All posts by Mansata Kora

L comme Lampadaire

Il est solitaire et donne un air triste. Il éclaire la rue comme le soleil éclaire le monde, avec sa lumière jaune.  A chaque fois que je le vois, il me fait réfléchir, il me fait me perdre dans mes pensées. Sa couleur marron me fait penser à des choses drôles auxquelles je n’aurais jamais pensé auparavant. Il est tellement grand qu’à force de lever la tête pour le  regarder, il me donne mal au cou.

T comme Tour d’hiver

Une boucle de sport avec une chaussure d’oreilles

Un cheval de terre avec une pomme de course

Une pomme du temps avec un emploi de pin

La tour d’hiver avec le combat de Pise

La police de garde avec un chien de nuit

Un bras de rue avec un foot de fer

Une huile de foot avec une équipe de ricin

Une robe de fiançailles avec une bague de chambre

Un sapin de mariée avec une robe de Noël

Un set  de correspondance avec un carnet de table.

 

J comme Jeunesse

Nous passons devant la coupole où nous voyons les personnes qui vont au travail, une foule qui passe et repasse sans cesse. Des inconnus qui se frôlent sans même se connaître, magie de l’universel.

Sur le pont, nous voyons les trains passer, comme s’ils faisaient la course, incapables de se contrôler face au frisson de la victoire.

Devant la maternelle, nous voyons les enfants aller à l’école, inconscients et heureux. Certains se chamaillent pour des bonbons qui finiront par s’envoler comme leur jeunesse.

Nous arrivons devant une boulangerie où l’odeur des pâtisseries danse avec celle du pain. Les bonbons colorés se mélangent harmonieusement entre eux. Le charme est divin, mon cœur s’emballe pour ces friandises.

Finalement nous atteignons  le collège. Nos amis sourient heureux d’être là, comme si tout était intemporel.

 

avec Ocia

E comme Ecouter

Un jour, j’étais chez moi avec ma cousine. Elle me parlait mais j’étais distraite par la musique, je l’entendais mais je ne l’écoutais pas . Elle se couchait sur son lit et se relevait sans cesse, j’entendais un bruit de fond mais je n’y prêtais pas attention ; en fait, elle pleurait. Elle est partie au salon voir sa mère. Quelques minutes plus tard, j’entendis un bruit de gyrophare, c’était celui d’un camion de pompiers, puis la sonnerie de la porte. Je me suis dit que c’était sûrement une amie de ma tante donc je n’y y ai pas prêté attention. Une fois ma musique terminée, je me suis souvenu que ma cousine me disait qu’elle était malade et qu’elle avait mal au cœur. J’ai reçu un appel, c’était l’hôpital, ma cousine venait de mourir.

V comme Voleur

Elle partit du bal, avec Monsieur Loisel, vers quatre heures de matin. Ils cherchèrent  un fiacre, un chauffeur vit la rivière de diamants à son cou, la fixa puis s’arrêta , descendit  de la voiture, faisant mine de l’aider à monter. Mais il lui arracha son collier,  poussa Mme Loisel  et s’enfuit  avec la parure. Mme Loisel fut à la fois catastrophée et effrayée par le chauffeur.

Après quelques minutes, le couple partit à la recherche d’un commissariat.  Ils portèrent plainte contre le chauffeur du fiacre . Le commissaire les interrogea et ils lui décrivirent la scène dans ses moindres détails.

Le lendemain matin, Mme Loisel accompagna son mari au travail car elle avait peur de rester toute seule. Arrivée au ministère, elle reconnut le voleur qui était en fait le secrétaire de son mari, elle lui en parla et ils appelèrent la police.

Une fois la police arrivée, ils fouillèrent le voleur, ils trouvèrent la parure, la rendirent à  Mme Loisel et ils embarquèrent le voleur.

Le soir même, Mme Loisel rendit  la parure à Mme Forestier.