L comme ma propre Langue

Une entreprise gigantesque qui domine par son pouvoir. Les immeubles différents par leurs architectures. Les routes pleines de déchets…Quelques voitures le long de l’autoroute qui est souvent blindée. Nous sommes un dimanche et il est temps de se reposer. Quelques nuages cachent le soleil. Va-t-il pleuvoir ?  Le barrage blanc qui sépare la rue de la piste cycliste.

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Je suis encore à Ivry, sur le pont Nelson Mandela qui sépare ces deux villes différentes par leurs architectures et les habitants. Des passants toujours autant fascinés par la Seine. Des coureurs d’élite faisant leur footing du matin. Quelques panneaux publicitaires qui ne sont lus que quand il n’y a rien à faire. Quelques lampadaires qu’on aperçoit au loin. Les bâtiments rouges qui touchent les nuages.

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Le vent souffle et laisse circuler le pollen partout. On éternue. Moi je me contente de m’arracher sans pouvoir décrocher mon regard des immeubles abandonnés par l’Etat, ils sont décorés de tags. Je cherche en vain à décoder leur message mais rien à faire, je ne comprends rien. Ce n’est sûrement pas que de l’art, il y a un message à faire  passer. Des prénoms ou bien un mot qui signifient sûrement beaucoup pour les auteurs, au point de les graver sur les murs. L’immeuble me paraît habité, malgré les fenêtres cassées. Comment je le sais ? Juste avant que je ne déménage, j’habitais dans un immeuble identique.

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Je suis arrivée à  destination : un tabac. J’y entre en prenant soin de regarder les personnes. Et je croise le dos de mon père. Les gens ici paraissent désespérés. Mais ce tabac est chaleureux. Il est rempli de couleur et de gaité. Je remets la somme d’argent tout en discutant légèrement avec lui. Je regarde à nouveau autour de moi. Je croise quelque regard intrigué. Je lance un au revoir à mon père. Je ne savais pas que je ne le reverrais pas d’aussitôt.

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Cette fois je suis dans une ruelle pour rentrer chez moi , il fait encore jour. Je marche cette fois, je ne regarde que les chewing-gums qui cicatrisent dans le sol, ainsi j’écoute et je suis attentive au moindre son. Je distingue une dispute , mélangé au bruit des voitures ainsi que le chant des oiseaux. Pas grand chose à vrai dire. Je me concentre un peu plus sur la voix que j’entends, une langue étrangère. Je me concentre d’avantage sur cette langue , je l’examine et finis par en rire. C’est d’ailleurs ma propre langue , la femme qui parle est de même origine que moi . Et elle me fait bien rire. Elle est énervée pour quelque chose de bête, enfin je crois. Peut-être que c’est l’impression qu’elle donne, comme la rue. On n’en voit qu’une seule facette.

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