P comme Personne

La personne qui raconte sa belle journée.

La personne qui traverse lorsque le bonhomme est rouge.

La personne qui vend du pain chaud à toute heure.

La personne qui achète son journal.

La personne qui prend le train pour aller travailler.

La personne qui va à la piscine.

La personne qui revient de la piscine.

La personne qui s’énerve avec son frère.

La personne qui s’amuse avec son ami.

La personne qui a froid et qui s’abrite quand il pleut.

La personne qui attend le bus pendant des heures.

La personne qui entre enfin dans le bus.

La personne qui conduit le bus.

La personne qui fait du vélo.

La personne qui va a l’école.

La personne qui est en cours de français.

La personne qui écrit son texte.

 

R comme Rouillée

Elle est longue, pas très grande, elle me fait parfois penser à une cage, pourtant chaque jour elle m’ouvre au monde, elle est d’un vert foncé légèrement rouillé, mais les souvenirs la rajeunissent. Elle me voit grandir chaque jour, elle a perçu chacun de mes états d’âme, elle a rencontré tous mes amis, elle m’a vu partir, revenir. Elle m’observe encore aujourd’hui, elle est silencieuse et connaît beaucoup de monde. Souvent elle m’a vu tomber, à vélo, à pied, à roller, à en pleurer. Mais elle m’a vu me relever, vaincre. Les chaudes journées d’été elle me brûle parfois les mains, l’hiver elle me les gèle. Elle a son charme, cette grille en bas de chez moi.

L comme Lampadaire

C’est  un lampadaire tout à fait  banal.

Ce long cylindre vert  forestier dont le sommet est écrasé par une énorme tête.

Cet appareil d’éclairage qui permet aux passants  durant la nuit de pouvoir continuer à se promener sans trop dériver dans le noir absolu.

Sa présence sur tous les lieux  publics ainsi que sur nos routes et autoroutes nous rassure.

Rayure lumineuse contre un mur,  griffures de la lune ? Non, un lampadaire.

Aussi bien dans les rues, les parcs et les jardins, son éclairage nous offre une lueur qui se transforme en réconfort quand la nuit tombe pour ne pas nous laisser dans la pénombre.

B comme à l’air liBre

Avec sa forme rectangulaire et ses quatre pattes pour tenir debout. Multicolore ou jaune, orange, violet, blanc, beige, kaki, rose, rouge… mais en général il est de couleur marron. Il est fait généralement de pierre ou de bois.  C’est un long siège avec ou sans dossier ou sur lequel plusieurs personnes peuvent s’asseoir à la fois. C’est plutôt fait pour se reposer, souffler, ou se détendre selon ses envies. On peut y manger des MacDo, des kebabs, des tacos… ou même  des bonbons, des chocolats, bref un endroit à l’air libre.

 

S comme direction ateliers Pierre Soulages

RUE DE LA MAIRIE

Les oiseaux chantent à tue tête. Plusieurs voitures se suivent et un embouteillage se forme ; je vois alors qu’un camion-poubelle est devant et prend son temps.

Le bitume est rouge, je ne l’avais jamais remarqué. Un chat passe devant moi, je le reconnais : c’est celui de mes voisins. Une voiture se gare. Le vent se lève, les arbres bougent et les feuilles me tombent sur la tête. Un monsieur monte la pente en vélo, il a l’air épuisé. Dans le parc des enfants jouent au foot.

MIROIR D’EAU

Un peu de calme, c’est apaisant, il n’y a personne. De gros pots de fleurs entourent le miroir d’eau, je trouve que c’est laid. Je remarque qu’il n’y a pas d’eau car on est au printemps et il ne fait pas chaud. De petites lumières sont posées au fond du bassin. Un garçon passe avec sa trottinette dans le miroir et essaye de faire des figures. J’entends les balles de tennis résonner. Tout à coup les lumières s’allument, il commence à faire nuit.

