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D comme Droit

C’est l’histoire d’un enfant,

un enfant qui n’a pas le droit à l’éducation,

un enfant qui n’a tout simplement pas de droits.

Il n’a même pas le droit de songer à en avoir.

Lui, il a des obligations,

seulement des obligations.

Il doit travailler,  sans se plaindre,

travailler, toujours travailler.

 

 

L comme Lui

Il était là,

Je passais la moitié de mes vacances chez lui.

Chaque fois que j’allais chez lui, il m’offrait un cadeau.

Seulement il savait que le cadeau m’importait peu.

Moi ce que j’aimais, c’était passer du temps avec lui.

Il avait toujours quelque chose à dire, à raconter.

Maintenant, il n’est plus là.

 

mon grand père

Q comme Qui les observe

ceux qui montent dans le bus

ceux qui descendent du bus

ceux qui se racontent

ceux qui écoutent

ceux qui sont en avance

ceux qui sont pile à l’heure

ceux qui sont en retard

ceux qui aident

ceux qui se font aider

ceux qui marchent par plaisir

ceux qui courent par plaisir

ceux qui aiment

ceux qui n’aiment pas

ceux qui ont chaud

ceux qui ont froid

ceux qui s’asseyent sur un banc

ceux qui s’étirent sur un banc

ceux qui rigolent

ceux qui se battent

ceux qui séparent les bagarres

celui qui les observe tous

 

O comme Odeur du pain

Je vais vous parler d’un trajet.

Un trajet que je prends chaque matin.

Je passe d’abord devant Natixis, et sa masse d’hommes en costume, cigarette à la bouche. Puis il y a le collège Notre-Dame et son flot d’élèves retardataires. Juste à côté, la boulangerie, dont l’odeur de pain me ravit chaque matin. S’en suit le parc de l’Archevêché, où le calme règne de manière inhabituelle sans le brouhaha des enfants. Dernière étape, la crèche dont on entend les pleurs des enfants quittant leur parent.

Et c’est là que mon chemin s’arrête : au collège la cerisaie.

Vous l’aurez compris, ce chemin est celui de mon collège, celui du bâtiment où je suis forcé à travailler du matin au soir, pour devoir encore emprunter un chemin de plus, celui des études.

 

L comme Lampadaire

La nuit, lors de mes insomnies, je regarde par la fenêtre et le vois.

Il est là, depuis que je suis tout petit.

Il est là, nuit et jour, à tout venant,

mais il ne s’exprime que la nuit.

Car, quand la nuit envahit la ville,

il est là et il fait disparaître l’obscurité de sa lumière jaunie par le temps.

Dans la pénombre, il nous protège de l’obscurité.

c’est un lampadaire.

P comme Par la fenêtre

La fenêtre me montre tout ce qui se passe dehors,
elle ne me ment pas, ou plutôt, elle me dit tout,
elle me montre tout ce qu’elle voit,
car, à travers elle, je vois.

Mais que vois-je?

Je vois des arbres, dont les feuilles tombent et repoussent tout au long de l’année,
je vois un chemin, celui que je prends tout les matins,
je vois des bâtiments, encore et encore,
je vois l’herbe, toujours aussi verte et resplendissante.

R comme Rugby

C’était un jeudi comme les autres : j’avais mon entraînement de rugby. C’était les vacances, cela ne devait être très technique. Nous avons fait un match avec les adultes. A un moment, j’ai presque marqué un essai mais… le ballon m’a échappé des mains. J’avais raté  une occasion de marquer, de faire gagner mon équipe!

Vous vous direz sûrement que ce n’était qu’un entraînement et que ce
n’est pas grave. Mais pour moi, c’était important car je suis très bon au rugby. Pourtant je ne marque jamais d’essai alors pour une fois que
je pouvais…

I comme Inspiration

Etant une personne très inventive, je n’ai pourtant pas une once d’idée aujourd’hui, aucune idée, rien ne me vient à l’esprit. Pourquoi ? Pourquoi aujourd’hui n’ai-je aucune idée ? Que m’arrive-t-il ? Cela ne s’était jamais produit. Et pourtant je n’arrête pas d’écrire, serait-ce là ma source d’inspiration aujourd’hui ? Aurais-je découvert une nouvelle source d’inspiration ? En tout cas… cela m’emplit de détermination !

S comme Show jaune

C’était un samedi soir comme les autres, je regardais des vidéos sur YouTube. Le youtubeur que je regardais s’appelle « Le Rire  Jaune ». Ce youtubeur-là avait une chaine secondaire, le « Show Jaune », qui regroupait les vidéos les plus drôles de la semaine. Il a fait cela  pendant un an et, dans le numéro 39, il a fait une pose qu’il a nommée « la pose mythique » : cela consistait à s’accroupir les jambes écartées et à poser son coude sur son genou le poing fermé puis à poser sa tête dessus en regardant la direction où est posé  le coude (en générale vers la droite). Cette pose mythique nous fait rire, mes amis et moi.

A comme Aventure

Elle partit vers quatre heures du matin. Le lendemain, Mme Loisel alla rendre la parure de diamants à Mme Forestier. En route, elle croisa le facteur qui devait lui remettre une lettre. Une lettre! Mme Loisel n’en recevait que très peu. Mais celle-ci portait bien son nom et son adresse et l’écriture était très belle. Cela ne pouvait provenir que d’une personne haut placée.

Une fois chez Mme Forestier, Mme Loisel et Mme Forestier ouvrirent la lettre. C’était une lettre du ministre : une invitation à diner mais à elle seule. Mme Loisel réfléchit quelque instant, puis, décida d’y aller. Mme Loisel demanda à nouveau une robe et un bijou à Mme Forestier car M. Loisel ne devait pas être au courant.

Le jour J, Mme Loisel se rendit au point de rendez-vous. Le ministre était en avance. Ils allèrent dans le restaurant gastronomique préféré du ministre mais aussi le plus cher de Paris. Mais le ministre étais assez riche pour se le permettre. Le ministre fit une proposition à Mme Loisel. Il lui proposa une aventure avec lui. Elle lui demanda du temps pour réfléchir. Quelque part , elle aurait tout ce dont elle avait toujours rêvé , la richesse, la bonne cuisine, les beaux couverts… Mais ce serait très malhonnête de sa part vis-à-vis de son mari.

Plusieurs semaines passèrent et elle prit une décision. Elle allait quitter son mari. C’était son choix. Elle alla voir le ministre puis accepta la proposition. Lorsqu’elle le dit à son mari, il décida de rester calme et alla faire les valises de son ex-femme. Mais il était trop triste et s’effondra en pleurant, et la laissa partir .