Un médecin sadique

Quand j’avais 6 ans, je fus victime d’une agression. Mes parents, qui m’avaient promis d’aller dans un parc d’attraction ce jour là, m’emmenèrent en vérité chez le médecin afin de me faire vacciner. Moi, qui ai la phobie des aiguilles, j ai vécu le pire moment de toute ma vie. Voici comment les choses se passèrent : arrivés dans le cabinet médical de Monsieur Michèle,  ce dernier dit à mes parents :  » Sortez s’il vous plait, j’ai besoin d’être seul avec votre fille, afin de lui faire son vaccin, une intervention que j’adore faire !  » J’étais déjà pas très rassurée de me faire vacciner, alors le fait de me retrouver seule avec un homme qui adorait piquer ses patients me rassurait encore moins. Mes parents sortirent aussitôt, sans discuter ni comprendre le pourquoi du comment. J’étais alors seule avec monsieur Michèle. Soudain il sortit une aiguille qui faisait au minimum trente centimètre et qui était remplie de sang. Il dit, avec un  » sourire en coin  » :  » Ne t’inquiète pas ma petite, ce n’est rien qu’une toute petite piqure, tu auras peut-être un peu mal, mais rien d’excessif.  » Il déposa le bout de l’aiguille sur mon bras et l’enfonça si profondément qu’elle transperça mon membre. Je criai de toutes mes forces, mais personne ne m’entendit. Lui, rigolait de plaisir. Je ne savais pas pourquoi ni comment ce médecin adorait, selon moi, les enfants qui souffraient. De mon point de vue, il était plutôt sadique.

Ce souvenir me traumatise encore. Je me souviens parfaitement de cette expérience. De mes sentiments et douleurs terribles que je ressens encore par moment. Mais le pire pour moi, dans tout cela, c’est le mensonge de mes parents. Je pense que j’aurais eu moins mal si l’on m’avait dit la vérité, ce qui n’était pas le cas.

 Vous avez vous aussi déjà vécu une situation d’injustice, racontez. Vous construirez votre texte en deux temps à la façon de Leiris ou de Rousseau : un premier paragraphe au passé narrant l’événement, un second au présent pour montrer la conclusion que vous en tirez aujourd’hui. 520-30 lignes)