MONOPRIX

Les gens entrent et sortent du magasin. Un monsieur à la rue demande de l’argent. La bonne odeur du pain chaud me donne faim. Un coureur passe. Le gardien du magasin a l’air énervé, il vient de fouiller une vieille dame qui vient de faire sonner l’alarme. Une bande d’ados de 17 ans collés à leurs téléphones s’échangent des messages. Une dame sort avec un chariot énorme. Des gens s’arrêtent un instant pour regarder dans la vitrine. Un monsieur passe devant moi, je remarque qu’il fume et je me bouche le nez. J’observe les lettres du «monoprix» est je m’ aperçois qu’elles sont plus orange que rouges.

ÉCOLE ARISTIDE BRIAND

La sonnerie de l’école vient de retentir et les élèves cherchent leurs parents. Il y a des enfants qui jouent au ballon devant l’école et d’autres qui prennent un goûter.

Je vois les surveillants qui disent au revoir aux élèves. Un chien aboie. Une voiture rouge se gare, la musique est à fond. Je me rends compte que l’horloge de l’école n’est pas à l’heure. Le kiosque est en train de fermer, le vendeur est fatigué.

THÉÂTRE DES 2 RIVES

Quand je passe devant ce lieu, c’est très calme. D’un coté, il y a le théâtre et, de l’autre, la rue avec toutes ses voitures, ses motos et ses camions. Des gens attendent leur bus impatients. Sur le trottoir des pigeons cherchent à manger. Je remarque que le théâtre est vide. Il y a toute sorte d’affiches pour les prochaines représentations. En continuant mon chemin je vois une mère qui essaie de consoler son enfant qui crie très fort, je pense que même de l’autre coté de la rue ils l’entendent.

C comme Cinéma

Je passe d’abord par le pont où l’on voit l’autoroute, les voitures qui passent, le peu d’espace qui reste entre les voitures tellement la voie est remplie.

Je continue sur le pont et il y a, à ma gauche, un grand hôtel nommé Mercure, où des gens logent pendant un certain temps. L’hôtel est  grand, il paraît, spacieux et agréable.

A la sortie du pont, je vois à ma droite la Seine dont le courant est visible et violent. Il y a aussi un grand immeuble qui a l’air lui aussi spacieux. Les vitres sont bleu turquoise et l’architecture est moderne.

Juste à côté, il y a un centre commercial grand et beau dont le parking  est juste au-dessous caché sous le grand bâtiment. Les magasins sont tous côte à côte et possèdent tous une devanture différente. C’est très accueillant.

Je suis arrivé au cinéma, il a l’air grand et chaleureux. Les affiches de films sont placardés à l’entrée. Et je suis prêt à en regarder un !

O comme Ombre

Ce matin, tout à coup, je m’aperçois d’un oubli de cahier. Je décide d’aller le chercher chez mon père.

Je sors de chez moi, la porte claque. Le soleil m’éblouit, je distingue l’ombre des arbres. J’entame mon chemin vers les boutiques. Ma marche est calme et je profite de ce moment de solitude.

Le bruit du métro, me rappelle qu’il faut que je me dépêche. J’arrive au bout de la rue, la lumière de la croix de la pharmacie clignote. Je tourne au coin de cette avenue rapidement.

Maintenant, je dois me diriger vers le tunnel. J’y croise des enfants jouant au football bien que ce soit interdit. Un ballon roule à côté de moi et finit sa course sous une voiture. Je souris.

Je sors du tunnel, dans cette rue l’ambiance est calme. Seule une voiture vient en troubler la quiétude. Je presse le pas, j’aperçois le temple au bout de la rue : je suis presque arrivé.

Je dépasse le temple, d’où sortent des chants. Au loin, la verdure du bois accroche mon regard. Je suis arrivé.

S comme fleur de Sakura

Je rentre du sport, j’ai de la chance il ne fait pas encore nuit, je peux admirer le coucher de soleil.  Loin derrière, les usines ne forment plus qu’un ensemble d’ombres, les voitures ont l’air de jouet de là où je les aperçois, comme si tout était inoffensif à cette heure là. Le bruit des moteurs est roi.

Je descends le long de la piste cyclable, la réalité me rattrape quand un vélo passe à coté de moi. Le temps d’un instant, j’entends une sonnette tinter. J’arrive devant la route, j’attends que le temps passe et les voitures avec, pour enfin pouvoir traverser sereine, mais le danger n’est pas écarté tant que je ne suis pas passée de l’autre coté .

