All posts by Noor Masli

S comme Souvenir

Tout est éphémère, ce que nous sommes, ce que nous mangeons, notre apparence pourtant si importante, les personnes auxquelles nous nous attachons, la valeur des choses, notre corps, notre coeur, même la tristesse et la joie sont éphémères. Seuls les souvenirs restent indélébiles, gravés dans notre cœur, ils nous rappellent le goût qu’avaient nos émotions à un certain temps, nous colorant de mille couleurs. Ils ne nous quittent pas, ils nous raccrochent à ce que nous sommes, à notre vraie nature, ils ne nous démentent pas, et ne nous déforment pas. Eux, nous acceptent tels que nous sommes, pourtant ils ne nous connaissent même pas.

T comme Toi

Une étrange nuit dans la rue, où tout le monde a peut-être trouvé son âme sœur assise à l’arrêt de bus

Celui qu’elle a vu et qui l’a regardé 

Celui qui est charmé 

Celui qui est pensif

Celui qui est nerveux

Celui qui est déstabilisé 

Celui qui n’ose pas

Celui qui n’a pas le courage d’oser

Celui qui a soutenu le regard

Celui qui est parti

Celui qui regrettera

Celui qui est toi

R comme Rouillée

Elle est longue, pas très grande, elle me fait parfois penser à une cage, pourtant chaque jour elle m’ouvre au monde, elle est d’un vert foncé légèrement rouillé, mais les souvenirs la rajeunissent. Elle me voit grandir chaque jour, elle a perçu chacun de mes états d’âme, elle a rencontré tous mes amis, elle m’a vu partir, revenir. Elle m’observe encore aujourd’hui, elle est silencieuse et connaît beaucoup de monde. Souvent elle m’a vu tomber, à vélo, à pied, à roller, à en pleurer. Mais elle m’a vu me relever, vaincre. Les chaudes journées d’été elle me brûle parfois les mains, l’hiver elle me les gèle. Elle a son charme, cette grille en bas de chez moi.

S comme fleur de Sakura

Je rentre du sport, j’ai de la chance il ne fait pas encore nuit, je peux admirer le coucher de soleil.  Loin derrière, les usines ne forment plus qu’un ensemble d’ombres, les voitures ont l’air de jouet de là où je les aperçois, comme si tout était inoffensif à cette heure là. Le bruit des moteurs est roi.

Je descends le long de la piste cyclable, la réalité me rattrape quand un vélo passe à coté de moi. Le temps d’un instant, j’entends une sonnette tinter. J’arrive devant la route, j’attends que le temps passe et les voitures avec, pour enfin pouvoir traverser sereine, mais le danger n’est pas écarté tant que je ne suis pas passée de l’autre coté .

J’arrive face à une clôture de magasin, j’observe attentivement les tags qui ne me disent rien, excepté celui en haut qui ressemble à une fleur sûrement faite au pochoir vu la précision du dessin. Je vois au loin : il y a un petit raccourci de pierre qui me sert uniquement quand je suis en retard, car les odeurs qui l’entourent ne sont pas agréables du tout .

Je continue ma marche et j’arrive à un rond-point, il n’y a personne, à croire que cette ville est dénuée de tout habitant. Je remarque que les poteaux sont légèrement penchés comme si c’était des dominos qui allaient s’effondrer un par un au ralenti.

Je tourne ensuite, je suis presque arrivée à destination, mais je m’arrête pour regarder l’arbre aux fleurs de sakura, bien qu’il soit caché par un grand arbre aux feuilles vertes foncées, la lumière contraste avec les couleurs rose de l’arbre, ce qui le rend plus visible. Après m’être attardée, je rentre enfin chez moi .

C comme le Charme de la ville

Le règne du ciel

La puissance du bâtiment

Le reflet dans la rivière

Les ombres des fenêtres

L’inspection des yeux

La méfiance des passants les uns envers les autres

Pourtant tous pareils

La monotonie des feuilles

Le crissement des voitures

Le mélange des saisons

La négligence des innocents

L’épopée de ce chat gris

La domination des nuages

Les visages éphémères

Le clapotis de l’eau

L’inexorable froid

Le rang des voitures

Le rire des enfants

Le charme de la ville

 

 

 

 

 

D comme Dodo et Didi

Doris dort dans différent dortoirs. D’ailleurs dimanche Doris dansa, déambulant différemment de d’habitude,  décomplexé, Doris décida donc de décompresser. Débattant dynamiquement dans Deauville , d’où Doris déjeunait d’une traite , Doris démuni disait : « Draguer c’est dangereux « . Didi dit à Doris doucement : »Dodo, déstresse « . Doris et Diane développaient des sentiments . Doris décidé dit : « Dinons ensemble » !  Diane , dépourvue , donna différents baisers à Dodo ce soir là .  Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de joie !

