All posts by Emma Méret

C comme Celui qui contemple la lune

Des personnes toutes aussi différentes les une des autres dans une si petite ville :

Celui qui cherche ses écouteurs
Celui qui contemple la lune
Celui qui est rempli de peur
Celui qui est sans rancune
Celui qui boit son café
Celui qui le renverse
Celui qui réclame la paix
Celui qui en fait la promesse
Celui qui est très pressé
Celui qui observe la nature
Celui qui est très stressé
Celui qui fait de la peinture
Celui qui contemple le soleil
Celui qui cherche de la monnaie
Celui qui s’émerveille
Celui qui n’aime pas partager

O comme Odeur nauséabonde

En sortant de mon hall d’immeuble, une forte pluie s’abat sur Charenton-le-pont, les escargots sont de sortie, des personnes  courent sous la pluie en essayant de rattraper leur parapluie, d’autres protègent leur coupe de cheveux. Tout ça me fait rire.
Le long  de mon immeuble s’écoule l’eau de pluie.

J’avance le long des rues, je passe devant une boulangerie, une bonne odeur en sort. La pluie continue de tomber, les fleurs en profitent pour prendre des forces, sur ma droite se trouve une grande école blanche mais aussi une maternelle remplie d’enfants qui crient.

J’arrive sur une pente qui descend sur une petite crèche remplie de bambins qui collent leurs bouches à la vitre et passent leurs temps à regarder les personnes qui passent devant eux.

Arrivée sur la rue du collège, je croise quelques personnes que je connais, une odeur nauséabonde se dégage près des arbres aujourd’hui. Un chien fait ses besoins sur les chaussures d’un des garçon assis devant le collège.

Je suis devant le collège, un groupe d’élève tente d’entrer, d’autres y sont déjà parvenus. La sonnerie retentit, le collège va fermer ses portes, je me range en attendant le professeur de sport, celui-ci arrive rapidement. Et nous partons en direction du stade Tony Parker.

L comme Ljubljana

Résultat de recherche d'images pour "graffiti orange et bleu panier de basket"Une écriture colorée le long d’un mur sobre
sans couleur, sans vie, sans émotions.
Du bleu, de l’orange, des arrondis, des lettres en relief.
L’écriture se met à palpiter comme un battement de coeur,
d’une couleur puis de deux.
Comme si cette écriture ressentait quelque chose de fort.
Cette écriture, que dit-elle ?
Aucune idée…
Ce tag est dans un joli pays ! La Slovénie. A Ljubljana,
dans un terrain vague, sous un panier de basket bleu et blanc.
Personne ne joue sur ce terrain.

C’est dommage .

L comme Lumière

La lumière jaune recouvrant ce parking

Le ciel blanc et pluvieux de l’hiver

Le long chemin de pierres qui relie les deux immeubles

Le bruit du moteur des voitures

La lune qui se fond dans les nuages blancs

L’école maternelle sur la gauche

Les voitures toutes différentes les unes des autres

Ce lointain restaurant au coin de la rue

Les hautes cheminées

Les fenêtres arrondies de l’immeuble  d’en face

Tous ces immeubles si différents

Le reflet de l’ordinateur sur la vitre

Les lampadaires blancs

Les arbres à moitié feuillus

Cette verdure entourant l’immeuble

Les toits des immeubles de Charenton

Le cadre gris de la fenêtre

Cette lumière  qui attire l’œil

T comme Tweeter, Turquoise et Tarte au poisson

J’aime : passer mes journées à regarder Netflix, sortir avec mes amis, profiter de mes week-ends pour me reposer, contempler les photos de famille, regarder le paysage d’été avec l’eau turquoise des îles, lire des citations sur tweeter, écouter la musique que j’aime, regarder des vidéos drôles de personnages célèbres, embêter mes frère et sœurs, regarder les gouttes de pluie couler le long de la vitre , lire des BD que je ne connais pas et surtout MANGER MANGER MANGER !!! c’est ce que je préfère.

Je n’aime pas : les endives, les vieux films, faire la queue dans un magasin, me disputer avec mes frère et sœurs, que l’on me dise la fin d’un livre ou d’un film, cuisiner, être malade, avoir sommeil, le chocolat noir, les hommes politiques, prendre le bateau, les roses jaunes, les ballerines, attendre le bus, les tartes au poisson…

 

C comme un Cultivateur mort pendu

Près de Meaux un cultivateur retrouver mort pendu .

Un cultivateur des environs de Meaux , Hippolyte Deshayes, marié, père de quatre enfants, s’est pendu, on ne sait pas pourquoi. La date, l’heure et les preuves font peur à voir….

Le journalmeurtrier.fr avec XSP -Police , justice- 06.06.06 à 6h06

  • Hippolyte Deshayes retrouvé mort pendu le 06.06.06 à 6 heures et 6 minutes. Le corps aurait été retrouvé six heures après, par le postier du village.