J’arrive face à une clôture de magasin, j’observe attentivement les tags qui ne me disent rien, excepté celui en haut qui ressemble à une fleur sûrement faite au pochoir vu la précision du dessin. Je vois au loin : il y a un petit raccourci de pierre qui me sert uniquement quand je suis en retard, car les odeurs qui l’entourent ne sont pas agréables du tout .

Je continue ma marche et j’arrive à un rond-point, il n’y a personne, à croire que cette ville est dénuée de tout habitant. Je remarque que les poteaux sont légèrement penchés comme si c’était des dominos qui allaient s’effondrer un par un au ralenti.

Je tourne ensuite, je suis presque arrivée à destination, mais je m’arrête pour regarder l’arbre aux fleurs de sakura, bien qu’il soit caché par un grand arbre aux feuilles vertes foncées, la lumière contraste avec les couleurs rose de l’arbre, ce qui le rend plus visible. Après m’être attardée, je rentre enfin chez moi .

C comme Courses

(…)

Je marche dans l’allée, passant devant les fenêtres voisines au rez de chaussée. Les voisins sont fascinants à faire diverses corvées et occupations de la vie de tout les jours, ou le cabinet d’orthophonie du bâtiment A avec en face le bâtiment C. Dans la cour de chez moi, il y a un grand arbre que j’apprécie car, avec le temps, en cette période, on peut voir les fleurs de cerisier pousser.

(…)

Je m’apprête à traverser mais je m’arrête pour observer la rue avec les passants. Il y a pleins de collégiens et de lycéens qui rentrent chez eux ou bien s’arrêtent à un super marché ou bien s’achètent un goûter à la boulangerie d’à coté. Ce qui est très intéressant c’est de voir plusieurs types de passants, comme un grand monsieur avec son chien ou bien les coureurs seuls ou accompagnés et il y a moi une jeune fille observant la rue avec ses écouteurs.

(…)

Je suis sur un pont, il vibresous l’effet du train qui vient de passer. Là vous pouvez voir les rails et aucun train en vue. Mais ce qui est beau, c’est de voir à quel point l’horizon n’a pas de limite. Cet endroit me rappelle pleins de choses car je peux apercevoir mon ancien immeuble, entre autres, mon premier toit. Je me souviens du son du va et viens des trains ou bien des lumières des voitures qui passent à des heures différentes mais toujours avec le même son.

(…)

Une rue avec peu de choses dedans mais plein de choses à raconter :  le garage du super marché avec des camions qui transportent de la marchandise ; un opticien car pour je ne sais qu’elle raison il y a pleins d’opticiens dans Charenton ; un petit restaurant tenu par la mère de l’amie de ma soeur qui est toujours très sympathique avec moi quand je viens m’acheter mon déjeuner ici.

(…)

Je suis arrivée à ma destination : des bancs, l’église et le manège de mon enfance qui n’a absolument pas bougé depuis que je suis une petite fille. Petite je me souviens, j’étais toujours très capricieuse et boudeuse avec ma mère car je réclamais toujours un tour de manège quand on passait devant, ce qui embêtait beaucoup ma mère. Ma destination n’est pas très palpitante car je suis juste venue pour faire les courses mais cela m’a fait beaucoup de bien car j’ai pu me remémorer pleins de souvenirs et observer. Je pense que à l’avenir je vais observer d.avantage car cela m’a fait beaucoup de bien…

Vol plané

Ce matin, M. Bellahcene était venu skier avec mon groupe, nous avions pris du retard sur le groupe en haut de la piste à cause de nos « gamineries ». Il fallait donc les rattraper en descendant tout shuss. A la  moitié de la piste j’avais repéré un petit hors piste avec un tremplin, je l’avais déjà fait de nombreuses fois mais jamais avec autant de vitesse, je n’y avais malheureusement pas pensé… J’ai pris le hors piste, le tremplin et je me suis envolé si haut… Je suis monté jusqu’à au moins deux voire trois mètres selon M. Bellahcene ! Malheureusement j’ai loupé ma réception et la vidéo de la gopro a loupé aussi le moment important.

