvent vide, parfois remplie. Ce quelle attend le plus dans la vie, c’est les moments où elle se fait promener d’un coté à l’autre pour se faire vider des idées qu’elle en tête et en avoir d’autres différentes. Une fois, la tête vide, le cycle continue, jusqu’à ce qu’elle se fasse broyer dans une usine avec toutes ses amies qui ont subi la même vie. Une fois broyée, elle est réutilisée pour la même fonction sous d’autres formes et d’autres couleurs.

B comme Buissons

Le début de mon trajet pour aller à l’école commence en sortant de chez moi : un jardin, un garage, des arbres, des buissons, des voitures, des appartements, des passants puis le ciel.
Plus loin dans la ville,  la « place de la mairie »  : la mairie, des drapeaux français, des passants, des immeubles, des magasins, des jets d’eau, des voitures puis des arbres ainsi que des buissons.
« Derrière le Monoprix du coté des galeries »  : des chantiers, des ouvriers, des lycéen(e)s, puis des voitures garées le long de la rue.

F comme Fiction

Si seulement la vie pouvait être comme un fiction remplie de choses qu’on rêve d’avoir ou de voir. De choses qu’on ne peut pas faire ou qu’on pourrait faire. De sentiments inconnus ou incompris. D’amour impossible ou incompréhensible. De personnes sensibles et  touchantes qui peuvent exprimer leurs sentiments sans problème. La vie en fiction serait comme un paradis, un monde idéal. Mais nous vivons dans un monde sans savoir vivre, sans coeur. Cela ne m’empêche, non, ne nous empêche pas de rêver de choses incroyablement fantastiques selon notre point de vue. Mais il ne faut pas toujours rester dans la lune ou sur les nuages à rêver, il faut vivre ces rêves en faisant en sorte qu’ils deviennent réalité. La vie n’est pas une fiction mais, en ayant des rêves, nous pouvons faire en sorte que la vie soit notre propre monde idéal.