D comme le Droit de vous Dire

Suis-je  votre fille bien aimée?

Suis-je aussi importante à vos yeux que ma soeur?

Êtes-vous fiers de moi?

Ai-je envie de prendre mon envol et de vous quitter ?

Ai-je le droit de tout vous dire, même mes secrets ?

Ai-je le droit de vous montrer mes émotions ?

Me souhaitez-vous tout le bonheur du monde?

Est-ce que je vous déçois parfois ?

Juste une dernière question

Ai-je le droit de vous dire que je vous aime?

V comme la Vie

Quand je ne serai plus de ce monde, me souviendrai-je de qui j’étais ? Irai-je quelque part, dans un autre monde ou un autre univers ? Deviendrai- je riche ? Aurai-je des amis ? Vous reverrai- je vous les morts vivants qui ne jurez que par vos smartphones, qui avez pollué la terre, détruit tout ce qui à l’origine n’était que pure beauté et nature  ? Reverrai-je mes parents, ceux qui m’ont tant chéris ? La mort ne serait-elle pas une sorte de nouvelle vie ? Ne serait-elle pas un mensonge soufflé aux oreilles de nos parents pour nous faire peur comme les histoires que l’on nous racontait le soir ? Au contraire la mort ne cacherait-elle pas une sorte de nouvelle vie ? La mort ne pourrait-elle être pas une forme de réincarnation ? Sommes-nous conscients que notre âme quitte notre corps pour aller je ne sais où ? Mais finalement sommes nous réellement vivants ?

avec Noor

C comme Choux de Bruxelles et Couscous

J’aime :  les Amandes, la Banane, le Couscous, la Dinde, l’Emmental, le Fromage, la Galette, la Harissa, l’Ile flottante, le Jambon, le Kaki, le Lait, les Marrons, les Noix, l’Orange, la Poudre de perlinpinpin, la Quenelle,  le Riz, le Salami et la Tomate.

Je n’aime pas : l’Ananas, le Babybel, les Choux de Bruxelles, la Danette,  l’Echalote, le  Fenouil, la Gênoise, le Hachis de porc, les Iris, le Jus de tomate, le Kiwi, les Légumes, la Mandarine, la Noisette, l’Olive, la Pastèque, le Quinoa, le Radis, du Salsifis et le Taboulé.

M comme Mamie

Ma grand mère, la plus reposante, celle quand tout va mal qui réussit à me faire oublier mes problèmes. Dès que j’ai un coup de mou, je sais directement où aller voir pour me faire réconforter. Ses plats sont toujours de milliers de saveurs, je suis toujours pressé d’y retourner pour y goûter. Elle a une force à me rendre heureux en un claquement de doigts, à me redonner la pêche pour aller de l’avant.

La Mère

J’avais tellement prié, tellement espéré que la guerre le garde pour elle.

Papa était le genre d’homme sûr de lui, chaque soir maman me racontait des choses merveilleuses sur lui, les larmes au yeux. J’ai fini par le détester (au lieu de l’admirer). Maman pleurait à cause de lui ! Elle ne voulait certainement pas que je déteste mon géniteur comme elle, elle le détestait. Car oui ! Elle le détestait et je l’ai su sans même qu’elle me le dise.
Il a avancé d’un pas vers moi avec ses bras grand ouverts pour m’accueillir. Je l’ai détaillé scrupuleusement. Il  ne me ressemblait pas, pas beaucoup du moins. Il a renoncé, rejetant ses bras le long de son corps et il est entré dans la maison :
– Que c’est bon de rentrer chez soi !
J’ai répondu du tac au tac :
– Ce n’est pas chez toi.
Il s’est retourné vers moi et s’est mis à ma hauteur :
– Ecoute, mon enfant, je sais , je n’ai pas été présent pendant longtemps mais maintenant je suis là ! C’est-ce qui compte, pas vrai?
Un silence s’est installé, je ne voulais pas de lui ! Je ne disais rien. Il a fini vite par le brise r:
-Et puis, regarde moi toutes ces étoiles et médailles rien que pour toi !
Alors c’était ça son objectif ? Il a voulu me racheter avec des objets métalliques ? Je n’ai peut être que dix ans mais je suis loin d’être naïf ou bête !
J’ai détourné le regard et je suis parti vers la cuisine. Il était temps de diner. Je me suis assis à ma place habituelle, près de maman, et j’ai commencé à manger sans attendre personne. L’homme est arrivé  et s’est installé en face de moi, en me fixant et en mangeant lentement.