 

Déterminé Doris décida de décéder dans d’affreuses  douleurs.

 

Fait avec Maeva

A comme Audimat

-Ne t’inquiète pas, il sait ce qu’il fait.

Les deux journalistes suivirent le garçon et traversèrent la colline, ils marchaient lentement car le sol enneigé ne rendait que plus compliqué le chemin. Au bout de quelques heures,  à bout de force  et affamés, ils s’arrêtèrent et décidèrent de faire une pause pour manger ces infâmes boites de conserve, les conditions ne leur donnaient pas d’autres choix . Après avoir mangé, la nuit tomba, sans aucun gadget électrique excepté une camera.  La nuit était noire,  ils se résignèrent à aller chercher un lieu où dormir puis ils pensèrent aux petites maisons regroupées au pied du vallon et toquèrent à la première venue. Ce fut une dame qui leur ouvrit, Yochka qui comprit bien vite que les deux reporters ne pouvaient rien dire puisqu’ils  ne parlaient pas leur langue expliqua à la dame qu’ils avaient besoin d’un toit pour une nuit . La dame, tout d’abord inquiète de faire entrer des inconnus chez elle, accepta finalement. Ils entrèrent et la vieille dame les emmena dans une pièce légèrement étroite mais qui contenait trois lits et laissa le journaliste, le cameraman, et Yochka s’installer. Puis tous s’endormir dans les bras de Morphée.

Du moins c’est ce qu’essaya de faire Jean Yve Delorce mais, perturbé par le bruit, il n’arrivait pas à s’endormir, il pensa que cette nuit-là tout était beaucoup plus bruyant que d’habitude. Tout d’abord pensif, il se dit que c’était normal après tout, c’était la guerre, puis il entendit des détonations intenses alors il sortit et alla voir ce qui se passait. Il eut à peine le temps de se retourner que les maisons furent attaquées, les soldats avait lancé des attaques de tous les cotés. Jean-Yves tenta d’aller dans la maison chercher son ami mais il n’était plus qu’à moitié lui même, dépourvu de presque la moitié de ses sens, il ne voyait presque rien et ses oreilles étaient ravagées par les bruits assourdissants que produisaient ces attaques. Tout ce sang qu’il voyait, toutes ces victimes qui couraient partout, il entendait des cris et des pleurs, hurlements de la souffrance, appels à l’aide. Mais Jean Yve Delorce ne put aider personne car, à peine quelques secondes plus tard, il s’effondra au sol .

Quelques semaines après ce tragique incident, voilà ce qu’on pouvait regarder en une : « Deux reporters meurent en mission en essayant d’aider une vieille dame et son petit garçon ». Ce fut sans doute l’une des plus grandes réussites du journal qui avait perdu leurs reporters mais récupérer leur audimat .

M comme Mystère

Un mystère à Charmes

Ce vendredi 5 juin le corps inerte de Léonard Raviolo a été retrouvé dans une rivière. D’après nos sources, un suspect aurait été arrêté en gare de Dijon .

 Article paru le 29/01/18

Vendredi 5 juin, le corps de Léonard Raviolo a été retrouvé à Charmes . Selon les experts, des empreintes identifiant Onofrios Scarcello auraient été trouvées. Ce dernier était connu des services de police pour escroquerie et petits cambriolages. Les enquêteurs auraient retrouvé le couteau qui a servi au meurtre chez le suspect, ses voisins nous ont fait part de leurs émotions et de leur avis : « Nous sommes sous le choc, Monsieur Scarcello était un homme aimable avec tout le quartier, mais ces derniers temps il prenait une mauvaise tournure « . D’après les rapports de la police le suspect aurait été arrêté plusieurs fois avec un fort taux d’alcoolémie dans le sang.

Un triangle amoureux

Monsieur Scarcello a finalement été arrêté à la gare de Dijon et, selon les enquêteurs, monsieur Raviolo aurait couché avec la femme de monsieur Scarcello et ce dernier apprenant la nouvelle piqua une colère terrible et décida de se venger. Il donna donc rendez vous à son meilleur ami au bar de la chaussette vers 19 heures , Léonard Raviolo, ne se doutant pas de l’effroyable piège que lui tendait son meilleur ami, alla au rendez vous. Tout alla très vite : monsieur Scarcello prit son meilleur ami, lui planta sauvagement divers coups de couteau dans la poitrine, l’embarqua dans sa voiture et jeta le corps dans la rivière . Onofrios Scarcello sera jugé en octobre pour meurtre de sang froid , il risque jusqu’à 35 ans de prison.

avec Martin