Après une fouille de la maison, l’agent Jonhson a trouvé le corps de Elianor Deshayes, la femme d’Hippolyte est morte assassinée de six coups de couteau, elle était dans la salle de bain de la suite parentale juste en face de la chambre des enfants, où les quatre ont été abattus à coups de hache, que l’on a retrouvée couverte de sang. L’homme se serait donc pendu dans son garage avec la corde à sauter de ses enfants.

D’étranges coïncidences

Les coïncidences entre l’heure et la date du déces de Hippolyte Deshayes le 06.06.06 à 6 heure 6 minutes sont troublantes. Les six coups de couteau donnés par l’homme sur sa femme et les six coups de hâche sur ses enfants. Ce serait comme quelque chose d’étrange. Le nombre de « 6 » dans cette enquête est affligeant.

« Monsieur Deshayes était étrange ces derniers jours….comme posséder  » nous dit une voisine anonyme . « 666 comprenez ! comprenez ! c’est la mort, il était possédé par la mort !  » criait un groupe de personnes dans la rue . Les enquêteurs n’ont plus aucune piste, l’affaire reste close pour le moment….

B comme une Boule de lune avec un croissant de Neige

Un repas de mai avec le mois de famille

 Un soleil de prison avec  une porte d’été

Un sac de fourrure avec un manteau de voyage

Une boule de lune avec  un croissant de neige

Une statue de France avec la boulangerie de glace

Un immeuble d’automne avec une feuille en feu

Un sapin de fleurs avec un pot de Noël

Un feu de correspondance avec un carnet de cheminée

Une voiture de café avec une tasse de courses

Une serviette en or avec une montre en papier

Une maison de conserve avec une boîte de brique

Une paire de vitrage avec des doubles lunettes

Un pull d’oreille avec une boucle d’homme

Le renne de gouttière avec un chat de Père Noël

Une galette de luxe avec une maison de roi

Le stade de signalisation avec un panneau de  France

Un ordinateur de soleil avec des lunettes de  bureau

Un animal de mon voisin avec  le chien de  la ferme

Un sceau de courses avec une liste d’eau

Une selle d’équitation avec une tenue de  cheval

 

avec Léa

Ç comme Ça va

Ce jour là, avec la classe nous étions en cours d’histoire géographie. Nous étions en train de copier le cours sur la nuit du 4 août 1789. Avec Thomas, mon voisin de classe,  nous parlions discrètement et je finis par dire : « oui bon ça va !  » et là ! Inès, qui était placée devant moi, se retourna et dit :  » oui et toi ?  » Sur le moment, je n’ai pas vraiment compris cette blague .

Puis, en y repensant, j’ai compris la blague d’Inès et je me mis à éclater de rire avec Thomas.

Le professeur nous remarqua mais ne dit rien puis, quelques minutes plus tard, le calme était revenu.

V comme la Vie change

Elle partit vers quatre heures du matin. Arrivée chez elle, elle se contempla une nouvelle fois sous le regard perdu de son mari. Il songeait, il songeait. Mais à quoi donc? Elle valsait devant son miroir, le sourire aux lèvres, se remémorant la nuit précédente.

Soudain, son mari se leva faisant tomber la chaise, et il la regarda avec le regard plein de haine. Il avança vers elle d’une démarche qui faisait peur à voir.

Il l’attrapa par les cheveux, lui donnant au passage des coups des coups de pied, la trainant par terre, l’insulta en la traitant de tous les noms. La nuit était tragique pour Mathilde, pleurant sans relâche. Déçue par le comportement de son mari, elle chercha des médicaments pour finir sa nuit.

L’aube venue, M.Loisel se leva du mauvais pied. Il réveilla violemment  sa femme et lui ordonna de préparer à manger. Mais malheureusement il n’y avait rien à manger. Quand M. Loisel l’apprit, il devint fou de rage. Il prit un vase et le jeta violemment sur le crâne de sa femme se plaignant qu’elle mange trop. Elle se retrouva  avec une fracture au crâne. Elle était encore plus désespéré que la veille. M. Loisel prit ses affaires et sans alla sans dire aucun mot. Mathilde demeura assise, pleurant et saignant du crâne, songeant. Elle se leva, prit un couteau, tailla ses veines. Elle s’installa devant le mur du salon. Elle prit son courage à deux mains et écrivit quelques mots d’adieu à l’encre de son sang laissant le mur ensanglanté.

Puis elle traversa le salon laissant des taches de sang derrière elle, s’assit devant la fenêtre, prit une grande inspiration et se laissa aller vers l’avant.

 »Le 25 Octobre 1898,

Madame Loisel a été retrouvée morte devant chez elle ensanglantée. »

M. Loisel revint le soir même et constata le désastre. Il  fut horrifié et regretta tous ses gestes violents envers elle. Il se remémora les commentaires déplacés des hommes  sur sa femme pleins de sous-entendus. Il se dit qu’elle ne valait pas la mort et qu’il regrettait son geste.