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C comme Celui du parc de Conflans

Posé au milieu du parc près de l’église et des aires des jeux. Entouré de buissons, de feuillage, d’arbres et d’herbe. Fait d’un bois vieilli dont l’écorce peinte commence à s’en aller. Relaxez-vous sur lui, il vous portera jusqu’à ce que la fatigue s’en aille. Debout au même endroit, il n’est toujours pas lassé de rendre service aux usagés de ce parc sans demander son reste. Sûrement là depuis une cinquantaine d’années, ce vieil homme ne voit pas le temps passer malgré l’usure et les générations qui changent. Toujours fidèle à sa place, sans bouger, il reste là c’est à se demander comment il fait. Il n’est peut être pas très confortable mais incroyablement pratique et même parfois indispensable. Toujours présent qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, il n’arrêtera jamais de rendre service aux plus fatigués ou aux plus rêveurx. Je pense que vous l’aurez sans doutes reconnu, c’est un banc mais pas n’importe quel banc, c’est celui du parc de Conflans.

C comme Chemin

Je descends le long de la longue pente passant à côté des voitures stationnées les unes derrière les autres formant comme un grand serpent de métal. Les grands panneaux  placés à intervalles régulier à sur le chemin. Le grand mur de la centrale électrique qui descend tout le long de la pente. Je longe les lignes délimitant les places de stationnement. Je passe aussi à côté de la vieille grille rouillée de la crèche. Il y a aussi les grands bâtiments debout au bout de la rue avec les grands arbres du square à regarder les passant marcher. Et tout cela je le vois seulement en suivant un vieux trottoir traversé de fissures et orné d’un rose quelque peu rouillé.

Je continue mon chemin en passant aussi à côté des feuillages et des buissons du jardin des grands immeubles près desquels discutent quelques passants. Sur ma droite, toujours la même chose, le long murs de briques de la centrale électrique et les voitures toujours stationnées les unes après les autres. Les lampadaires aussi sont toujours là, immobiles et éteints, à attendre la tombée de la nuit. Le vieux trottoir est toujours là lui aussi, arborant ses fissures et sa couleur : une sorte de rose pâli par l’usure. Pour l’instant le paysage et l’environnement sont toujours les mêmes mais, qui sait, peut être changera-t-il à la prochaine étape.

En continuant mon chemin, j’arrive au bout de la rue. Des arbres sont plantés au milieu du trottoir à côté des petits poteaux de la même couleur que les arbres et des voitures passent rapidement. A quelques pas des arbres, le trottoir se transforme en pavés qui continue jusqu’au passage piéton qui fait face au square de la cerisaie  et au collège de l’autre côté. Le square avec ses aires de jeux : quelques enfants s’amusent entre eux. Les grandes tours sont là à faire face à quiconque passe à cet endroit la de la ville.

C’est la fin des pavés : je m’arrête devant un passage piéton qui fait aussi office de dos d’âne prés duquel est garé un camion blanc. Il y a ensuite une longue allée menant jusqu’à l’entrée du collège, des arbres, des petites voitures.  De l’autre coté de la route, le parc de la cerisaie, de petits immeubles blancs aux toits bleus qui font face comme le parc au collège. Le collège, lui, est toujours pareil teinté d’un orange assombrit par l’âge.

Le chemin s’achève : nous sommes arrivés devant le collège avec sa longue grille verte collée au grand buisson. On voit aussi la poubelle verte comme la grille qui est posée dans l’angle. On distingue aussi le grand escalier menant aux salles de physique et de SVT qui forme comme un cercle vitré. On peut aussi voir l’entrée du préau placée derrière la grille et les grands buissons. Le trajet est terminé, nous sommes enfin arrivés devant le collège.

P comme Portail

Le portail rouillé.

Les plates-bandes florissantes du parc.

La barrière aux pointes dorées.

Le mur de vieux béton.

Les ombres intimidantes des grands arbres.

Les voitures immobiles.

La paisible église au fond du parc.

Les enfants joyeux.

Le passage piéton noir et blanc.

Les lampadaires sans lueur.

L’aire de jeux colorée.

Les vieux bancs en bois.

La longue allée de sable.

Les panneaux de signalisation rouge et blanc.

Les terrains de foot et de basket au loin.

Les arbres dépossédés  de leurs feuilles.

L’herbe verte et fraîche.

Les appartements d’étudiants au fond du parc.

Les longs murs de vieilles roches délimitant le parc.

Le petit escalier jusqu’à l’entré de l’airs de jeux.

 

 

 

 

 

 

 

C comme Carnet du temps

Une voiture en bois avec une table de course.

Un marin du dimanche avec un chauffard d’eau douce.

Un oiseau à gousset avec une montre de proie.

Une main de linotte avec une tête de fer.

Un agent de plomb avec un soleil de police.

Le chien de la République avec le Président du voisin.

Un pot en citron avec une glace en carton.

Une tasse à papier avec un crayon à café.

Une console de fruits avec des épluchures de jeux vidéo.

Un emploi de correspondance avec un carnet du temps.

