J comme Jamais

Un soir d’hiver, je marchais vers la gare  avec ma sœur pour passer une dernière heure avec elle avant qu’elle prenne son train, je pouvais percevoir sa voix sans pour autant entendre ce qu’elle disait. Je sentais sa main froide à travers mes gants. J’étais angoissé, perdu, je ne savais pas comment lui avouer que j’allais quitter le pays. La veille, on m’avait annoncé que j’avais été muté au Japon  et ça me préoccupait.  Quelqu’un criait mais je n’écoutai pas , je crois que cette personne pleurait. Soudain, je  sentis un élan de froid traverser ma main et c’est seulement quand je fus bousculé que je me rendis compte que le train venait de passer et que m’a sœur s’en était allée, elle avait tenté de me prévenir, elle avait pleuré, crié , mais en vain  alors elle avait arraché mon gant et c’est seulement après que les porte du train se furent fermées et que les gens pressés m’eurent bousculé que je me rendis compte qu’elle était partie et qu’on ne se reverrait sûrement jamais .

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