S comme Slime et Six

J’aime : les souris, le mot six, mon téléphone,  dessiner pendant les cours, ma maman quand elle ne me crie pas dessus, dormir dans mon lit, les endroits propres, l’odeur de l’herbe et du vernis, le barbecue, les pâtes au ketchup (avec de la viande bien sûr).

Je n’aime pas : les cours d’histoire, quand mes cahiers se déchirent, quand mes écouteurs  s’emmêlent, qu’on me crie dessus, le nombre 13, les haricots blancs de la cantine, que la 4G soit lente alors que nous sommes seulement au début de mois,  la substance du slime et des pâtes.

V comme Vue sur Paris au delà de ma fenêtre

Le haut de la tour Eiffel

Le bruits des moteurs de voitures

La foire du trône et ses musiques

La Seine et ses bateaux

Le pont avec les passants

Le parc pour les chiens

Les arbres et ses feuilles

La grand’ roue des champ Élysées

La route en goudron

Les voitures

Les oiseaux dans les aires de jeux

Les nuages dans le ciel coloré

Le coucher de soleil au nord de la ville

Le claquement des volets

La lune qui apparaît au coucher de soleil

Les façades des immeubles

Le Sacré Cœur

Le bout du collège

Le parking et ses voitures

Les chats errants qui se baladent

T comme Tour Eiffel

Constituée de dentelle

La pointe vers le ciel

Qui veille sur les passants qui passaient

Tu es le phare des Français

Tout le monde nous envie

Les Japonais, les Anglais

La tête dans les nuages, tu es belle comme une image

Ton monument de fer, à nul autre pareil

Les générations, avec reconnaissance

Uniront ton grand nom à celui de la France

Car ce nom a mérité son immortalité

Tu passes tes journées à regarder la vie

Sur les toits gris, du vieux Paris

 

 

 

 

 

 

 

V comme Vie

Ceux qui attendent dans le ventre de leur mère

Ceux qui naissent au milieu de la ville

Dans une ambulance qui sauve des vies

Ceux qui voient le jour

Ceux qui conduisent des véhicules

Ceux qui jouent au football

Ceux qui discutent dans les restaurants

Ceux qui tombent amoureux

Ceux qui déménagent dans une nouvelle maison

Ceux qui travaillent toute la journée

Ceux qui dorment dans la rue

Ceux qui se réveillent dans les hôtels

Ceux qui mangent des croissants

Ceux qui pique-niquent quand il fait beau

Ceux qui chantent devant tout le monde

Ceux qui vieillissent en se promenant dans les parcs

 

O comme Odeur du pain

Je vais vous parler d’un trajet.

Un trajet que je prends chaque matin.

Je passe d’abord devant Natixis, et sa masse d’hommes en costume, cigarette à la bouche. Puis il y a le collège Notre-Dame et son flot d’élèves retardataires. Juste à côté, la boulangerie, dont l’odeur de pain me ravit chaque matin. S’en suit le parc de l’Archevêché, où le calme règne de manière inhabituelle sans le brouhaha des enfants. Dernière étape, la crèche dont on entend les pleurs des enfants quittant leur parent.

Et c’est là que mon chemin s’arrête : au collège la cerisaie.

Vous l’aurez compris, ce chemin est celui de mon collège, celui du bâtiment où je suis forcé à travailler du matin au soir, pour devoir encore emprunter un chemin de plus, celui des études.

 

L comme Lampadaire

La nuit, lors de mes insomnies, je regarde par la fenêtre et le vois.

Il est là, depuis que je suis tout petit.

Il est là, nuit et jour, à tout venant,

mais il ne s’exprime que la nuit.

Car, quand la nuit envahit la ville,

il est là et il fait disparaître l’obscurité de sa lumière jaunie par le temps.

Dans la pénombre, il nous protège de l’obscurité.

c’est un lampadaire.

B comme Bus

Je viens de prendre le bus pour me rendre au collège qui est a coté de ma maison.

Le bus continue son trajet, il passe sous un pont, il y a en tout trois stations de bus entre chez moi et le collège qui longent la Seine.