Une fois le diner fini , je suis parti dans la chambre de maman et je me suis installé en l’attendant. mais cette attente a duré trop longtemps, j’ai décidé de me lever et d’aller voir ce qui se passait.
J’ai vu maman suffoquant, les larmes au yeux. Elle murmurait des choses incompréhensibles pour moi à l’homme dans ses bras. Papa l’a prise dans ses bras tentant de la réconforter mais  peine perdue, elle a crié un « je l’aime! » en le rejetant et le poussant par la même occasion le plus loin possible de son corps. Elle était désespérée et moi aussi par la même occasion.
Papa a remarqué  ma présence et il m’a fait signe de venir. J’ai exécuté l’ordre sans broncher. Il m’a pris dans ses  bras avec maman et il nous réconfortait du mieux qu’il pouvait de notre peine. La mienne de voir un homme surgi de nulle part et celle de maman sans aucun motif. Il m’aide et aide  maman à se sentir mieux. Après tout, je l’ai peut-être jugé un peu trop vite ?
Des semaines ont passé et je suis devenu très complice avec papa. On passait beaucoup de temps ensemble, on jouait comme une famille, on rigolait comme une famille. Quant à maman, un vrai désastre. Elle est devenue maigre, un teint blanc accompagné de yeux rouges. A chaque fois que je lui demandais ce qui n’allait pas, elle répondait : « J’ai mal ici mon ange » en me pointant le côté gauche de sa poitrine. Je faisais tout pour la réconforter avec papa mais ça ne marchait pas.
Un matin, j’attendais que maman vienne me voir dans mon lit comme à notre habitude mais elle n’est pas venue. Alors j’ai décidé d’aller la voir. Dans sa chambre, elle était allongée sur son lit. Je me suis approché d’elle doucement. Arrivé près de son lit, je l’ai secoué légèrement en l’appelant.
-Maman ? Maman ?
Elle ne répondait pas. Je l’ai secouée une deuxième fois mais j’ai eu le même résultat. Elle avait un teint horriblement blanc. Blanc comme la mort. J’ai pris sa main droite qui était glacée et l’ai relâchée instantanément pour aller chercher ma couette. Je l’ai déposé sur maman et j’ai pris ses deux mains. J’ai voulu prendre la main gauche mais j’ai trouvé  un papier. Je l’ai déplié et vu beaucoup de lettres. Mais, à cette époque-là, je ne savais pas lire. L’école n’était pas de partie avec la guerre. Alors j’ai déposé le papier sur le côté et repris ses deux mains dans les miennes, quelques larmes coulaient sur mes joues. Des larmes aussi silencieuses que le silence qui régnait dans la pièce. Un silence de mort… L’atmosphère était si légère qu’elle faisait peur. Je redoutais le pire. Mon amour n’est-il pas assez fort pour qu’elle se lève chaque jour en remerciant Dieu de ma présence? Les larmes au yeux, les prières dans ma bouche et mes mains dans les siennes, j’attendais que papa vienne m’expliquer mon malheur.
Il a fini par arriver quelques temps après, il est entré dans la chambre et il m’a vu, les larmes au yeux, avec maman dans les mains. Il a affiché une mine triste laissant couler un flot des larmes silencieuses sans aucun bruit :
-Pa..p-a el-elle a quoi ma-maman?
– Elle est partie rejoindre la paix.
– Mais ,m..m-ais  elle reviendra quand?
– Elle reviendra te chercher.
– Mais pourquoi?
– Parce que le temps change le monde mon fils.
Ce jour là je ne savais pas ce que disait papa ; aujourd’hui, j’ai l’age que mon père avait quand il est revenu et je comprends.Je suis grand et j’ai fini la guerre parce :
Après la guerre, il y a la paix.

 

 

M comme Maman

ma maman : celle qui est toujours là pour moi

ma maman :celle qui est toujours là pour me remonter le moral

ma maman : celle qui sait me donner le sourire

ma maman : celle qui sait me faire rire

ma maman : celle qui sait bien me crier dessus

ma maman : celle qui sait me diriger dans les bonnes directions

ma maman : celle qui sait me comprendre

ma maman : celle qui peut tous de même m’énerver

ma maman : celle qui veut toujours avoir raison mais qui ne l’a pas tout le temps

ma maman : ses conseils qui sont toujours pertinents

ma maman : celle que j’aime le plus au monde..

 

F comme Football

Le foot n’est pas une simple passion pour moi, c’est une évidence : cette activité est la seule qui sait capturer mes problèmes, mes soucis et me les envoyer loin derrière moi. Pendant un match, la rage, la haine sont là mais le plaisir est plus fort que tout. Le sentiment de la défaite est quelque chose d’horrible pour un joueur de foot : se dire qu’on n’a pas été à la hauteur des ambitions de l’entraîneur, ne  pas se sentir fier de soi, c’est quelque chose de dur à encaisser après une défaite.

M comme Monde imaginaire

Dans notre monde, il manque ce que nous aurons

Nous aurons l’eau pure qui s’écoule au paradis à cet instant

Nous aurons ce que chaque corps réclame, un lit douillet,

Nous aurons la divinité et la puissance qu’admire les Hommes,

Nous aurons tout l’or qui brille à cet instant au côté de la tombe de Mansa Mousa

Mais ce que nous avons le plus, c’est une imagination débordante !