B comme Bégayer

Elle quitta le bal vers quatre heures du matin avec son mari. Elle avait été  remarquée par plusieurs hommes haut placés. Elle partit en rêvant à tout ce qu’elle avait pu vivre durant ces dernières heures. Rentrée chez elle, elle se déshabilla et posa la parure à son chevet puis se coucha.

Le lendemain matin, son mari partit travailler au ministère et Mathilde alla chez son amie madame Forestier. En chemin, elle prit quelques fleurs pour son amie, c’était une façon de la remercier du prêt de la rivière de diamants. Elle arriva chez son amie et lui tendit la parure et les fleurs qu’elle avait prise.  » Merci beaucoup, ma chère, mais il ne fallait pas! dit madame Forestier.
– Ce ne sont que des fleurs. répliqua-t-elle.
– Tu pourras m’emprunter d’autres bijoux pour certaines occasions, affirma madame Forestier.
– D’accord, j’y penserai et encore merci ».

Un mois plus tard, Madame Loisel reçut une lettre d’invitation de monsieur et madame Georges Ramponneau à dîner à leur domicile. Son mari rentra quelques heures plus tard et elle l’informa de cette nouvelle.

Le lendemain, madame Loisel alla chez son amie et lui emprunta des bijoux.

Le soir de la fête, le ministre prit madame Loisel à part et lui dit les mots suivants : « Madame, je vous ai remarquée depuis longtemps. Je vous demande de rester à mes côtés et de quitter votre mari.  »

Choquée par cette annonce , elle bégaya, réfléchit  et répondit :          « Je voudrais vous accorder cette faveur, mais j’aime mon mari plus que tout ».

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