Je suis descendu du bus et je commence à emprunter la côte qui est longue et rouge pour me rendre au  collège.

Après la côte, j’emprunte cette route et le collège se trouve sur ma gauche où se trouvent des arbres et au fond il y a le collège et la grille pour rentrer dans le collège.

A la sortie du  collège, je prends le chemin inverse de l’aller, donc j’emprunte la côte pour récupérer mon bus et par la même occasion rentrer chez moi qui se trouve en bas de la pente…

V comme gagner sa Vie, gâcher sa Vie

ceux qui se couchent tard le soir

ceux qui se lèvent tôt le matin

ceux qui déjeunent avant d’aller travailler

ceux qui travaillent pour gagner leur vie

ceux qui sont bloqués à cause des embouteillages

ceux qui font du bénévolat

ceux qui travaillent dans les mines et dans le noir

ceux qui sauvent des vies

ceux qui passent le bac en espérant le décrocher

ceux qui sont déprimés et qui essayent de trouver une source de motivation

ceux qui savent ce qui veulent faire de leur vie

ceux qui sont en vacances

ceux qui sont au collège et qui travaillent

ceux qui pleurent car un de leurs proches est décédé

ceux qui veulent aider leur prochain

ceux qui ont gaché leur vie et qui sont en prison

ceux qui ont réussi leur vie

ceux qui finissent leur journée

L comme ma propre Langue

Une entreprise gigantesque qui domine par son pouvoir. Les immeubles différents par leurs architectures. Les routes pleines de déchets…Quelques voitures le long de l’autoroute qui est souvent blindée. Nous sommes un dimanche et il est temps de se reposer. Quelques nuages cachent le soleil. Va-t-il pleuvoir ?  Le barrage blanc qui sépare la rue de la piste cycliste.

[…]

Je suis encore à Ivry, sur le pont Nelson Mandela qui sépare ces deux villes différentes par leurs architectures et les habitants. Des passants toujours autant fascinés par la Seine. Des coureurs d’élite faisant leur footing du matin. Quelques panneaux publicitaires qui ne sont lus que quand il n’y a rien à faire. Quelques lampadaires qu’on aperçoit au loin. Les bâtiments rouges qui touchent les nuages.

[…]

Le vent souffle et laisse circuler le pollen partout. On éternue. Moi je me contente de m’arracher sans pouvoir décrocher mon regard des immeubles abandonnés par l’Etat, ils sont décorés de tags. Je cherche en vain à décoder leur message mais rien à faire, je ne comprends rien. Ce n’est sûrement pas que de l’art, il y a un message à faire  passer. Des prénoms ou bien un mot qui signifient sûrement beaucoup pour les auteurs, au point de les graver sur les murs. L’immeuble me paraît habité, malgré les fenêtres cassées. Comment je le sais ? Juste avant que je ne déménage, j’habitais dans un immeuble identique.

[…]

Je suis arrivée à  destination : un tabac. J’y entre en prenant soin de regarder les personnes. Et je croise le dos de mon père. Les gens ici paraissent désespérés. Mais ce tabac est chaleureux. Il est rempli de couleur et de gaité. Je remets la somme d’argent tout en discutant légèrement avec lui. Je regarde à nouveau autour de moi. Je croise quelque regard intrigué. Je lance un au revoir à mon père. Je ne savais pas que je ne le reverrais pas d’aussitôt.

[…]

Cette fois je suis dans une ruelle pour rentrer chez moi , il fait encore jour. Je marche cette fois, je ne regarde que les chewing-gums qui cicatrisent dans le sol, ainsi j’écoute et je suis attentive au moindre son. Je distingue une dispute , mélangé au bruit des voitures ainsi que le chant des oiseaux. Pas grand chose à vrai dire. Je me concentre un peu plus sur la voix que j’entends, une langue étrangère. Je me concentre d’avantage sur cette langue , je l’examine et finis par en rire. C’est d’ailleurs ma propre langue , la femme qui parle est de même origine que moi . Et elle me fait bien rire. Elle est énervée pour quelque chose de bête, enfin je crois. Peut-être que c’est l’impression qu’elle donne, comme la rue. On n’en voit qu’une seule facette.