B comme Bus

Je viens de prendre le bus pour me rendre au collège qui est a coté de ma maison.

Le bus continue son trajet, il passe sous un pont, il y a en tout trois stations de bus entre chez moi et le collège qui longent la Seine.

Je suis descendu du bus et je commence à emprunter la côte qui est longue et rouge pour me rendre au  collège.

Après la côte, j’emprunte cette route et le collège se trouve sur ma gauche où se trouvent des arbres et au fond il y a le collège et la grille pour rentrer dans le collège.

A la sortie du  collège, je prends le chemin inverse de l’aller, donc j’emprunte la côte pour récupérer mon bus et par la même occasion rentrer chez moi qui se trouve en bas de la pente…

V comme gagner sa Vie, gâcher sa Vie

ceux qui se couchent tard le soir

ceux qui se lèvent tôt le matin

ceux qui déjeunent avant d’aller travailler

ceux qui travaillent pour gagner leur vie

ceux qui sont bloqués à cause des embouteillages

ceux qui font du bénévolat

ceux qui travaillent dans les mines et dans le noir

ceux qui sauvent des vies

ceux qui passent le bac en espérant le décrocher

ceux qui sont déprimés et qui essayent de trouver une source de motivation

ceux qui savent ce qui veulent faire de leur vie

ceux qui sont en vacances

ceux qui sont au collège et qui travaillent

ceux qui pleurent car un de leurs proches est décédé

ceux qui veulent aider leur prochain

ceux qui ont gaché leur vie et qui sont en prison

ceux qui ont réussi leur vie

ceux qui finissent leur journée

P comme Personne

La personne qui raconte sa belle journée.

La personne qui traverse lorsque le bonhomme est rouge.

La personne qui vend du pain chaud à toute heure.

La personne qui achète son journal.

La personne qui prend le train pour aller travailler.

La personne qui va à la piscine.

La personne qui revient de la piscine.

La personne qui s’énerve avec son frère.

La personne qui s’amuse avec son ami.

La personne qui a froid et qui s’abrite quand il pleut.

La personne qui attend le bus pendant des heures.

La personne qui entre enfin dans le bus.

La personne qui conduit le bus.

La personne qui fait du vélo.

La personne qui va a l’école.

La personne qui est en cours de français.

La personne qui écrit son texte.

 

L comme ma propre Langue

Une entreprise gigantesque qui domine par son pouvoir. Les immeubles différents par leurs architectures. Les routes pleines de déchets…Quelques voitures le long de l’autoroute qui est souvent blindée. Nous sommes un dimanche et il est temps de se reposer. Quelques nuages cachent le soleil. Va-t-il pleuvoir ?  Le barrage blanc qui sépare la rue de la piste cycliste.

[…]

Je suis encore à Ivry, sur le pont Nelson Mandela qui sépare ces deux villes différentes par leurs architectures et les habitants. Des passants toujours autant fascinés par la Seine. Des coureurs d’élite faisant leur footing du matin. Quelques panneaux publicitaires qui ne sont lus que quand il n’y a rien à faire. Quelques lampadaires qu’on aperçoit au loin. Les bâtiments rouges qui touchent les nuages.

[…]

Le vent souffle et laisse circuler le pollen partout. On éternue. Moi je me contente de m’arracher sans pouvoir décrocher mon regard des immeubles abandonnés par l’Etat, ils sont décorés de tags. Je cherche en vain à décoder leur message mais rien à faire, je ne comprends rien. Ce n’est sûrement pas que de l’art, il y a un message à faire  passer. Des prénoms ou bien un mot qui signifient sûrement beaucoup pour les auteurs, au point de les graver sur les murs. L’immeuble me paraît habité, malgré les fenêtres cassées. Comment je le sais ? Juste avant que je ne déménage, j’habitais dans un immeuble identique.

[…]

Je suis arrivée à  destination : un tabac. J’y entre en prenant soin de regarder les personnes. Et je croise le dos de mon père. Les gens ici paraissent désespérés. Mais ce tabac est chaleureux. Il est rempli de couleur et de gaité. Je remets la somme d’argent tout en discutant légèrement avec lui. Je regarde à nouveau autour de moi. Je croise quelque regard intrigué. Je lance un au revoir à mon père. Je ne savais pas que je ne le reverrais pas d’aussitôt.