E comme Ecouter

Cela s’est passé pendant les vacances d’été 2017 au Maroc. C’était un matin vers 10 heures, mon cousin et moi étions en train de jouer à un jeu vidéo. Quelques minutes plus tard, mon oncle entra dans la pièce et commença à nous parler de quelque chose mais nous étions tellement concentrés à jouer  que nous ne l’avons pas écouté. Une heure plus tard, fatigués de jouer, nous sommes allés faire un tour dans le salon où nous avons avons seulement trouvés mon père et le grand frère de mon cousin. Nous leur avons donc demandé où étaient passés mon oncle, mes soeurs et mon autre petit cousin. Ils nous ont répondu qu’ils étaient allés à la plage. Nous avons tout de suite compris que c’était de cela qu’il était venu nous parler. Nous avons passé le reste de la journée à regretter de ne pas l’avoir écouté. Lorsqu’ils sont revenus, ils nous ont raconté leur journée. Ils avaient loué des jet-skis, mangé des glaces, déjeuné au fast-food… . Nous regrettions tellement de ne pas l’avoir écouté que nous y avons pensé toutes les vacances.

I comme Intonationale

Armoiraisin : Meuble servant à contenir de petits fruits.

Beurrouge : Préparation laitière de couleur sang.

Cabosser : Travailler jusqu’à devenir un fruit.

Drôleriz : Aliment conférant des sucres lents et étant d’un grand humour.

Ebouheure : Personne qui ne ramasse les déchets qu’à un certain moment de la journée.

Fablaireau : Animal pas très malin racontant des histoires courtes.

Gadgetologue : Personne étudiant les objets inutiles.

Habitacle : Maison qui s’effondre à cause d’une intervention non-règlementaire.

Intonationale : Manière chantante de parler d’un pays.

Journalong : Papier à lire à l’infini.

Kangourouge : Animal australien de couleur pourpre.

Loutronc : Arbre en forme d’animal mi-aquatique mi-terrestre.

Marincorrigible : Personne travaillant sur la mer et qui a su garder son âme d’enfant.

Nulynx : Félin peu doué dans la vie.

Originalune : Astre qui se démarque des autres.

Portouriste : Personne qui visite les côtes du monde entier.

Quadrôle : Véhicule à quatre roues qui a toujours le mot pour rire.

Raptornade : Dinosaure tellement rapide qu’il produit des ouragans lorsqu’il court.

Saluthon : Poisson qui ne peut pas passer sans dire bonjour.

Tortunnel : Animal à carapace aussi long qu’un tunnel.

Universo : Galaxie placée à l’envers.

Vacheval : Animal né de l’union d’un équidé et d’un bovin.

Xylophonique : Appel émis avec un instrument à percussion.

Yaourtente : Couchette entièrement faite de lait caillé.

Zébrelle : Animal qui ne possède pas de mâle dans son espèce.

 

F comme Fatigue

Mardi, journée la plus ennuyeuse de ma semaine par excellence. Début à 8h20 et fin à17h05. La fatigue et l’ennui ne commencent qu’au second cours de l’après-midi. Le premier cours de la journée est aussi un peu difficile (le réveil l’est aussi). Comme je vous le disais, les trois derniers cours me fatiguent le plus. Le pire c’est que je me retrouve souvent avec beaucoup de devoirs d’anglais et de physique-chimie. Des leçons à apprendre par ci, des exercices à finir par là. Le plus fatiguant dans cette journée, c’est la monotonie des cours qui se répètent toutes les heures.

Mais aujourd’hui, ont eu lieu, en cours de français, les élections de délégués. Je me suis présenté mais je n’ai pas été élu à une voix près (c’était quand même amusant).

Je vous rassure le reste de la semaine est bien mieux. Le jeudi par exemple mais nous n’y sommes pas encore, ce qui est dommage. C’est souvent à la fin de la journée de mardi que je pense le plus au weekend, mais je me rends vite compte qu’il reste encore mercredi,jeudi et vendredi à passer.

Mais bon c’est pas si grave que ça.

M comme Monsieur Brévin

Elle partit vers quatre heures du matin. Une fois chez elle, Madame Loisel prit la parure et la déposa dans son étui avec grand soin. Le lendemain matin, elle alla chez madame Forestier et lui rendit la parure.

Il ne passait pas un jour sans que madame Loisel ne repense à la soirée du bal. Triste, elle se disait qu’elle ne pourrait jamais passer à nouveau une si belle soirée. Elle repensa à un homme qu’elle avait rencontré ce soir-là, Monsieur Brévin. Elle pensait à lui tous les jours. Il lui avait laissé son adresse. Elle n’osait pas se l’avouer mais au fond d’elle elle espérait le revoir. Finalement, elle se décida à lui envoyer une lettre.

Peu de temps plus tard, il lui répondit qu’il l’aimait , qu’il voulait faire sa vie avec elle, qu’elle vivrait dans le luxe avec lui car il était banquier. Elle était enfin décidée, elle allait partir et quitter son mari.

Le lendemain, elle retint son mari et lui dit : « C’est fini, je pars, j’en ai assez de cette vie, je ne fais jamais rien avec toi, tu ne t’occupes pas de moi et tu me laisses dans la misère. » Il essaya de la retenir mais rien n’y fit, elle était partie à jamais et il était abattu.

Monsieur Brévin avait donné rendez-vous à madame Loisel devant sa banque. Il était fou de joie dès qu’il la vit. Il la ramena chez lui  et ils parlèrent pendant des heures. Quelques temps plus tard, il décida de la présenter à sa famille. Ils l’avaient beaucoup appréciée.  Ils étaient très amoureux l’un de l’autre. Il lui achetait tout ce qu’elle voulait et l’emmenait à toutes sortes de bals.

Cinq ans  plus tard, l’homme décéda d’un problème cardiaque. Elle était abattue et pleurait sans cesse. Cependant, une nouvelle vint l’achever. Sur son testament il avait légué toute sa fortune à sa propre mère. N’ayant plus rien pour vivre, elle fut obligée de travailler pour subvenir à ses besoins pendant le reste de sa vie.