[…]

Cette fois je suis dans une ruelle pour rentrer chez moi , il fait encore jour. Je marche cette fois, je ne regarde que les chewing-gums qui cicatrisent dans le sol, ainsi j’écoute et je suis attentive au moindre son. Je distingue une dispute , mélangé au bruit des voitures ainsi que le chant des oiseaux. Pas grand chose à vrai dire. Je me concentre un peu plus sur la voix que j’entends, une langue étrangère. Je me concentre d’avantage sur cette langue , je l’examine et finis par en rire. C’est d’ailleurs ma propre langue , la femme qui parle est de même origine que moi . Et elle me fait bien rire. Elle est énervée pour quelque chose de bête, enfin je crois. Peut-être que c’est l’impression qu’elle donne, comme la rue. On n’en voit qu’une seule facette.

R comme Rouillée

Elle est longue, pas très grande, elle me fait parfois penser à une cage, pourtant chaque jour elle m’ouvre au monde, elle est d’un vert foncé légèrement rouillé, mais les souvenirs la rajeunissent. Elle me voit grandir chaque jour, elle a perçu chacun de mes états d’âme, elle a rencontré tous mes amis, elle m’a vu partir, revenir. Elle m’observe encore aujourd’hui, elle est silencieuse et connaît beaucoup de monde. Souvent elle m’a vu tomber, à vélo, à pied, à roller, à en pleurer. Mais elle m’a vu me relever, vaincre. Les chaudes journées d’été elle me brûle parfois les mains, l’hiver elle me les gèle. Elle a son charme, cette grille en bas de chez moi.

M comme Morris

De sa haute taille, elle me dévisage. On peut voir le reflet de sa couleur dans mes yeux. Traversant toutes les saisons, elle reste immuable dans son manteau d’acier. Les affiches de cinéma et de théâtre habillent sa forme circulaire de nouvelles couleurs chaque mois. Au coin de la rue, à côté de l’école primaire, cernée de platanes,  la colonne Morris me donne envie de découvrir chaque semaine de nouveaux films.

C comme Celui du parc de Conflans

Posé au milieu du parc près de l’église et des aires des jeux. Entouré de buissons, de feuillage, d’arbres et d’herbe. Fait d’un bois vieilli dont l’écorce peinte commence à s’en aller. Relaxez-vous sur lui, il vous portera jusqu’à ce que la fatigue s’en aille. Debout au même endroit, il n’est toujours pas lassé de rendre service aux usagés de ce parc sans demander son reste. Sûrement là depuis une cinquantaine d’années, ce vieil homme ne voit pas le temps passer malgré l’usure et les générations qui changent. Toujours fidèle à sa place, sans bouger, il reste là c’est à se demander comment il fait. Il n’est peut être pas très confortable mais incroyablement pratique et même parfois indispensable. Toujours présent qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, il n’arrêtera jamais de rendre service aux plus fatigués ou aux plus rêveurx. Je pense que vous l’aurez sans doutes reconnu, c’est un banc mais pas n’importe quel banc, c’est celui du parc de Conflans.

A comme Abribus

Il nous permet de nous abriter,

en attendant le bus.

Les passagers se mettent en-dessous,

car la pluie et et le froid prennent le dessus.

Posé au milieu du trottoir,

il recueille les passagers prêts à monter dans le bus.

Il en existe plusieurs modèles,

mais sa fonction reste la même.

Il est parfois rempli,

et d’autrefois vide.

Il annonce parfois de bonnes nouvelles,

parfois de moins bonnes.

Mais il reste toujours aussi efficace,

contre les intempéries.

P comme Portail

En métal ou en bois ,

de la couleur que vous souhaitez,

qu’il soit grand ou petit,

il s’ouvre ou se referme à votre demande

presque aussi protecteur qu’un chien,

pendant longtemps

il vous protégera des mauvaises visites, jusqu’à son usure

comme des frères les deux portes du portail ne se quittent pas

Électrique, les voitures y passent toutes seules,

Manuel,  il faut l’ouvrir

Interdit de stationner devant

… sauf s’il vous appartient

Ou bien demander la permission

Et tout se passera bien .

 

 

 

 

P comme…

Il arrive qu’elle tombe par terre et se renverse quand il y a du vent. Le nom de ma rue y est inscrit. Elle est verte et noire et a aussi deux roues. Elle est presque aussi grande que moi. Elle est fabriquée en matière plastique. Un camion vient chaque soir la vider. Ces cousines sont dans toutes les maisons du monde. Elle est installée dans le coin de ma rue. Je lui donne parfois « à manger ». Elle est importante pour garder la ville propre et pour l’environnement.